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visiter Persépolis

Visiter Persépolis est un incontournable si tu voyages en Iran. L’ancienne cité perse est l’un des plus grands sites archéologiques au monde. 

COMMENT Y ALLER

Persépolis est située au sud-ouest de l’Iran à environ 1h de route de Chiraz. 

@Google map

Si tu n’as pas ton propre véhicule :

  • En taxi : Les chauffeurs de taxi classique acceptent de t’y emmener pour 25 dollars USD minimum (22euros selon le cours actuel). Nous avons trouvé un chauffeur qui avait accepté de nous emmener à Persepolis et Naqsh-e Rostam pour la journée complète à ce tarif. En échange, nous lui avions payé son déjeuner dans l’un des restaurants qui longe la longue allée menant au site archéologique.  
  • En taxi+guide : La plupart des hôtels à Chiraz proposent des visites avec chauffeur et guide pour environ 50/60 dollars USD. Dans notre guesthouse, les prix de toutes les visites possibles dans les alentours étaient affichés à l’accueil au dessus du guichet de réservation. 

OÙ DORMIR ?

Pour visiter Persépolis, le plus pratique est de dormir à Chiraz.

La ville est située à environ 1 heure en voiture et beaucoup de taxis et de tours operators partent de là-bas pour rejoindre la cité antique. Chiraz possède d’ailleurs plusieurs adresses sympathiques où dormir. 

  • Niyaesh Boutique Hotel

Nous avons dormi dans ce petit hôtel pour 30 dollars USD la nuit (environ 26 euros). 

Niyaesh Boutique Hotel, Chiraz, Iran
Chambre avec la vue sur la terrasse intérieure

Auparavant, il abritait semble t-il un ancien journal. Notre chambre, un véritable havre de paix, possédait un immense vitrail coloré qui donnait sur la cour intérieure.

Malgré le trafic routier intense comme dans la plupart des grandes villes iraniennes, nous n‘entendions rien depuis notre petit cocon. 

On a dormi comme des bébés pendant les deux nuits passés là-bas. D’ailleurs, on ne voulait plus partir.

L’établissement possède également un toit-terrasse où tu peux boire un verre ou fumer le narguilé en admirant les toits de la ville.

  • Homayouni House

C’est une nouvelle adresse à Chiraz mais les avis sont déjà excellents.

Cette ancienne maison traditionnelle possède aussi sa cour intérieure et des chambres vraiment jolies. Ça donne envie d’y aller rien que pour la déco 🙂 

Pour plus de choix, tu as pas mal d’hôtels référencés sur 1STQuest et iran-booking.com. Ce dernier semble remplacer la fameuse plateforme si célèbre ailleurs et inexistante en Iran. TripAdvisor référence aussi pas mal d’adresses.

TARIFS ET DURÉE DE LA VISITE

  • Tarifs

Persepolis : 200 000 rials iraniens prix touriste (environ 4 euros selon le cours actuel)

Naqsh-e Rostam : 200 000 rials iraniens

  • Durée de la visite

Environ 2h avec un guide. Compte un peu plus si tu veux combiner avec la visite de Naqsh-e Rostam. En totalité avec le trajet pour y aller, la visite de Persepolis et Naqsh-e Rostam, nous avons mis environ une journée. On a aussi pris le temps de manger sur place.

GUIDE OU PAS ?

Les tarifs avec ou sans guide sont logiquement différents. Si tu souhaites avant tout faire des économies et visiter Persépolis par toi même, c’est possible.

En revanche, si tu veux connaître toute l’histoire du site sur le bout des doigts, et surtout comprendre facilement ce que tu vas voir sur place, il est mieux de prendre un guide. Quand je m’y suis rendue, il y avait très peu de panneaux expliquant la signification des vestiges et certains ensembles de ruines étaient difficiles à comprendre au premier abord.

Pour résumer, si tu n’es pas un expert en histoire achéménide, tu ne vas rien piper!   

Néanmoins, avec ou sans guide, la magie opère quand même. Tu auras 25 siècles d’histoire devant les yeux!

PACKAGES

Visiter Persépolis est incontournable.

Persépolis + Naqsh-e Rostam

À 15 min de là, tu peux aussi combiner ta visite avec les tombes royales de Naqsh-e Rostam.

Ka'ba de Zoroastre, Naqsh-e Rostam, Iran
La Ka’ba de Zoroastre, Naqsh-e Rostam.

Moins connu que Persépolis, le site de Naqsh-e Rostam reste tout aussi impressionnant avec ses immenses sépultures creusées dans une falaise!

En face des tombes creusées dans la roche, tu peux également voir une tour, en pierre, la Ka’ba de Zoroastre. Ce temple religieux édifié entre le V et le IVè siècle av. JC, est dédié au Zoroastrisme, religion dominante avant l’avènement de l’Islam en Perse.

Persépolis + Naqsh-e Rostam + Parsagades

Le site Parsagades se situe à 1h de route à l’est de Persépolis.

parsagades, Iran

C’est là que se trouve le mausolée de Cyrus le Grand ainsi que quelques vestiges de colonnes.

Mais la distance avec les deux autres sites demande une journée de plus sur place si tu veux absolument aller y faire un tour sans courir partout.

VISA

Le visa d’un mois, renouvelable, coûte aux alentours de 75 euros.

Les prix peuvent varier.

Depuis le 1er octobre 2017, tous les voyageurs qui veulent obtenir un VOA (visa on arrival), doivent s’enregistrer au moins deux jours avant leur vol sur le site du Ministère des Affaires Étrangères iranien.

ATTENTION : Si tu as un tampon israélien sur ton passeport, tu ne pourras pas entrer en Iran. Le mieux est de faire faire un second passeport en France. Même problème, si tu veux aller aux Etats-Unis après avoir voyagé en Iran. Il faudra que tu fasses une demande de visa. L’Esta (demande d’autorisation de voyage) ne suffira plus. Ils vont même sans doute te convoquer à l’ambassade pour te poser des questions.

Les papiers nécessaires

  • Photocopie du passeport (Passeport qui doit être valable encore 6 mois)
  • 2 Photos d’identité + 2 voilées pour les femmes
  • Attestation d’assurance
  • Photocopie de ton itinéraire (au cas où)
  • Photocopie du mail de l’hôtel où tu dors la première nuit
  • 75 euros en liquide

A mon arrivée : On ne m’a demandé que mon passeport et l’attestation d’assurance obtenue grâce à ma carte visa (Tu dois payer ton billet avec cette carte pour bénéficier d’une assurance). Les autres papiers sont à prendre juste au cas où. J’avais l’impression que parfois, c’était à la tête du client.

Tu peux prendre une assurance chez Chapka également ou Yupwego, nouveau sur le marché des assurances et qui s’adapte à tes voyages suivant où tu te situes à l’instant T. Cela me paraît plutôt pratique pour ceux qui voyageraient en tour du monde. Ce n’est plus toi qui t’adaptes à l’assurance mais cette dernière suivant les frontières que tu traverses.

BESOIN D’AUTRES INFOS ?

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Karakoram highway, Pakistan

La Karakoram highway.

C’est la route mythique pour les uns OU/ET la plus dangereuse du monde pour les autres.

@Wikipedia

Un trajet jalonné de forteresses, de vues incroyables, de sites archéologiques et de yaks

Pour te mettre l’eau à la bouche, je retrace ici mon trajet effectué en novembre dernier.

