IRAN : AU PAYS DES AYATOLLAHS ET DES GENS LES PLUS ACCUEILLANTS DU MONDE

by Pauline
IRAN : AU PAYS DES AYATOLLAHS ET DES GENS LES PLUS ACCUEILLANTS DU MONDE

(Article mis à jour le 28/07/2019)

Quoi ?! Tu pars en Iran ? Mais pour quoi faire ? C’est safe ? Tu vas te faire kidnapper…Ce sont sans doute les premières réactions de tes potes, ta famille, si tu leur dis que tu prévois deux semaines de trip en République islamique.

Évidemment, ce n’est pas un pays comme « les autres » si l’on peut encore se risquer à faire des classements dans ce monde de fous (En tout cas, n’hésite pas à consulter les autres articles pour être paré avant de partir). Les femmes doivent toutes porter le voile, l’alcool est interdit, et les gens sont VRAIMENT sympas. 

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L’hospitalité en Iran

Un accueil du « feu de Dieu »

D’abord, tu vas sans doute voir un tchador. Ça veut dire « tente » en persan (sans faire de jeux de mots).

C’est un long voile souvent noir qui couvre entièrement le corps des femmes les plus dévotes. Ensuite, tu rencontreras un Iranien qui te dira « Welcome to Iran », puis un autre qui te proposera une visite de sa ville.

« Welcome to Iran » et « Where are you from ? « , les deux phrases que j’ai entendu 10 fois par jour.

La première réponse qui te viendra à l’esprit sera « non », « Il m’a pris pour une planche à billets celui-là ! « . Puis à la troisième proposition, c’est à dire 10 minutes après la deuxième, tu te laisseras sans doute tenter.

Après tout, qu’est-ce que tu risques à prendre le thé avec un inconnu dans un café ?

 

Le guide touristique qui n’est pas un guide touristique

 

C’est ce qui nous est arrivé avec Hessan.

Il nous accoste le soir de notre arrivée à Ispahan alors que nous marchons sur le lit de la rivière Zayandeh Roud, complètement à sec. Nous décidons d’aller boire un verre avec lui dans un salon de thé du quartier arménien.

La suite n’est absolument pas prévue.

Iran-hospitalité-voyage-population

Hessan, prof d’anglais à Ispahan.

Peut-être qu’on a servi de cobayes pour un homme en pleine reconversion : job « guide touristique ».

On ne le saura jamais.

En tout cas, Hessan décide de nous faire découvrir Ispahan sur ses jours de congés. Pendant trois jours, il nous donne rendez-vous à divers endroits de la ville, place Naqsh-e Jahan, palais de Chehel Sotoun, pont Si o Se Pol, quartier arménien, cathédrale Saint-Sauveur, etc…et nous fait visiter sa ville comme si nous étions des amis de longue date.

 

Le don de carte sim

 

Un autre exemple de l’entraide et de l’hospitalité en Iran.

Le deuxième jour de notre voyage à Téhéran, nous voulons prendre le bus pour Ispahan. Une fois arrivés au terminal Jonub au sud de la ville, on s’arrête un instant pour vérifier notre chemin.

Un homme nous demande alors si on a besoin d’aide. Au final, il nous emmène jusqu’au guichet de réservation des bus, nous prend deux tickets et nous donne sa carte Sim pour que l’on puisse téléphoner en Iran.

Bon, il n’a pas sacrifié sa vie sociale pour nous. En fait, il avait deux cartes Sim sur lui, comme beaucoup d’Iraniens. Des exemples comme celui-là, j’en ai plein dans mes bagages. Sans aucun doute comme beaucoup de voyageurs qui se risquent à visiter ce pays.

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L’Iran, un pays rempli de paradoxes

Les Iraniens et l’alcool

Avant de mettre un pied dans le pays, on goûte et regoûte le vin azerbaïdjanais à Bakou pendant notre correspondance. On sait qu’une fois à Téhéran, l’alcool c’est terminé.

Quatre jours après, on boit des shots avec un groupe de jeunes de Shiraz. Je dois même mettre le hola à notre hôte qui sert les verres comme si c’est de la grenadine. Pas vraiment envie de subir la cuite qui m’attend pour sûr le lendemain avec ses doses de cheval.

