SIERRA LEONE : QUOI VOIR DANS CE PAYS D’AFRIQUE DE L’OUEST?

by Pauline
Plage de Bureh, Sierra Leone

Malgré sa superficie relativement petite comparée à d’autres pays d’Afrique, la Sierra Leone regorge d’endroits exceptionnels à découvrir dont tu n’as sans doute jamais entendu parler.

Les réserves protégées de Sierra Leone

L’île protégée de Tiwai

Tiwai (« grosse » en langue mende) est une île intérieure au milieu de la rivière Moa dans le sud-est du pays.

C’est sans doute l’un des sites les plus connus de Sierra Leone lorsque l’on commence à s’intéresser à ce pays. L’île est un sanctuaire protégé depuis 1987. Sa taille de 12 km², en fait l’une des îles intérieures les plus grandes du pays.

Île de Tiwai, Sierra Leone
Sur la rivière Moa avec l'île de Tiwai en face de nous, Sierra Leone

Dans ce sanctuaire protégé, tu peux observer :⁠

  • 11 espèces de primates (l’une des plus fortes densités de primates au monde)⁠
  • Plus de 135 espèces d’oiseaux⁠
  • Plus de 500 espèces de plantes
Île de Tiwai, Sierra Leone
L'un des chemins à pied sur l'île de Tiwai
Guêpier de Perse, île de Tiwai, Sierra Leone
Guêpier de Perse

C’est aussi la maison de l’hippopotame pygmée, un hippo nain anti-social et du coup très difficile à observer. Il faut être patiente et chanceuse m’ont dit les locaux. J’ai bien compris que j’avais la guigne. En même temps, il n’en resterait plus qu’environ 3000 à l’état sauvage.

 

Plusieurs possibilités de visites s’offrent à toi : en bateau autour de l’île et les nombreux autres îlots, et/ou à pied sur l’île. En bateau, tu as le choix entre la visite du versant sud de la rivière ou le versant nord, ou les deux!

  • Freetown→Bo ( 40 000 Le)
  • Bo →Potoru (20 000 Le)

Si tu ne souhaites visiter que Tiwai, tu peux t’arrêter à Bo et demander ensuite un moto taxi jusqu’à Potoru, l’un des villages situés sur les berges de la rivière. Le village possède un hébergement, mais tu peux aussi dormir sur l’île qui possède un campement avec tentes fournies. Les prix varient du simple à plus du double si tu souhaites dormir dans le sanctuaire (se renseigner sur place car les tarifs peuvent évoluer d’une année sur l’autre). De mémoire, il fallait compter 200 000 Le par nuit.

 
 
  • Freetown→Bo (40 000 Le
  • Bo→Kenema (30 000 Le≅)

L’autre accès concerne les voyageurs qui souhaitent également visiter la forêt de Gola.

Il te faut obligatoirement payer ton trek à l’office du parc qui possède ses quartiers à Kenema, une ville au sud-est du pays. Une fois ton trek réglé au programme de conservation, monte dans un des 4×4 direction Kambama. La route pour y aller n’est pas goudronnée donc ce type de véhicule reste incontournable. Le paysage est magnifique entre deux ornières tape-cul !

Une fois sur les berges de Tiwai, tu as la possibilité de dormir dans le village de Kambama où un campement est disponible pour les visiteurs avec fourniture de tente, couverture et repas si besoin (60 000 Le la nuit). Depuis ce village, les visites en bateau ou à pied de l’île sont également possibles. Sur l’île, la nuit est à 200 000 Le.

Tu as également la possibilité de dormir sur l’île mais il te faut contacter le sanctuaire de Tiwai directement. Car Gola et Tiwai ne sont pas gérés par le même programme de conservation.

La forêt tropicale de Gola

Située dans l’est du pays à la frontière avec le Liberia, la forêt tropicale de Gola est le diamant vert de la Sierra Leone. Elle s’étend sur 71 000 hectares et se scinde en trois parties : nord, ouest et est.

 

Plusieurs sites sont renommés suivant ce que l’on souhaite observer. Le site de Lalehun dans le nord est réputé pour l’observation des picathartes, tandis que la partie est reste la plus reculée donc la plus peuplée en animaux. La partie ouest est également intéressante et facilement accessible si l’on arrive de Tiwai en randonnée.

Forêt tropicale de Gola, Sierra Leone
Vers Sileti, Forêt tropicale de Gola

Cercopithèques Diane, Mones de Campbell, Colobes verts, pangolins, hippopotames pygmées, des centaines d’espèces d’oiseaux, la forêt recense quantités d’animaux et de plantes qui en font un lieu exceptionnel.