Une sorte de road movie sauce écrite avec photos de paysages grandioses à l’appui.

21H DE ROUTE

Pour démarrer, il faut avoir le coeur bien accroché et faire une croix sur ses heures de sommeil.

L’expédition démarre par 21h de trajet en pleine nuit dans le Khyber Pakhtunkhwa sur une route parsemée d’éboulis.

Si on m’avait annoncé le programme d’entrée de jeu, je ne serais sans doute pas montée dans la voiture. 

À vrai dire, je sentais un peu le coup fourré. Mais mon envie d’aller voir le toit du monde était plus forte. 

Donc après nos multiples tentatives de prendre un avion intérieur qui n’a jamais décollé, avec Tahir et Hussain, nous sommes partis par la route rejoindre le nord.  

Une route impensable.

Imagine le chemin le plus défoncé que tu ai parcouru dans ta vie de conducteur/passager. Tu es encore loin de la réalité.

La Karakoram highway traverse la province du Khyber Pakhtunkhwa contrôlée par l’armée.

Sur 240km entre Mansehra et Chilas, la route était jalonnée d’ornières prises en sandwich entre un ravin vertigineux et une montagne d’éboulis.

Le tout dans la poussière constamment soulevée par les camions pakistanais flashy.

LE KPK DANS LA NUIT NOIRE

Il nous a donc fallu 21h pour rejoindre Chilas, la ville où nous attendait le reste du groupe.

Le tout dans une nuit noire avec des checkpoints tous les 10km. La Karakoram highway traverse la province du Khyber Pakhtunkhwa contrôlée par l’armée.

Dernier checkpoint entre le Gilgit Baltistan et le KPK, Pakistan
Vue de la Karakoram depuis le checkpoint entre le Gilgit Baltistan et le KPK.

Les années précédentes, il aurait fallu un NOC pour traverser cette zone. C’est un certificat de non objection, une sorte de second visa.

Les règles s’étant assouplis quelques mois plus tôt, je n’en ai pas eu besoin. 

À 7h du matin, nous atteignons le dernier checkpoint tels des guerriers sortis d’un bourbier fait de nuit blanche, de poussière et de cailloux. 

LES ACROBATES DU PONT HUSSAINI

Déjà surréalistes depuis le passage dans le KPK, les paysages atteignent un point culminant à Gulmit, dans l’upper Hunza

L’automne déshabille les arbres et les températures fraîches transforment nos bouches en machines à vapeur.

Après 21h de route, j’enfile tout ce que j’ai de pulls et de pantalons dans mon sac avant de me faufiler sous une pile de couvertures, le bonnet sur la tête.    

7000m de roche escarpée impossible à gravir.

Le lendemain matin à 7h, nous sommes quelques fous éveillés à vouloir admirer le lever du soleil. Il se fait attendre.

Cônes de Passu, Pakistan
7h du matin, le pont Hussaini avec les montagnes cathédrales Passu en fond.

L’astre doit monter très haut pour passer au dessus des montagnes gigantesques qui nous entourent.

Les cathédrales Passu sont les seules à se teinter d’or à cette heure matinale.

7000m de roche escarpée impossible à gravir sauf par les marmottes pakistanaises et les léopards des neiges.

La nature infranchissable les protège.  

Quelques acrobates se lancent sur la traversée du pont Hussaini fait de planches espacées de trous où l’on passe son pied dans le vide sans problème. Des villageoises suivent le cortège.

Elles donnent l’impression de disparaître dans la montagne à la sortie du pont. 

En observant bien, on peut voir un petit escalier grimper et passer de l’autre côté de la montagne.

Il y a un village derrière le sommet m’explique une habitante. C’est là où elles se rendent en enjambant le pont planche/trou/planche/trou les mains dans les poches. 

KHUNJERAB PASS

Le soleil est désormais haut dans le ciel lorsque tout le monde s’embarque dans les voitures de l’expédition. Direction la frontière chinoise, la plus haute frontière du monde

Soit 4000m d’altitude=4 dolipranes.  

Mon mal de tête et la vitesse à laquelle je gobe les cachets font rire mes coéquipiers. J’ouvre la fenêtre et voit passer quelques yaks broutant de l’herbe enneigée.

Le paysage somptueux brûle les yeux.

Un yak sur la route qui mène à la frontière chinoise, Pakistan
Un yak sur la route qui mène à la frontière chinoise, Pakistan.

Devant nous, le van fait des embardées sur le verglas. Il manque de peu la rembarde de sécurité, heureusement installée sur cette portion de la Karakoram highway.

Ma vue capte de moins en moins les couleurs et se brouille comme l’image d’un vieil écran TV lorsque le monument frontalier apparaît.

Un arc de triomphe en béton d’inspiration cubiste/communiste.

Nous sortons faire des selfies devant la barrière parce qu’à cet endroit, il n’y a pas grand chose d’autre à faire il faut le dire.

Faire un trek pour observer les léopards des neiges. Le rêve.

Je fais trois pas en sautillant pour changer d’angle. Trois minutes après, je rampe jusqu’au van de peur de m’étaler en étoile de mer inerte sur la neige. 

Néanmoins, sentir l’air rare et vivifiant d’une frontière à 4000m est quand même une expérience unique.

Surtout qu’on n’a juste à prendre la voiture et non la pioche et la corde de rappel. 

PARC NATIONAL DU KHUNJERAB

À la frontière, il existe un parc national où plusieurs animaux sauvages dont le léopard des neiges et le markhor (sorte de bouquetin des Alpes) seraient présents.

Parc national Khunjerab, Karakoram highway, Pakistan
Panneau d’interdiction de chasse à l’entrée du parc.

Il serait d’ailleurs possible de faire un trek pour observer les léopards. Le rêve.

Bien qu’avoir la chance d’observer le “fantôme des montagnes”, est une expérience très rare m’avoue l’un des gardes du parc. 

L’espèce très discrète grâce à sa fourrure, vit aussi dans des endroits parfois totalement inaccessibles à l’homme. D’ailleurs, le nombre de léopards vivant dans la région n’est pas très précis : entre 4000 et 6500 individus selon Richard Bischof.

Ce biologiste norvégien aurait établi cette estimation en posant des caméras infrarouges dans les montagnes au nord et compté les taches sur la fourrure des animaux pour différencier chaque individu!     

Donc tout ce que j’aurais vu sont des gros yaks poilus en bord de route.

À LA RECHERCHE DE PIERRES PRÉCIEUSES

Sost, première ville proche de la frontière, ressemble à une cité de far west réfrigérée.

Des hommes qui vivotent, une unique rue qui traverse le centre, des habitations d’architecture minière, le tout encerclé de montagnes lunaires aux neiges éternelles.

Un verre de chai à la main, je m’attable avec notre équipée sauvage autour d’un plat de riz brun dans un restaurant fumant aux vitres recouvertes de buée.

Une fois le ventre plein, avec Mehroze et Kazim, nous partons inspecter les boutiques. Ce dernier connait le coin pour ses magasins de pierres précieuses.

Le plan drague strass et paillettes…

Un peu fanfaron, il décide d’aller négocier quelques pierres auprès d’un marchand. Dans un magasin sombre, une âpre négociation s’entame. Les rubis, émeraudes et saphirs s’étalent les uns après les autres sur des petits moutons de coton disposés sur le comptoir. Kazim inspecte chaque caillou avec ses doigts déjà plein de baggouzes. 