Je ne peux pas te donner le nombre exact d’Iraniens qui m’ont raconté fabriquer eux-même leur alcool, ou en acheter au marché noir. « Le meilleur whisky vient de Turquie et le moins cher d’Irak », nous dit un jour un Ispahanais hilare qui nous ramène à notre logement, parce qu’on s’est perdus en chemin.

D’ailleurs, il semble que l’alcool soit même devenu un problème de société à en croire cet article.

C’est l’un des nombreux paradoxes de ce pays. Beaucoup de choses sont interdites, mais tout est possible une fois à l’abri des regards.

 

Entre tchador et voile coloré

 

Toutes les femmes doivent porter le voile dans les lieux publics, même les non musulmanes.

Réalité nuancée

Tu verras beaucoup d’Iraniennes en tchador.

Mais beaucoup d’autres, surtout les jeunes, font plus du voile un accessoire de mode pour s’en accommoder. Elles le portent sur l’arrière de la tête, voire laissent dépasser leurs cheveux, ou une tresse dans le dos. C’est interdit mais beaucoup le font.

C’est loin de l’image que l’on nous renvoie en occident, celle d’un pays fermé où toutes les femmes se cachent sous des draps noirs.

La réalité est beaucoup plus nuancée. Et surtout, il y a un énorme fossé entre gouvernement et population.

Tout n’est pas rose

La police de la Vertu traîne encore dans les rues.

Ce sont souvent deux femmes en tchador qui apostrophent les contrevenantes et leur demandent de remettre leur foulard « comme il faut ». Je les ai vus faire à l’aéroport de Téhéran et sur le pont Si o se Pol à Ispahan.

Mais comparé au nombre de femmes portant le foulard de manière « pas très règlementaire », elles ne font plus le poids. Et une fois les deux tchadors loin derrière, les femmes importunées remettent leur foulard tel qu’il était auparavant.

Néanmoins, il y a encore du chemin à faire concernant les libertés individuelles.

Début 2018, les Mercredis blancs ont mis en lumière la révolte d’une trentaine de femmes contre le voile obligatoire. Elles se plaçaient sur des rues ou des artères très fréquentées, et en hauteur (l’icône du mouvement était montée sur une armoire électrique qui depuis a été enlevée par les autorités). Ensuite elles enlevaient leur voile, blanc pour l’occasion, et le balançaient au bout d’un bâton en guise de protestation. Quasiment toutes ont fini arrêtées et emprisonnées, certaines ayant dû payer 10 000 dollars pour pouvoir sortir sous caution…

Et même si certains Iraniens/nes les soutenaient, d’autres ont également critiqué leurs actions.

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Alors pourquoi aller en Iran un pays qui réprime ses femmes et ses citoyens?

Il faut faire la différence entre gouvernement et population. Tous les Iraniens ne soutiennent pas la politique de leur régime.

De plus, je n’ai jamais cru au boycott d’un pays.

Et si l’on voyage en République islamique, cela ne signifie pas que l’on soutienne ce type de politique.

Voici plusieurs raisons qui me poussent en ce sens.

L’argent

 

La majorité de l’argent que je dépense sur place va dans les poches d’artisans, d’hôteliers, et de vendeurs locaux. Bien sûr, il y a les taxes versées au gouvernement mais je reste persuadée que j’aide beaucoup plus l’économie locale iranienne en venant, plutôt qu’en restant chez moi.

 

Voyager selon ses principes

 

L’autre raison qui me pousse dans ce sens est que si l’on devait voyager dans des pays dont le gouvernement ou la culture est en totale adéquation avec notre éthique, nous n’irions nulle part, voire, nous quitterions la France pour certains d’entre nous! #lafrancetulaimesoutulaquittes