La traversée de Gola ouest s’effectue en deux jours de marche depuis Tiwai. Il existe deux chemins, soit à travers la jungle soit via un sentier qui passe par les villages limitrophes.

Le sentier forestier n’était pas très bien entretenu lors de mon passage donc j’ai eu la possibilité d’en voir une bonne partie avant de devoir rattraper l’autre sentier.

Car le chemin était couvert par la végétation et nous n’arrivions plus à avancer.

Forêt tropicale de Gola
La végétation devient de plus en plus dense au fur et à mesure que nous avançons, forêt tropicale de Gola.

Les branches bruissent au dessus de nos têtes, nous donnant le signal que des singes ne sont pas loin. Nous apercevons, hauts perchés, un groupe sautant de branches en branches.

Des Cercocèbes fuligineux, murmure Sakpa en anglais. C’est la première fois que j’entends le nom de cette espèce et ce ne sera pas la dernière découverte de ce trek. Ces singes vont tellement vite qu’il est difficile de les immortaliser.

Cercopithèque Diane, forêt tropicale de Gola
Cercopithèque Diane, forêt tropicale de Gola

Mais quelques heures plus tard, je réussis à photographier une autre espèce. Un Cercopithèque Diane, intrigué par notre présence dans cette jungle épaisse, s’arrête sur une branche pour nous observer.

Je vais peut-être te perdre avec tous ces noms mais le monde des primates semble tellement méconnu. J’ai envie d’en parler tellement il y a de choses à savoir, de sous-espèces, parfois des singes se ressemblent comme deux gouttes d’eau mais n’appartiennent pas à la même espèce…

C’est un monde parallèle !

D’ailleurs en faisant des recherches, je découvre que le Cercopithèque Diane est l’une des espèces les plus emblématiques de cette forêt et plus généralement d’Afrique de l’Ouest.

 
Préservation des lieux

La forêt tropicale de Gola est un parc national depuis 2011 pour la protéger de la chasse et des compagnies minières d’or et de diamants qui convoitent la zone.⁠

Des dizaines de communautés vivent autour de la forêt. Tout comme à Tiwai, le projet de conservation intègre les villageois dans la préservation des lieux pour combattre les méfaits de la chasse de brousse ne faisant pas la distinction entre les espèces en danger et celles qui ne le sont pas. Un pourcentage du prix de mon trek revient aux communautés (18 dollars sur 200 dollars au total).⁠

Malheureusement, la chasse continue d’impacter le nombre des espèces recensées. Des caméras d’observation des animaux sont disséminées dans la forêt et capturent parfois des images de chasseurs. Malgré tout, les efforts payent car un nombre croissant d’étrangers aussi bien des scientifiques que des touristes vient visiter la forêt.⁠

Aujourd’hui, seul 5 % de forêt recouvre la surface de Sierra Leone.

Notre trek s’arrête à Sileti où le centre possède des chambres pour les visiteurs.

La combinaison Tiwai+Gola m’est revenue à un peu plus de 250 dollars pour 4 jours.

Parc national de Outamba Kilimi

Si tu souhaites admirer certains des Big 5 en Sierra Leone, c’est dans ce parc qu’il faut se rendre.

Situé à la frontière guinéenne au nord, le parc est composé de deux parties, Kilimi et Outamba la partie la plus fréquentée et aussi la plus accessible. Tu peux y admirer des éléphants, différentes espèces de singes, des hippopotames, des léopards (rares), des buffalos, des crocodiles, des Céphalophes de Jentink et des hippopotames pygmées, même si ces derniers sont comme à Tiwai très difficiles à observer.

La meilleure saison pour y aller reste la saison sèche de novembre à avril sans oublier que les derniers mois sont chauds.

Le principal problème rencontré est l’accès difficile du parc.

Depuis Freetown, il y a 300 km à parcourir pour environ 6 heures de route car il n’y a pas d’accès direct. Le mieux est de s’arrêter pour une nuit à Makeni, et ensuite prendre la route vers Kamakwie et les derniers kilomètres en moto taxi jusqu’à Outamba.

Il est aussi préférable de prévenir de ton arrivée car il n’y a pas de centre d’accueil. Une fois dans le parc, il existe un campement avec des huttes à disposition et aux dernières nouvelles l’électricité n’était pas installée. Pour se laver, il y a des douches avec bassine ou sinon la rivière mais pas d’eau potable donc pense à emmener de l’eau !