Il ressort bredouille et me dit “de toute façon les pierres sont bien plus jolies à Lahore”.

Il me montrera qu’il me dit.

Je sens le plan drague strass et paillettes. Pas de bol, moi et les bijoux, ça n’a jamais été le gros love. Ce serait la banqueroute à la vitesse où je les égare.

SHOW MUST GO ON

Voulant pousser le spectacle jusqu’au bout, il me dit qu’il peut même trouver de l’alcool local dans cette contrée de bout du monde où normalement toute boisson à degrés est interdite.

Une vodka très illégale et très frelâtée

Il est vrai que dans la vallée de Hunza, les habitants produisent ce qu’ils appellent la « Hunza Water » (Pakistan= contradiction). Guigne que je suis, je croyais au début qu’on me parlait de la Volvic pakistanaise.

Néanmoins, impossible d’y goûter à Sost, le seul alcool disponible étant de la vodka très illégale et très frelatée passée clandestinement au Pakistan par la frontière chinoise.

Le groupe au début de notre voyage.

Je passerai donc mon tour. Décision sage.

Une voiture de police venait juste de se garer à la sortie du bar où l’on venait de nous proposer la bouteille. Kazim me glisse à l’oreille « seuls les étrangers ont le droit de boire de l’alcool au Pakistan, c’est pour ça que je t’ai fait venir avec moi ».

Moui.

Au cas où il se trompait, je n’ai pas cherché à creuser la question.

     

3 JOURS APRÈS, C’EST DÉJÀ LA FIN

Après trois jours passés dans les montagnes avec le groupe, ces derniers repartent à Lahore.

C’était une visite express!

Ils ont pour ainsi dire passé autant de temps dans la voiture qu’à visiter les montagnes. De notre côté avec Tahir, nous redescendons tranquillement la Karakoram direction Karimabad

Car le voyage ne fait que commencer pour nous…

La suite au prochain paragraphe pas encore rédigé.

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Pont Valentré, visiter Cahors

Visiter Cahors, une ville au charme méconnu le temps d’un week-end ça te dit? 😀

Si les touristes sont toujours plus nombreux d’années en années à visiter le Lot, le département garde encore la place du parent pauvre à côté de la Dordogne très touristique.

Cahors, chef-lieu du Lot, reste donc encore à explorer pour beaucoup. Ça tombe bien car cette ville regorge de charmants endroits à découvrir. 

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Cité antique de Baalbek au Liban

Baalbek est l’un des vestiges gréco-romains les plus réputés du Proche-Orient.

Néanmoins, la cité antique peine à retrouver son lustre d’antan question tourisme. Beaucoup de touristes renoncent à venir explorer ce bijou antique situé à 50km de la Syrie.

Baalbek, Liban

Pourtant, la situation sécuritaire s’améliore d’années en années. Les locaux te diront que la région est sûre.

Mais le doute subsiste.

Alors pour que tu puisses te décider, voici un petit condensé sur le pour et le contre d’une visite à Baalbek (Infos pratiques en bas de page).

Il y a Palmyre et il y a Baalbek

Avec sa voisine syrienne Palmyre, Baalbek est l’un des témoignages les mieux conservés de l’époque gréco-romaine au Proche-Orient.

Malheureusement, on connait le triste de sort de la première, sérieusement endommagée sous le joug de l’EI. La cité antique libanaise, elle, n’a heureusement pas subi le même sort.

Cependant, elle attend son prochain jour de gloire.

Dans mes souvenirs

Depuis Beyrouth, on a mis un peu plus de 2h pour y aller. J’étais en voiture avec Hamoudi et Nibal, deux amis libanais.

Plusieurs checkpoints nous ont ralenti sur le chemin.

Source books.openedition.org

C’était l’un de ces mois de septembre où le soleil tapait bien fort à t’en faire fondre les lunettes de soleil sur le nez. Quand nous sommes arrivés sur place, il n’y avait quasiment pas un chat.

« Le temple de Bacchus, l’un des temples les mieux conservés du monde romain. »

Un « guide » sorti de nulle part s’est alors approché de nous, et s’est fixé la mission de nous raconter l’histoire de Baalbek.

Il nous parlait d’une façon ultra pressée comme s’il avait autre chose à faire, dans un « franglais » ponctué d’un accent arabo-libanais tellement prononcé que j’étais sonnée au bout de deux minutes à vouloir essayer de comprendre.

Du coup, je n’avais rien pigé. Mais ce n’était pas bien grave.

La beauté des lieux parle d’elle même (romantique que je suis).


Composition du site

Trois grands ensembles composent le site :

  • Le temple de Jupiter (A) et son ensemble avec la Grande cour, Cour hexagonale et les propylées
  • Le temple de Bacchus (B)
  • Le temple de Vénus (C)

Temple du dieu de la débauche et du vin

Celui qui se dresse quasiment intact sur la plupart des photos du site, est le temple de Bacchus.

Le temple de Bacchus à Baalbek au Liban
Le temple de Bacchus à Baalbek.

C’est l’un des vestiges de Baalbek qui m’a le plus marqué.

La grandeur, les fresques, le monument quasiment intact en font l’un des temples romains les mieux conservés au monde. Il serait aussi vaste que le Parthéon d’Athènes pour te donner un ordre d’idée.

Et il vaut une visite rien qu’à lui seul.

En même temps, ça ne m’étonne pas qu’il soit encore debout dans un état ultra bien conservé. C’est la moindre des choses dans un pays réputé pour sa nightlife et son vin rouge.

Le temple de Jupiter

Les 2/3 du site sont occupés par l’édifice consacré à Jupiter, le roi des Dieux chez les Romains.

Baalbek, Liban
Les vestiges de la Grande Cour, Baalbek.

Du temple lui même, il ne reste plus que 6 colonnes encore debout sur les 54 initiales. Les tremblements de terre et les destructions ont fait le reste.

Mais rien qu’avec 6 colonnes, imagine-toi un immeuble de 7 étages et tu auras une vague idée de jusqu’où tu dois lever les yeux. Ce temple serait à priori le plus grand du monde romain.

Pourquoi ces derniers ont construit un truc aussi gigantesque ici, personne n’a encore percé le mystère.

Temple de Jupiter, Baalbeck, Liban
Les vestiges du temple de Jupiter, Baalbek.

Ensuite devant le temple, il y a la Grande Cour où les sacrifices et les cultes étaient réalisés. L’autel des sacrifices, au milieu, est encore visible.

La Cour Hexagonale, juste à côté de la grande cour, symbolise le passage du profane au sacré. Un portique de 30 colonnes de granite l’entoure. L’édifice ne possédait pas de toit.

Temple de Vénus

Le temple de Vénus se trouve un peu à l’écart du site, à côté de l’entrée là où on achète les tickets pour la visite.

Il est vraiment petit comparé aux autres monuments colossaux du site. Il a une forme de fer à cheval unique.

L’empereur Constantin l’a ensuite transformé en église à Sainte Barbe, une martyre chrétienne qui s’est faite couper les seins et décapitée car elle avait refusé d’abjurer sa foi…Ça avait l’air plutôt sympa de vivre à cette période. Surtout pour les femmes.