Et puis, nous n’irions pas au Japon car ils massacrent les baleines pour leur viande, ni aux îles Féroé à cause de la tuerie des dauphins chaque année, ni au Canada à cause de la chasse aux bébés phoques, ni en Thaïlande où il est interdit de critiquer le roi (et son chien) et où le rituel du phajaan y est encore bien présent, ni aux États-Unis, où le port d’armes amène son lot de tueries chaque année, où les crimes racistes sont encore malheureusement monnaie courante, nous n’irions pas non plus aux Maldives où la peine de mort a été rétablie pour les enfants à partir de l’âge de 7 ans, le Brésil on évite si on est homosexuel, féministe, anti-raciste et contre la déforestation en Amazonie…

 

Efficacité des sanctions mise en doute 

 

Des chercheurs américains ont démontré que les sanctions internationales pour faire plier un régime politique n’étaient pas efficaces dans la majorité des cas (voir aussi cette étude p.161).

Un embargo aurait donc rarement fait évoluer la politique d’un régime. L’Iran en est un parfait exemple. Le pays s’est totalement refermé après la Révolution de 1979 et l’établissement des premières sanctions sur le régime dans les années 80 n’a fait que renforcer l’aile la plus dure du régime. La preuve est qu’il a tenu sous un embargo qui dure encore aujourd’hui !

Pourtant, la situation commençait petit à petit à se normaliser pour la population lambda avec l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015. Les entreprises étrangères revenaient doucement dans le pays. L’économie iranienne repartait à la hausse même si tout n’était pas parfait. Hassan Rohani semblait être présenté comme un président modéré dans les médias internationaux. Jusqu’à 2018 où Donald Trump annonce son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien. S’ensuit un rétablissement des sanctions contre le régime alors que ce dernier respectait, semble-t-il, l’accord de 2015. Aujourd’hui, les Iraniens qui avaient un travail en tant qu’ingénieurs, architectes, ou d’autres postes en lien avec l’international ont vu leurs salaires se réduire de moitié voire plus en raison des sanctions. Les entreprises pour lesquelles ils travaillaient ont perdu de gros contrats avec des compagnies européennes sommées de suivre les directives américaines (extraterritorialité des lois) sous peine de perdre leur contrats signés avec des entreprises américaines…Et comme si cela ne suffisait pas, l’inflation a pointé le bout de son nez, les prix ont augmenté de 50% fin 2018!

Les sanctions ne touchent jamais l’élite ou le gouvernement. Elles touchent d’abord la population. Les États-Unis espèrent sans doute un soulèvement populaire qui ferait basculer le régime en place. Cela ne s’est toujours pas produit jusqu’ici…

 

La communication et le partage

 

Quel État a réussi à faire évoluer les mentalités d’un autre régime à coup de bâtons ?

C’est pourtant la technique qu’a préféré mettre en place l’actuel président des États-Unis, la politique du bâton plutôt que celle de la carotte. Je reste pourtant persuadée que si un changement est possible en Iran, ce serait par la communication. Ne serait-ce qu’à notre échelle en tant que voyageurs. Il est certain que nous ne révolutionnerons pas la politique du régime iranien à nous seuls rien qu’en pointant notre boubou à Téhéran mais plus de gens iront là-bas, plus les idées circuleront, plus les choses se normaliseront…

Je doute qu’un pays change lorsqu’il se referme sur lui-même ou lorsqu’il est poussé par les autres à se refermer sur lui-même. La preuve en est, ça fait 30 ans que les puissances occidentales essaient et rien de nouveau sous le soleil.

 

Les exceptions : Corée du Nord et Maldives 

 

Beaucoup de voyageurs se posent des questions en ce qui concerne le voyage dans des pays très fermés tels que la Corée du Nord. Surtout concernant la pratique du voyage sur place. Il est obligatoire de partir en tour organisé où il a été démontré par plusieurs témoignages de blogueurs et voyageurs qu’il est quasiment impossible de rencontrer de locaux et que le voyage est strictement encadré (avec places à visiter, guide qui nous colle constamment aux basques) pour nous faire avaler l’image d’un pays idyllique. J’avoue aussi que je me demande si j’irai un jour car quel est l’intérêt si c’est pour manger de la soupe froide à base de lieux et places vides, de rencontres avec des gens payés par le gouvernement pour faire les figurants souriants, tout cela pour une somme conséquente qui part directement dans les poches du gouvernement nord coréen…