Problème du braconnage

Le braconnage reste très courant en Sierra Leone et également au sein du parc national. La législation sur la conservation et la protection des espèces existe mais reste très peu dissuasive. Par exemple, l’amende encourue après avoir tué un éléphant est de 80 Le soit 0,01 dollars.

Les plus belles plages d’Afrique de l’Ouest ?

Je ne sais si cela s’apparente à du chauvinisme mais les Sierra Leonais aiment souvent dire qu’ils ont la plus belle côte d’Afrique de l’ouest sinon du monde ! Ce qui est certain, c’est que les plages sierra-léonaises n’ont rien à envier aux côtes paradisiaques les plus en vogue du moment.

Péninsule de Freetown

La capitale est située au nord de la péninsule appelée « péninsule de l’ouest ». Toute la côte de cette péninsule d’Aberdeen située au nord, à Bureh au sud, est parsemée de plages plus ou moins réputées. A Freetown même, j’allais souvent juste derrière le Silver Star, l’un des bars de plage de la côte où l’on avait pris nos quartiers avec quelques copains rencontrés en voyage.

Front de mer à Freetown
La plage derrière le Silver Star, Freetown, Sierra Leone

Un peu plus bas toujours dans la capitale, tu peux aussi aller à Lumley. En revanche, la pollution sur les plages de la capitale est assez flagrante surtout en fin de journée où elles deviennent un lieu de rendez-vous prisé en fin de journée.

L’eau se vend dans de petits sachets en plastique qui, bien qu’ils permettent un accès facile à une eau potable, sont un immense fléau pour l’environnement. Ces sachets sont absolument partout. Pense à emmener une gourde filtrante pour éviter d’avoir à consommer le moins possible ces sachets d’eau.

En dehors de Freetown, il existe plusieurs belles plages et il sera difficile de te décider en demandant conseil sur place. Chacun y va de son spot préféré. Il y a par exemple Lakka un peu plus au sud lorsqu’on sort de Freetown, puis numéro 2, la plage de sable blanc par excellence. Cette dernière peut parfois être bruyante car elle est très fréquentée. Il paraît qu’elle aurait servi à un spot publicitaire de la marque de barre chocolatée coco Bounty il y a des années…

Son entrée est payante pour permettre son entretien mais tu peux demander à passer sans payer si tu souhaites te rendre sur Tokeh. C’est le chemin le plus rapide pour atteindre ce dernier spot. Sinon, il faut reprendre la route qui effectue un long lacet dans la forêt et qui rallonge énormément.

Plage de Tokeh, Sierra Leone
Plage de Tokeh
Plage de Tokeh, Sierra Leone
Plage de Tokeh

Pour atteindre Tokeh, il faut donc passer par Numéro 2. Une fois sur la plage, dirige-toi sur la gauche et prends un bateau taxi (2000 à 5000 Le la traversée). La plage se trouve un peu plus loin devant toi. Plusieurs bungalows sont installés à quelques pas de l’océan et sont loués 600 000 Le la nuit (60 dollars). Il existe également de véritables maisons construites à même la plage avec piscine, une aberration aussi bien écologique qu’inutile étant donné la présence de l’océan à quelques mètres des terrasses. Le peu de scrupules de certains promoteurs immobiliers s’affiche ici comme ailleurs sans complexe. La plage, longue étendue de sable blanc, est magnifique.

Pour ma propre expérience, je choisis de m’éloigner le plus possible du tumulte de Freetown donc je continue ma route après Tokeh pour atteindre Bureh, la plage quasiment la plus au sud de la péninsule.

L’endroit résolument à l’écart, l’ambiance rasta…Un professeur de yoga dispense des cours sur le sable.

Les bungalows sont à 300 000 Le la nuitée avec vue sur l’océan. Le paradis.

Plage de Bureh, Sierra Leone
Plage de Bureh, Sierra Leone

Nombreuses îles

Il y a énormément d’îles le long de la côte sierra-leonaise : Tasso, Bunce, Sherbro, Macauley, Plantain, York, Turtles, Banana…

  • Banana Island

La première est la plus abordable question tarifs et accessible via le bateau que tu prends à la pointe de la péninsule à Kent. Le tarif est de 120 000 Le (12 dollars). Si tu souhaites directement t’y rendre depuis Freetown, c’est possible depuis Aberdeen mais il faut compter 700 dollars le trajet !

L’île est en réalité constituée de trois îles. Entre Ricketts et « Mes-Meheux » à la pointe, se situe l’un des meilleurs spots de snorkeling du pays. Les guides locaux combinent aussi souvent la sortie avec la pêche de quelques poissons qui finiront sur le barbecue. Tu peux aussi visiter l’intérieur de l’île.