La terrasse miraculeuse

En bas du temple de Jupiter, lorsque tu t’approches du précipice entre les colonnes, tu peux voir un soubassement fait d’énormes pierres monolithiques (faites d’un seul bloc).

Elles sont vraiment gigantesques. Si bien que des théories de toutes sortes ont commencé à fuser sur l’origine de ces pierres, comment les hommes les ont transporté jusqu’au site, etc.

Pierre de la femme enceinte dans l’ancienne carrière, Baalbek.

Bien sûr, les aliens ne sont jamais très loins !

Ces énormes pierres proviendraient d’une ancienne carrière située à quelques pas de là.

L’une des pierres les plus monumentales du site n’a d’ailleurs jamais quitté la carrière.

On la surnomme la pierre de la femme enceinte. Elle pèserait 1000 tonnes à elle seule !

Pour dégommer la théorie des petits hommes verts sur leur transport jusqu’au site de Baalbek, les scientifiques supposent que les hommes de l’époque plaçaient des troncs d’arbres sous l’édifice pour provoquer un roulement. Ensuite, ils tiraient la pierre avec des cordages jusqu’au site. Bien plus plausible.


Des vestiges vieux de plus de 5000 ans

Les premières traces du site remontent donc aux temps des Phéniciens au IIIème siècle avant JC. Ces derniers auraient construit la cité en l’honneur du dieu Baal.

Baalbek devient ensuite Héliopolis (dieu du soleil en Grèce antique) avant de rayonner au temps des Romains.

C’est sous l’Empereur Auguste que la cité devient la plus grande nécropole du monde romain. Donc la construction se situerait entre 14 avant JC et la fin du IIème siècle après JC.


Baalbek, mise à rude épreuve mais toujours debout

L’allée tracée par les quelques pieds qui foulent ce site majestueux n’est pas très marquée tellement les visiteurs se font rare sur le site. Depuis plusieurs années, le gouvernement libanais tente de faire revenir les touristes.

Dernier soubresaut de l’histoire, la guerre civile syrienne qui a stoppé la fréquentation du site situé à 50km de la frontière syrienne.

Version diplomatie française

Avant de partir dans un pays comme le Liban, souvent la première chose que l’on fait, c’est de regarder les préconisations de notre propre gouvernement sur la destination en question.

Carte du Liban sur diplomatie.gouv.fr

Erreur fatale.

Ou alors il vaut mieux ne pas distinguer les couleurs. Surtout le rouge.

Version locale

D’ailleurs dans mes souvenirs, je n’avais pas prévu d’y aller au départ. Justement à cause du pavé anxiogène que je venais de lire sur le site Diplomatie.fr, avant de partir.

Mais les Libanais peuvent se montrer très obstinés. Et moi très influençable lorsqu’il s’agit de visiter de vieilles pierres oubliées.

Cité antique de Baalbek au Liban

Donc après deux jours passés à Beyrouth, j’étais déjà sur les routes de la Bekaa pour rejoindre cette cité antique qui me faisait déjà rêver. J’avoue que je n’étais pas spécialement rassurée lorsque notre voiture devait ralentir à chaque checkpoint.

Mais les locaux avec qui j’avais discuté, me répétaient sans cesse que la situation était sécurisée. Donc yalla !

Certains avançaient aussi un nom : Hezbollah. Si l’organisation est classée dans la liste des groupes terroristes selon les pays occidentaux, au Liban, elle est avant tout un parti politique ainsi qu’une armée défendant son territoire.

Et au moment où je me rendais à Baalbek, les combats faisaient rage du côté syrien, pour ne laisser passer aucune brebis galeuse aux tendances violentes et suicidaires voulant répandre le bordel au Liban. C’était la version locale relayée au moindre touriste en quête d’informations récentes.

Bref, une fois de plus, je ne me place ni d’un côté ni de l’autre, mais je suis toujours surprise de voir le décalage qu’il peut y avoir parfois dans une histoire suivant qui nous la raconte.

Festival de Baalbek

Depuis 1956, la cité antique accueille un festival de musique et de danse en plein milieu de ses vestiges.

Camille Chamoun, le président libanais de l’époque, avait eu cette idée pour promouvoir le tourisme et la culture au Liban.

L’événement connaît quelques soubresauts et doit stopper pendant la guerre civile en 1975, avant de reprendre en 1997. Entre-temps, le site est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco.

En 2011, le conflit syrien éclate. Le festival est alors délocalisé à Beyrouth pour des raisons de sécurité entre 2013 et 2014.

Mais les organisateurs ne cèdent pas et relancent le FIB en 2015.

Des artistes comme Mathieu Chedid, Ibrahim Maalouf, Maurice Béjart ou encore Johnny Hallyday s’y sont produits.

Infos pratiques

  • Transport et tarifs

Pour t’y rendre, compte minimum 2h de route.

Il y a des voitures ou des minibus qui partent depuis la capitale, à la station Cola (car il semblerait qu’y avait une usine Coca Cola à cet endroit). Le trajet coûte environ 5000/7000 LL. Parfois le bus s’arrête à 2 km du site, alors il faut monter dans un taxi pour rejoindre l’entrée.

L’entrée du site, elle, coûte 12000 livres libanaises soit environ 6 euros.

  • Hébergements sur place

Palmyra Hotel

Sur place, il n’y a pas quantité d’hébergements. Tu peux dormir dans une adresse mythique située juste en face du site: Palmyra Hotel. Jean Cocteau y aurait séjourné.

Il était un grand fan de la cité antique et de son festival notamment. L’artiste aurait même dessiné des croquis sur les murs de certaines chambres. Il y a des preuves en photos sur Booking (pas comme les aliens)…

Par contre l’hôtel est dans son jus, donc n’espère pas grand luxe, volupté et lit King size avec douche à l’italienne.

C’est tout le charme!


Kanaan Group Hotel

C’est une autre adresse plutôt bien notée.

En revanche, l’hôtel est situé un peu à l’écart de la ville, à environ 2 km. Les chambres ont l’air plus modernes.

Tu peux aussi simplement dormir à Beyrouth et faire l’aller/retour.


Sources pour l’écriture de cet article : France Info, Le Petit Journal, France Culture, et moi même avec mes yeux et mes oreilles.

Les liens d’hôtels sont affiliés. Ils t’emmènent directement à la page de l’hôtel en question sur Booking mais ne te feront pas payer plus cher. Ils me permettent de gagner un pourcentage de commission qui fait tourner ce blog.

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Islamabad, Pakistan

Trois vols annulés et un pneu crevé en trois jours. Voilà comment a démarré mon voyage au Pakistan. 

Des imprévus qui me mettent directement dans le bain d’un voyage au Pays des Purs. Entre désorganisation, gentillesse, corruption (si si les deux peuvent aller ensemble) et routes défoncées.

LA MÉTÉO EN MONTAGNE EST IMPRÉVISIBLE, C’EST BIEN CONNU

Mon plan de départ était de passer une nuit à Islamabad avant de rejoindre les montagnes du nord. Car début novembre, il commence à bien cailler dans le coin.

Les arrivées à l’aéroport d’Islamabad

Sur les conseils d’un contact devenu ami (comme on s’en fait pas mal au Pakistan), j’achète un billet pour Islamabad/Gilgit, et m’épargner une portion de route à l’aller.

D’habitude je ne rechigne pas le petit voyage d’une dizaine d’heures en bus local mais le temps presse.