Je me pose aussi la question d’un voyage aux Maldives. Comme je le cite plus haut c’est un pays qui abrite deux mondes fonctionnant en vase clos : les atolls paradisiaques où les touristes se prélassent en maillot de bain et font de la plongée, de l’autre les Maldives des Maldiviens, un régime islamiste autoritaire et instable qui a rétabli la peine de mort, y compris pour les enfants de minimum 7 ans, les femmes adultères risquent la lapidation, sans parler de la catastrophe écologique qui mine déjà le pays… Ces deux mondes ne se côtoient pas, les touristes atterrissent à Malé, la capitale et s’envolent par hydravion directement sur leur atoll. Les seuls Maldiviens qu’ils rencontrent sont ceux qui travaillent dans les hôtels. À la différence de l’Iran qui est aussi gouverné par un régime répressif, il est impossible de rencontrer les Maldiviens, échanger avec eux, partager leur quotidien le temps d’un voyage, se rendre compte de la situation…Pour moi, un voyage où il est impossible de rencontrer des locaux, de témoigner de leur quotidien, d’être libre d’aller où l’on veut, est en quelque sorte un voyage tronqué. À ce compte là, autant rester en France où l’on a aussi de belles plages et spots de plongée.

Donc, le débat se pose…

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L’Iran, un pays qui mérite que l’on s’y attarde

Désolé pour cette énorme digression qui nous a emmené jusque dans l’océan indien alors que cet article concerne l’Iran !

Mais j’avais à coeur d’expliquer mon point de vue sur cette question délicate qui concerne le voyage dans des pays controversés. En Iran, les touristes peuvent visiter, rencontrer, discuter avec des Iraniens, et en matière de sécurité, le régime est stable.

Je pense que j’ai fait le tour de la question sur les raisons qui m’ont poussé à aller en Iran et surtout l’expérience incroyable que j’ai eu sur place. J’espère que je t’ai convaincu de visiter ce pays le coeur et l’esprit ouverts.

Quelques photos sur ce pays à l’histoire riche où tu peux découvrir des monuments uniques :

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Naqsh e-Rostam, Province du Fars, Iran
Tombes royales de Naqsh e-Rostam, Province du Fars, Iran.
L'entrée de la mosquée place Naqsh e-Jahan, Ispahan.
L'entrée de la mosquée place Naqsh e-Jahan, Ispahan.
Persépolis, Iran
Taureaux de la porte de toutes les nations, Persépolis

Un pays qui regorge de paysages à couper le souffle :

Mont-Damavand-Iran-blog-Unloved-countries

iran-golestan-pixabay
Golestan @Pixabay

Et surtout rencontrer ses habitants hyper accueillants qui sont l’opposé de l’image d’un Iran que l’on dépeint souvent comme hostile aux étrangers :

Moi, Tim, Sia et sa soeur, dans un bar karaoké de Shiraz.


Iran-population-hospitalité-blog-unloved-countries

Une vendeuse dans le bazar d’Ispahan. Elle préparait du thé au safran… Magique !


Deux employées dans l’un des parcs de Téhéran, Tim et moi.


iran-hospitalité-blog-unloved-countries

Deux danseurs iraniens près du forum des artistes à Téhéran.

Voici les raisons principales qui te pousseront peut-être à découvrir ce pays magnifique.

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En conclusion, l’hospitalité en Iran n’est pas un mythe et ses contradictions sont bien réelles. Et même si l’image du pays a tendance à changer en matière de tourisme, il est encore loin d’être envahi par les voyageurs. Ce serait d’ailleurs plutôt le contraire depuis le rétablissement des sanctions américaines.

En tout cas , j’espère que la donne va changer car les Iraniens méritent le déplacement à eux seuls.

Tu prévois d’aller en Iran ?

Pose tes questions ici en commentaire 

Ou à la communauté des voyageurs

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8 comments

Marie-Françoise novembre 24, 2017 - 12:23

Aprés avoir consulté cet article Pauline, Je n’aurais plus d’idées reçues sur ce beau pays qu’est L’IRAN !!! Merci pour ces belles photos et ton reportage!!!