  • Turtle islands

L’autre spot célèbre de Sierra Leone s’appelle Turtles Islands. C’est l’endroit parfait pour ne rien faire à part se baigner dans une eau limpide et chaude et faire du snorkeling en espérant voir quelques tortues et dauphins.

L’endroit consiste en 8 îles : Mut, Nyangei, Kambia, Yele, Foto, Sei, Bakie et Hoong. La dernière serait uniquement accessible aux hommes initiés selon la coutume de l’ethnie Sherbro. Tu peux également accompagner les pêcheurs locaux, manger des fruits fraîchement cueillis, arpenter l’intérieur de certaines îles.

L’accessibilité des îles n’est pas non plus un point fort et en même temps c’est ce qui fait leur charme ! Car elles sont situées dans le sud du pays à la pointe de la grosse île de Sherbro. Le trajet par voie terrestre jusqu’à Bonthe est très peu emprunté ou alors il te faut beaucoup de temps ! Le trajet le plus facile reste donc par bateau.

Des bateaux partent de Freetown pour 850 dollars les 3 heures de trajet en speedboat. Tu peux aussi t’y rendre en partance de Banana islands. Des tours de 3 jours sont organisés pour 850 dollars par bateau pouvant transporter jusqu’à 4 passagers soit 212 dollars par personne tout inclus (transport, tentes, nourriture). Attention aux prix que j’annonce, ils peuvent varier.

Le nord-est montagneux

Kabala « la fraîche »

Kabala est réputée pour avoir un climat plus tempéré que le reste du pays. Les températures sont souvent plus fraîches la nuit et le matin pour l’expérience que j’en ai eu au mois de février.

C’est super agréable.

La ville est entourée de montagnes appelées « Wara Wara ». Les alentours sont clairsemés de sommets aux formes toutes plus intéressantes les unes que les autres. Ce qui fait de la localité, un terrain de jeu pour les randonneurs.

Kabala Hill View, Sierra Leone
Vue de Kabala depuis la guesthouse, Sierra Leone

Le centre de Kabala était jadis réputé pour sa fabrication de tissus traditionnels mais en ayant parcouru le centre de long en large, je n’ai pas réussi à retrouver les adresses jadis réputées.

En revanche, faire un tour dans le petit marché du centre sombre et tortueux est un must. Tu y trouveras tout ce qu’il te faut pour le dîner du soir et quantités de fruits : caramboles, oranges, citrons, ananas, mangues quand c’est la saison, etc.

Les randonnées alentours

La randonnée la plus facile d’accès se situe devant tes yeux une fois sur place. Ce sont les pics des Wara Wara surplombant Kabala. J’ai grimpé le sommet le plus à droite (sur la photo) avec Thamou, le gérant de ma guesthouse et également guide si besoin.

Kabala Hill Views, Sierra Leone
Kabala Hill Views, Sierra Leone
Montagne Wara Wara, Sierra Leone
Montagne Wara Wara au sommet, Sierra Leone

Il connaît beaucoup des chemins de randonnées alentours dont certains ne sont mentionnés sur aucun guide.

C’est aussi la guesthouse la plus chouette de la ville, située un peu à l‘écart du centre assez bruyant en raison du trafic. La vue depuis la terrasse est superbe.

Montagne Nkomfa, Sierra Leone
Montagne Nkomfa, Sierra Leone

En dehors de Kabala, il existe plusieurs autres sommets dont Nkomfa (ci-dessus). Aucune information ne circule sur ce sommet seulement connu localement. L’ascension est un peu plus longue que le sommet précédent mais reste relativement facile. En 3/4h de marche, le tour est joué.

En revanche, il est préférable de partir tôt le matin pour ne pas trop souffrir de la chaleur qui tape un peu le crâne à partir de midi.

  • Tarifs Wara Wara (toujours sous réserve): 5 dollars pour Thamou
  • Tarifs Nkomfa : environ 20 dollars (frais guide +entrée payée au chef du village en contrebas du sommet+trajet en moto-taxi)

Bintumani

La Sierra Leone possède sur son territoire le plus haut sommet d’Afrique de l’Ouest : Loma Mansa, surnommé aussi Bintumani. Cette montagne culmine à 1948 m d’altitude et se situe dans le nord du pays.

Il existe trois possibilités d’ascension. Je vais t’en parler que brièvement car je n’ai pas pu faire l’ascension, le trajet et le temps qui m’était compté me semblaient ne pas être compatibles.