Et la neige tombe déjà. Donc je me dis que cette solution est plutôt pas mal.

L’erreur de débutante.  

7 HEURES D’ATTENTE À L’AÉROPORT D’ISLAMABAD

Le jour J, réveil à 5 heures pour un décollage à 7h. 

Jusque là tout va bien. 

Sur place, Tahir mon couchsurfer/guide/trekker (homme multifonctions) et moi même (juste moi) savons déjà que le temps est mauvais dans les montagnes. Mais le vol est toujours affiché sur les écrans dans le hall de l’aéroport. Une fois nos cartes d’embarquement en poche, nous nous postons devant les portes.

7h arrive et rien n’arrive. Une demi-heure plus tard, le personnel annonce officiellement que le vol est annulé pour cause de mauvaise météo. 

Islamabad, Pakistan
Des passagers protestent devant les guichets de PIA suite à l’annulation de leur vol.

Sur le moment, je suis plutôt rassurée de ne pas finir en charpie sur un pan de montagne enneigée à 8000m d’altitude.

Au moins, ils ne prennent aucun risque.     

Un vol pour Skardu, une ville également située au nord est prévu en fin de matinée donc nous tentons notre chance. Rebelote, carte d’embarquement, plusieurs heures d’attente et vol à nouveau annulé.

Bad luck. Enfin presque.

L’AVION POUR SKARDU PART FINALEMENT POUR KARACHI!

C’est là que le sketch commence. 

C’est un peu de ma faute aussi car je ne voulais pas prendre la route malgré l’insistance de Tahir. Je veux tenter le vol de la dernière chance, dimanche, soit deux jours plus tard.

Le deuxième jour J, on arrive à l’aéroport et on apprend directement que le vol est à nouveau annulé!!!

Les passagers, très calmes les jours précédents, protestent depuis une demi-heure avec pancartes, slogans et vidéos postées sur les réseaux sociaux

Les employés expliquent encore que la météo est en cause. Mais cette fois-ci, le coup ne fonctionne pas.

“L’avion de Skardu remplace un autre en partance pour Karachi.”

Tous les vols pour Gilgit, une autre ville située dans le nord du pays, ont décollé sans problème durant la matinée. En revanche, un vol pour Karachi a dû être annulé pour cause de problème technique au sein de l’appareil. 

C’est là que vient le hic.

Les passagers soupçonnent PIA (Pakistan International Airlines) d’avoir réquisitionné l’avion en partance pour Skardu pour remplacer celui en panne, qui devait partir pour Karachi. Les vols en partance pour le nord étant souvent annulés, les dirigeants ont dû se dire que ça allait passer ni vu ni connu. Bien tenté… 

“Les gens de Skardu sont des gens simples, ils ne protestent pas d’habitude, c’est la première fois que je vois ça”

Hussain, un passager.  

L’histoire ira d’ailleurs faire un petit encart dans les journaux du pays quelques jours après notre passage dans l’aéroport. Le ministre du tourisme au Gilgit-Baltistan (province du Pakistan) s’est filmé en train de brûler sa veste dans le hall de l’aéroport pour protester contre un énième vol annulé.

https://twitter.com/loving_gb/status/1063097568098484224

SE METTRE QUELQUES SOUS DANS LA POCHE

Pour rajouter une couche à la désorganisation ambiante, Hussain, lui a dû faire face à une petite mais classique touche de corruption au guichet de réservation.

Alors qu’il a son billet en poche pour le vol de Gilgit à 11h, Hussain arrive l’esprit tranquille devant le guichet d’enregistrement et présente ses papiers à l’employée.

Pourtant, celle-ci lui explique que son billet n’est pas conforme. Il doit à nouveau se rendre au guichet de réservation, à l’étage au-dessous. Ce qu’il fait tout de suite pour ne pas rater son vol. Lorsqu’il arrive devant le même gars qui lui a vendu le ticket une heure plus tôt, ce dernier, tranquille,  lui explique qu’il doit payer une amende de 300 roupies PK. Et au check-in il devra également payer 200 roupies de plus!! Pour une erreur (si elle existe) qui n’est pas la sienne.

Du coup, il vient rejoindre le groupe des protestataires au guichet.

Je regarde ce manège d’un air surpris et pas si dépaysée finalement…bonne française habituée au manifestations. Au bout d’un moment, il comprend que son siège a été attribué à quelqu’un d’autre qui protestait dans le groupe des mécontents voulant se rendre à Skardu…Quel bordel !

Pour les Pakistanais avec qui je discute en attendant une issue favorable qui n’arrivera jamais, cette situation n’est juste que l’un des nombreux exemples de la désorganisation et de la corruption qui règnent au Pakistan.

“PIA est l’une des compagnies aériennes les plus inefficaces au monde” m’explique Hussain, le sourire jaune aux lèvres, tant la situation est rocambolesque mais banale ici. 

PRENDRE LA ROUTE

Quand tu voyages au Pakistan, il faut t’attendre à l’inattendu. 

On finit par sortir une bonne fois pour toutes de cet aéroport de l‘enfer. Hussain que l’on ne connaissait donc pas il y a 3h, monte avec nous. Le plan B est enclenché. en même temps, c’est pas plus mal de partir en voiture plutôt qu’en avion, ça pollue moins.

Mais prendre la route au Pakistan, c’est une aventure en soi.

16 heures de route minimum nous attendent pour atteindre le Gilgit-Baltistan. Donc retour à la case départ chez Tahir.

Mais comme trois emmerdes n’arrivent jamais sans la quatrième: la roue avant droite de la voiture crève.

On a fait deux mètres dans le parking.

S’ensuit une danse à celui qui se souviendra comment on change une roue version « celui qui saute le plus fort sur la clé pour desserrer les écrous ».

En général, ça fonctionne sauf quand la clé est mise à l’envers.

Finalement, Tahir appelle l’un des gardiens de l’immeuble où il habite. Ce dernier s’exécute en 30 secondes.

Je suis pas prête de faire le Paris/Dakar.

Le gardien de l’immeuble (en bleu) bien plus habile que nous trois réunis.

Une fois la roue changée, Tahir va au garage pour mettre une rustine dans la roue crevée. Bonne idée car elle recrèvera par la suite.

Avec nos roues flambant neuves, nous prenons enfin la direction des montagnes.

Un roadtrip qui ne durera pas 16 mais 21h, sur une route tellement défoncée que l’on doit parcourir environ 400km à 20/30km/h… 

Karakoram highway, Pakistan
Glissements de terrain sur la Karakoram Highway avant Chilas.

PRESQUE CONCLUSION AVANT LE PROCHAIN ÉPISODE 

Voici donc un voyage qui démarre à la pakistanaise.

Les gens ici appellent ça “Jugaad”. Ce qui peut se traduire par : les emmerdes n’en finissent pas de te tomber sur le coin de la face mais tu trouves toujours une solution pour te dépatouiller..

J’aime bien l’idée.

Surtout après coup, car sur le moment mon adhésion au concept n’était quand même pas si flagrante.

Épisode suivant :

Karakoram highway : route majestueuse et mal de l’altitude.

Karakoram highway, Pakistan

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Parc National de Nyungwe, Rwanda

Nyungwe est l’un des parcs les moins fréquentés du Rwanda et pourtant il vaut le détour.