Reply
Pauline novembre 24, 2017 - 8:43

Merci Marie-Françoise !

Reply
Marie-Françoise novembre 24, 2017 - 12:29

Aprés avoir consulté cet article, je n’aurais plus d’idées reçues sur ce beau pays qu’est L’ IRAN !! Merci Pauline pour les photos, et ce reportage passionnant!!!

Reply
Jennyfer octobre 31, 2019 - 12:35

Salut,
Eh bien, c’est un article impressionnant et c’est vrai qu’on se fait souvent une autre image de ce pays. Il y a tant à voir et surtout à découvrir ! En tout cas, merci pour toutes ces précisions. La première photo est sublime.

Reply
Pauline octobre 31, 2019 - 4:29

Salut,

De rien 🙂 L’Iran est un pays incroyable aussi bien pour l’architecture que la rencontre avec les Iraniens. La première photo représente le plafond de la Grande mosquée à Ispahan.

Reply
Jennyfer novembre 8, 2019 - 4:32

Superbe, en tout cas 🙂

Reply
Marie décembre 28, 2019 - 7:45

Bonjour Pauline,
beaucoup de personnes m’ont confié leur rêve de voir l’Iran mais leurs réticences, leur peur même, de mettre les pieds dans ce pays dont on nous dépeint un image si négative. Alors je lis avec plaisir ton article et je me permets d’en remettre une couche.
J’ai voyagé un mois en Iran avec mon compagnon en septembre 2016, lors d’un long voyage en Asie, je rêvais de ce pays depuis longtemps, je suivais de près son actualité, les circonstances étaient bonnes (à ce moment-là les Iraniens et nous-mêmes pensions que le pays allait pouvoir s’ouvrir au monde et ne plus subir les sanctions internationales… que de désillusions par la suite, pauvres Iraniens !). Je souscris à TOUT ce que dis, quelle extraordinaire expérience : un peuple incroyable et une société si complexe, des paysages superbes, une civilisation pluri-millénaire si riche, des Iraniennes au tempérament de feu, la plaie du foulard à porter dans la chaleur, les transports en commun bondés, les merveilles plein les yeux, les chanteurs du pont d’Ispahan, trop beaucoup trop de viande kebab, l’alcool qu’on nous force à boire, le bleu des mosquées, etc…
Malheureusement pour les Iraniens et les Iraniennes, nous les touristes étrangers sommes leur seule porte ouverte sur le monde, car ils ont beaucoup de difficultés à voyager même s’ils en ont les moyens financiers (les visas sont compliqués à obtenir, beaucoup de pays leur sont fermés, les femmes doivent avoir une autorisation écrite de leur mari (ce qui est hilarant quand on voit la nature de leur relation parfois) ou de leur père). Cela explique sûrement pourquoi ils nous sautent sur le poil dès qu’ils nous croisent (ça et la tradition musulmane de l’hospitalité, que nous avons retrouvé ailleurs).
Pour conclure, si l’Iran vous tente : ALLEZ-Y !!! C’est un des pays les plus sûrs dans lesquels j’ai voyagé. Seule réserve : si vous détestez parler avec les gens, découvrir leur vie et qu’on vous offre des cadeaux, non n’allez pas en Iran 😉
PS : il paraît que les Pakistanais battent les Iraniens niveau hospitalité, nous on a été assez bluffés par les Indonésiens aussi.

Reply
Pauline décembre 29, 2019 - 2:24

Merci Marie pour ce retour d’expérience, tu as rajouté la couche qu’il fallait à cet article 😀 Tu as bien raison, il ne faut pas aller en Iran si on n’aime pas être en contact avec les gens! Pour ceux qui partent en ce moment, je ne sais pas comment cela se passe car les relations entre les gouvernements français et iraniens ne sont pas au beau fixe à cause de l’emprisonnement de deux scientifiques. Les touristes ne semblent pas être inquiétés en voyant les retours d’expériences sur les forums et groupes Facebook qui restent nombreux. Au sujet du Pakistan, les gens sont ultra accueillants, c’est presque une compétition chez eux! Si tu souhaites y aller, n’hésite pas à demander des conseils si besoin.

Bon dimanche, Pauline.

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