Il faut compter minimum 5 jours pour le trajet le plus simple à partance de Kabala (avec une journée pour le transport Freetown/Kabala). Selon ton budget et ton confort, tu peux soit partir en moto-taxi, soit en 4×4 depuis Kabala pour atteindre le village de Sinekoro au pied de la montagne. Le trajet durerait environ 5/6 heures.

Le chef du village t’accueille pour la nuit moyennant une petite somme. Des cadeaux comme du thé, du sucre, ou des conserves sont également emmenés par les randonneurs pour les locaux. En général, le chef fournit également un guide et un porteur pour 700 000 Le. L’ascension s’effectue en une matinée.

Lieux de mémoire de Sierra Leone

Bunce island

L’île de Bunce, c’est l’équivalent de l’île de Gorée au Sénégal pour ceux qui connaissent cet endroit tristement célèbre. Bunce a également abrité une importante forteresse esclavagiste de la traite transatlantique.

Forteresse de l'île de Bunce, Sierra Leone

Selon le guide qui nous fait visiter l’endroit, environ 50 000 esclaves sont passés entre les murs de ce sinistre bâtiment entre 1670 et 1807. La majorité des victimes était envoyée dans les plantations de riz en Géorgie et Caroline du Sud en Amérique.

Aujourd’hui totalement en ruine, l’endroit est devenu un lieu de mémoire et de pèlerinage pour de nombreux Afro-américains, notamment les Gullah. Beaucoup de leur ancêtres seraient originaires de Sierra Leone.

Forteresse de l'île de Bunce, Sierra Leone

En 2010, un projet de préservation du site entre les États-Unis et la Sierra Leone a été lancé. Mais mis à part quelques échafaudages rouillés et murs remontés, pas grand chose n’a été fait. Le site se détériore rapidement sous le climat tropical.

Accès : Il faut prendre le ferry à Freetown pour rejoindre Tagrin de l‘autre côté de la baie. Ensuite, il faut louer un taxi pour effectuer tout le tour de la baie et atteindre le village de Pepel. Les derniers kms se font en bateau. Si vous êtes plusieurs, le trajet+entrée de l’île coûte environ 150 000 Le avec le voyage organisé par Alusine (n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de son contact, he’s the best pour l’organisation de petits trajets comme celui-ci).

Musée de la paix à Freetown

Le musée retrace l’épisode tragique qui a tristement rendu célèbre la Sierra Leone aux yeux du monde. La guerre civile a duré de 1991 à 2002 et coûté la vie à près de 50 000 personnes et mutilé des centaines de milliers d’autres sans compter les traumatismes psychologiques.

En 2013, la cour spéciale de justice est officiellement fermée suite au jugement des derniers protagonistes ayant pu être arrêtés. Un musée est créé pour retracer les principaux éléments de cette guerre « n’ayant aucun sens » selon les mots du guide au sein du monument.

Le musée est situé au sein de la cour spéciale de Sierra Leone. Il se situe sur la droite à l’entrée. Dans la pièce principale, le musée retrace l’histoire de cette guerre, de ses conséquences ainsi que les biographies des personnages impliqués. Dans le couloir et l’une des pièces attenantes, tu peux également y observer de nombreux effets personnels tels que des amulettes de protection, des vêtements spirituels et des armes ayant appartenu aux rebelles.

Tous les artefacts récupérés de la guerre ne sont pas exposés car le musée manque de fonds pour agrandir l’exposition. Il existe également un jardin du souvenir à l’extérieur.

La liste n’est pas exhaustive tant le pays est riche en paysages variés et beaucoup d’endroits restent encore difficiles d’accès tels que les zones autour de l’île de Sherbro et le sud-ouest de manière générale.

 

Sans compter l’est du pays essentiellement minier où il serait possible d’acheter des diamants non taillés à Kono (procédé réglementé, la pierre doit être certifiée avant de sortir du territoire). Certaines mines seraient également visitables mais je ne voyage pas pour aller observer des gens qui travaillent donc je ne suis pas allée dans cette zone.

 

Pour conclure, il est difficile de résumer toutes les richesses que l’on peut voir en Sierra Leone tant le pays est divers et incroyablement magnifique d’un bout à l’autre.

Tout est surprenant, méconnu et mérite le détour.

De la jungle de Gola et de Tiwai aux sommets du nord en passant par les plages paradisiaques de la péninsule, l’histoire des Marrons, Freetown, la Sierra Leone est magnifique et riche d’une histoire à l’opposée de l’image sinistre que se traîne ce si beau pays.

 

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