Je n’ai pas regretté mon passage express dans cet immense coin de verdure unique au monde.

(Pour les infos pratiques, rendez-vous tout en bas de cet article 😉 )

Aussi appelée la forêt tropicale de Nyungwe, le parc se situe au sud-ouest du pays et s’étale sur plus de 1000m2.

C’est la plus large forêt tropicale humide et la plus grande forêt de montagne d’Afrique. C’est aussi l’une des plus anciennes forêts tropicales du continent africain.

 

Une faune et flore exceptionnelles

Le parc abrite environ 275 espèces d’oiseaux dont le Touraco géant, un grand oiseau au plumage bleu magnifique et plein d’autres oiseaux aux noms étranges!

C’est l’un des parcs les plus réputés d’Afrique de l’est pour les amateurs d’observation d’oiseaux.

Nyungwe, Rwanda

Mais la végétation dense ne rend pas l’observation facile.

Pour le touraco, on a juste eu la temps d’entendre son cri strident et distinguer quelques plumes bleutées en contrebas de la canopée, qu’il disparaissait entre les arbres.

La végétation est vraiment épaisse. Vu d’en haut, on dirait même un gros brocolis…

Le parc abrite aussi plus d’une centaine d’espèces d’orchidées. Elles fleurissent surtout en mai et juin. Tu peux aussi y voir treize espèces de primates ainsi que des chats dorés, antilopes noirs, ou encore des sangliers..

Ces deux singes que tu vois au dessus en photo :

  • Singe argenté, appelé aussi singe bleu (même si ils ne le sont pas vraiment, ou alors je ne vois pas bien les couleurs…)
  • Cercopithèque de l’Hoest (à gauche)

Pour ce dernier, on en a vu par groupes de 15 aux abords de la route principale qui traverse le parc. Nous sommes sur leur territoire et ils nous le font bien sentir en créant des bouchons 🙂 . Mais, il n’y avait pas foule de voitures.

Le dernier éléphant du parc aurait été tué en 1999 par un braconnier près du marais Kamiranzovu. Cette disparition créé d’ailleurs un déséquilibre forestier.

 

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Les lianes et les plantes grimpantes, dont raffolent les éléphants, étouffent littéralement la forêt. Auparavant, les pachydermes limitaient leur propagation.

Un projet de réintroduction de l’espèce serait en discussion pour rétablir l’écosystème.

Les derniers buffles auraient également été tués dans les années 70.

Histoire mouvementée

L’histoire du parc est étroitement liée à celle du pays. Classée réserve naturelle par les Belges et Allemands depuis 1903, les premiers sentiers sont ouverts aux randonneurs en 1987 (dont les fameux colored trails) .

Malheureusement, plusieurs espèces animales disparaissent dont l’éléphant de montagne et le buffle entre les années 70 et 90.

Pendant le génocide, toutes les installations touristiques et les aménagements du parc sont détruits. La forêt dense devient un repère de mercenaires comme le citera dans son livre « La fin du silence » l’ancien officier de l’armée française Guillaume Ancel. Si bien que plus personne ne se risque à la traverser.

Le gouvernement rwandais prend la décision de classer la forêt parc national en 2004 pour protéger ce patrimoine naturel.   

Le magnifique trail d’Igishigishi

C’est celui que je ne voulais pas rater. C’est aussi l’un des seuls chemins faciles et accessibles directement depuis la réception d’Uwinka.

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Donc pas besoin de voiture pour accéder au départ du sentier contrairement à la majorité des autres trails.

Emmenés par notre guide (guide obligatoire pour toutes les randonnées au sein du parc), le sentier serpente en descendant à travers l’étouffante végétation. La randonnée dure environ 2/3h.

Le personnel du parc nous a fortement conseillé de louer des bottes à la réception. Le chemin est boueux et glissant. Donc avec nos bottes et nos chaussettes au dessus du pantalon, nous arrivons devant le pont suspendu appelé la canopée (canopy trail en anglais).

Le pont passe à 60m au dessus du sol et offre une vue imprenable sur la forêt. Attention ça tangue un peu quand on est dessus mais c’est très sécurisé.

Parc National de Nyungwe, Rwanda

C’est au retour qu’on a eu la chance d’observer les singes argentés.

Il sautaient d’arbre en arbre et mangeaient tous les fruits qu’il trouvaient sur leur passage. J’ai réussi à prendre cette photo depuis le pont suspendu (sans trop trembler).

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Normalement, c’est assez inhabituel de pouvoir observer des primates sur ce trail nous a expliqué le guide. Il faut croire que l’on a été chanceux.   

Recommandations

  • Chaussettes montantes (pour éviter les fourmis qui t’attaquent en remontant par les chevilles 🙂 )
  • Chaussures à crampons ou bottes de pluie (la réception d’Uwinka peut fournir des bottes)
  • Parka et vêtements imperméables
  • Eau

Un site trop souvent délaissé

 

Souvent oublié des touristes et des agences de voyage

Malgré toutes ces qualités, Nyungwe reste encore largement méconnu et peu visité.

La plupart des touristes préfèrent passer du temps dans le parc national des volcans pour voir les gorilles ou explorer les sentiers de l’Akagera dans l’est du pays où antilopes, léopards, hippopotames et autres mammifères sont faciles à observer.

Ce parc vient d’ailleurs de réintroduire des lions et des rhinocéros il y a quelques années et entre donc dans la catégorie des big five.

 

Un accès difficile

Mais le plus compliqué reste l’accès au parc.

Pour y aller, il faut compter entre 6 et 7 heures de bus depuis Kigali. Tu peux également arriver depuis Kibuye comme nous l’avons fait (4/5h de route). Il faudra que tu enfourches une moto-taxi pour la dernière demi-heure de route jusqu’à Gisakura. Compte une demi-heure de plus pour atteindre l’entrée du parc!

Bref, ce n’est pas le site le plus facile d’accès.

Le meilleur moyen pour y aller reste donc la voiture personnelle, ou de location.

Mais les tarifs peuvent varier du simple au double donc ce n’est pas pour les petits budgets (entre 70 et 120 dollars la journée en moyenne).

 

Peu d’hébergements

Longtemps délaissé au profit d’autres parcs sans doute plus rentables, il n’existe également pas beaucoup d’endroits pour dormir.

Au moment où nous y étions, seuls deux hébergements se situaient près de l’entrée d’Uwinka, la réception principale du parc!

Tu peux aussi planter la tente à la réception, où un espace de camping avec sanitaires est disponible. C’est une bonne option pour les petits budgets.

Liste “quasi” exhaustive des autres trails à faire

Les tarifs sont calculés pour les étrangers par jour, et varient suivant le nombre de jours mis pour les parcourir.

La plupart des trails sans guide spécialisé (oiseaux ou singes) coûtent environ 60 dollars/jour/personne (tarif pour les touristes étrangers).

Les prix peuvent varier d’une saison à l’autre.

 

Principaux trails populaires et faciles d’accès

 

  •  Colored trails (7 trails dont celui d’Imbaraga et Igishigishi) : 60 dollars. Les départs se font depuis la réception Uwinka
  • Isumo waterfall trail : 50 dollars, 10,6km – 4h : plantation de thé, chute d’eau, singes. Départ depuis la réception Gisakura
  • Kamiranzovu trail : 40 dollars (6km – 3/4h : marais de Kamiranzovu, observation d’oiseaux. Départ entre Uwinka et Gisakura

_________

Si tu veux faire appel à un guide spécialisé pendant ta randonnée, il te faudra payer un peu plus cher :

– Guide spécialisé pour l’observation des oiseaux : 70 dollars/jour, 90 dollars pour 2/3 jours

– Guide spécialisé chimpanzés : 90 dollars/jour, 110 dollars pour 2/3 jours (trail possible à faire depuis les réceptions d’Uwinka et Gisakura, attention prévoir peut-être une voiture pour accéder au départ)

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Autres sentiers :

 

  • Ngabwe trail : 4,7km – 3/4h : belles vues, possibilité de voir des Colobes, cercopithèques de l’Hoest, et des Mangabey (cercocèbes à collier?)
  • Mont Bigugu Trail : 7km – 6h le sommet le plus haut de la forêt (2950m), possibilité d’observer des oiseaux (dont le Phyllante à collier roux)
  • Karamba birding trail : 4km – 3h : observation d’oiseaux
  • Imbaraga trail : 10km – 6h : 4 chutes d’eau, chimpanzés, sentier difficile (départ depuis la réception d’Uwinka)
  • Irebero trail : 3,5km – 3h : belles vues sur le lac Kivu et les deux plus haut pics de la forêt
  • Umogote trail : 3,6km – 3h : vues sur l’ouest de la forêt et les montagnes du Burundi quand le temps est clair
  • Rukuzi trail : 9km – 5h : sentier difficile, magnifiques vues, possibilité de voir des chimpanzés
  • Umuyove trail : 5,6km – 3/4h : chute d’eau, canopy forêt, oiseaux et singes
  • Muzimu trail : 5,2km – 3,5h : vue à 360 degrés sur le parc et le lac Kivu au loin
  • Congo Nile divide trail : 42,2km – 3/4 nuits : source du Nil (à ne pas confondre avec le Congo Nile Trail qui longe le lac Kivu et dont une partie a été récemment goudronnée)

 

Réceptions :

 

  • Uwinka : principale réception située au milieu du parc, à 30min en moto-taxi de Gisakura (village)
  • Kitabi : à l’entrée est du parc du côté de Butare
  • Gisakura : entrée côté ouest du parc à partir de Cyangugu

 

Comme tu peux le voir, les belles randonnées ne manquent pas à Nyungwe. Du petit sentier de 4km au plus long de 4 jours, les trails qui serpentent à travers la forêt de Nyungwe font plus de 130km si on les mets bout à bout !

Donc il y a de quoi se balader dans cet endroit du bout du monde.

Infos pratiques

Pour accéder au parc (réception d’Uwinka)

 

– Si tu arrives de Kibuye : le bus Kibuye/Cyangugu  s’arrête à Buwinga, il te reste ensuite 1h en moto-taxi jusqu’à l’entrée du parc.

– Si tu arrives de Kigali : le bus Kigali/Cyangugu s’arrête devant l’entrée du parc. Il faut te signaler au chauffeur. Dans l’autre sens, demande au gérant de ton hôtel qu’il te réserve une place dans le bus à l’avance car les véhicules sont régulièrement bondés.

 

Hébergements

Il y a quelques adresses d’hôtels dans et autour du parc mais fais attention aux distances car beaucoup d’hébergements sont situés plus ou moins loin des réceptions et des départs de sentier, ce qui t’oblige à avoir une voiture pour te déplacer.

Si tu viens en bus, les hôtels et gîtes qui sont les plus proches de la réception d’Uwinka sont situés à Gisakura (30min en moto-taxi).   

  • Gisakura guesthouse : gîte d’étape situé sur la route allant à la réception d’Uwinka, 35dollars la chambre simple, 55 dollars la double. Très bon restaurant abordable. Le gîte possède un magnifique jardin fleuri où une nuée de colibris viennent manger le nectar des fleurs. Ce spectacle donne envie de camper dans le jardin 🙂
  • Camping à la réception Uwinka au sein du parc (douches et sanitaires disponibles)
Parc National de Nyungwe, Rwanda
Adresse à éviter :

– Keza guesthouse (Gisakura) : Nous y avons dormi une nuit. Les chambres étaient bruyantes, les douches en mauvais état. Dans ma chambre, les toilettes ne fonctionnaient pas et un filet d’eau froide coulait de la douche. On avait payé 25 dollars la nuit. Cuisine indescriptible mais gérant très sympa.

 

Autres adresses pour ceux qui sont en voiture sans contrainte de transport :
  • Nyungwe Top view hill hotel : lodges, 150 dollars pour une chambre simple, 220 dollars pour une double, restaurant, wifi.
  •  One and Only : 1000 dollars la chambre double! Mais le confort est optimal.
  • Kitabi Eco center : nouvelle adresse située à l’est du parc. Premiers prix à 19 euros (tentes, bungalows, chambres)

Conclusion

 

Cet article est bien dense comme la forêt de Nyungwe !

Depuis quelques années, le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour rendre le parc plus accessible aux touristes et il se peut que de nouvelles adresses d’hébergements par exemple ai ouvert entre temps depuis la rédaction de cet article.

D’ailleurs, si tu as des infos à apporter ou tout simplement ton expérience à partager, n’hésite pas à me laisser un commentaire en dessous 🙂

Hébergements recommandés au Rwanda, par zone géographique:

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Lac Attabad, Pakistan

Voyager au Pakistan est dangereux. D’autant plus lorsqu’on est une femme et que l’on a décidé de partir seule. Ou que l’on n’a trouvé personne pour nous suivre dans notre délire.

En réalité, la difficulté d’un voyage au Pakistan, elle survient surtout avant de partir. 

La mauvaise réputation

Quand tu tapes « Pakistan » sur Internet, les infos que tu vas apercevoir en premier lieu ne sont pas des plus engageantes.

Les médias véhiculent une image négative

Beaucoup de médias occidentaux ne tarissent pas de termes et de sujets tous plus négatifs les uns que les autres lorsqu’ils parlent d’un pays comme celui-ci.

Pakistan: au moins 31 morts dans un attentat en zones tribales

Actu.fr (30/11/18)

« Au Pakistan, les Islamistes réclament la pendaison de la Chrétienne Asia Bibi »  

Le Figaro (15/10/18)

« Au Pakistan, les extrémistes du TLP dictent leur loi » 

L’Express (09/11/18) 

« Les intérêts chinois au Pakistan visés par un attentat » 

Le Monde 24/11/18

Le Pakistan se place à la 11ème place des pays les plus dangereux au monde si l’on en croit le classement de Business Insiders, un site d’informations économiques.


Après avoir parcouru ce fil d’actualités, j’étais à deux doigts de m’imaginer que les 200 millions d’individus qui habitent cet État sont tous des fanatiques, qui vivent le couteau entre les dents, un Coran à la main jour et nuit, rêvant aux 72 vierges qui les attendent au paradis.

Le cas Asia Bibi : mon expérience

Au moment de l’Affaire Asia Bibi, cette chrétienne accusée de blasphème et libérée par la Cour de justice pakistanaise, je venais tout juste d’arriver à Islamabad.

Manifestations à Islamabad contre la libération d’Asia Bibi (source France24). 

En fait, je n’ai eu connaissance de la décision de justice et des manifestations que grâce au fil d’actualités internationales de mon téléphone portable.

Alors que je lisais plusieurs articles décrivant un Pakistan paralysé depuis trois jours par des manifestations d’extrémistes religieux, je m’étais rendue plusieurs fois à l’aéroport pour tenter de prendre un avion pour le nord (annulé pour cause de mauvaise météo), et j’avais pu visiter différents endroits de la capitale. Le tout sans rencontrer le moindre fanatique.  

L’effet anxiogène de l’actualité sur un pays musulman…


Mon idée derrière cet exemple n’est pas de fermer les yeux sur tous les problèmes du Pakistan et de te faire croire que tout va bien, que le pays est pionnier en matière des droits de l’homme et de la femme.

Apporter des nuances.

En fait, j’avais eu vent de certains blocages dans les villes, car les Pakistanais lambda (c’est à dire plus de 90% de la population) partageaient des informations sur le trafic routier via Whatsapp.

Ils s’échangeaient des infos sur des déviations pour éviter les routes bloquées par les manifestations…Un peu comme la situation avec les Gilets Jaunes! 

Les zones plus compliquées d’accès : les zones frontalières avec l’Iran, l’Afghanistan, dont la province du Balouchistan. Tu peux t’y rendre mais il faut demander un Non Objection Certificate (NOC) et des policiers t’escorteront où que tu ailles dans ces zones. Dans l’Azad Cashemire, la situation est plus calme mais le NOC est également demandé. Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa que j’ai traversé en voiture côté est, je n’ai pas eu besoin de NOC, alors que les années précédentes il était demandé. La situation semble changer si tu vas à Chitral, ville proche de la frontière afghane (donc renseigne-toi bien si tu veux visiter ces régions).

Selon Jami, un consultant en taxes auprès des entreprises que j’ai rencontré à Lahore, la deuxième ville du pays, ces fanatiques si photogéniques qui font régulièrement la une de nos médias quand on parle du Pakistan, ne représentent que 3 à 5 % du peuple pakistanais.

On a pourtant l’impression de ne voir qu’eux.    


Terrorisme, corruption, pays patriarcal, kidnappings…Pour une majorité de gens, le Pakistan n’est que violence et hostilité. 

Couple au Fort de Lahore, Pakistan
Couple au Fort de Lahore.

L’information « concernante »

Loin de moi l’idée de jeter la pierre sur les médias et de faire des généralités, qu’aujourd’hui malheureusement, beaucoup de gens pensent. 

« Les journalistes sont tous les mêmes »… »des vendus »… »gouvernés par le monde de la finance »… »ils écrivent ce qu’on leur souffle à l’oreille »…etc.

Tout dépend du canal que l’on utilise pour s’informer et comprendre ce qui se passe dans notre monde. Si l’on écoute RFI, on n’entendra pas exactement les mêmes infos que si l’on ne jure que par BFM TV.

Toujours est-il que les médias d’infos généralistes (qui sont quand même ceux qui font le plus d’audience), lorsqu’ils daignent parler d’un pays lointain, et qui fait très souvent partie de ce que l’on appelle le Tiers-monde, ce n’est pas pour publier un sujet sur les progrès qui y sont réalisés.

Tout cela au nom de « l’information concernante ». Les médias partent du principe qu’étant donné que ce pays est géographiquement loin de sa cible (lectorat, audience, audimat…), il ne l’intéressera pas.

Dans le cas contraire, plus l’information est proche des gens géographiquement, mais aussi de leur quotidien, plus les médias s’y intéresseront.

Excepté lorsque l’info a un caractère choquant et « unique ».

Je prends l’exemple de l’Inde. Lorsqu’il y a eu des cas de viols sur fillettes, beaucoup de médias français ont fait un sujet. Ils ont alors constaté que ce sujet créait du buzz. S’en est suivit une pléthore d’autres sujets, les jours et les mois suivants, tous sur les violences sexuelles…en Inde.

Comme si le pays entier n'était peuplé que de prédateurs sexuels.

Alors que le viol touche tous les pays, même les plus avancés en matière de législation contre les violences. Donc cette multitude d’informations toutes sur le même sujet crée un effet anxiogène qui renvoie une image négative et sans nuance du pays en question.

Un pays qui a par ailleurs doublé son PIB en l’espace de dix ans. En 2018, l’Inde a même chipé la place de 6ème puissance économique…à la France.     

La faute du public

Cet effet pervers n’est pas uniquement la faute de nos médias. C’est aussi notre faute à nous les lecteurs, les internautes, les téléspectateurs.

Certains médias ne font que suivre la tendance, parfois sans réfléchir aux conséquences certes. Regarde ce qui se partage le plus sur les réseaux sociaux à part les vidéos de chats. Ce sont les faits divers bien sordides. Des vidéos qui ne sont d’ailleurs pas toutes issues de médias classiques mais parfois tournées par des amateurs. 

Nous nous comportons souvent comme des voyeurs.

Cet effet pervers, beaucoup de médias l’exploitent à fond parce qu’ils doivent avant tout fonctionner comme une entreprise. Sinon ils n’existeraient plus. 

Mais à toi de t’informer autrement aussi.

Aujourd’hui, il existe énormément de moyens de s’informer sans passer par les canaux traditionnels. Bon… il y a aussi beaucoup de fake news notamment sur Internet. Mais c’est un autre sujet dans lequel je ne vais pas me lancer ici car ça risque d’être long!  

À deux doigts de renoncer

Cette image anxiogène a d’ailleurs failli me faire renoncer à mon voyage. Toutes les infos que je trouvais étaient uniquement négatives.  

Parfois les proches ne sont pas de bon conseil

Amis, famille, collègues, tous quasiment sans exception, m’ont déconseillé de partir. Parfois en me faisant clairement comprendre que j’étais irresponsable, voire stupide de me jeter dans la gueule du loup de cette manière. 

Après l’énième message d’un copain me déconseillant fortement d’y aller parce qu’il y avait des enlèvements récurrents dans toutes les grandes villes du pays, j’ai fini par vraiment flipper. 

Donc j’ai raconté cette ambiance pesante à une personne plutôt bien placée pour répondre à mes interrogations: un Pakistanais.

Prendre les conseils à la source.

Il s’appelle Farrukh et il se fait un devoir de rencontrer tous les visiteurs étrangers qui osent venir au Pakistan.

J’étais en contact avec lui depuis plus d’une semaine lorsque je lui demande clairement si je suis folle de venir visiter le Pakistan, surtout toute seule, etc. 

✨L'hospitalité pakistanaise✨Quand je regarde toutes les images que j'ai enregistrées dans mon téléphone, j'ai l'…

Gepostet von Pauline, UnlovedCountries am Samstag, 15. Dezember 2018

Sa réponse ne se fait pas attendre longtemps et fait sonner mon portable pendant la minute qui suit sans discontinuer.

Mon fil de discussion s’allonge de dizaines de contacts de personnes ayant voyagé au Pakistan, de vidéos, d’expériences de filles seules ayant traversé le pays du nord au sud en stop sans rencontrer le moindre problème. 

Nana sceptique par essence.

Je contacte alors plusieurs de ces personnes.

Joseph, un Français d’origine indienne m’explique par téléphone, des trémolos encore dans la voix, avoir été enchanté par son voyage au Pakistan. Il avait lui aussi beaucoup d’a priori avant de partir. Il m’a raconté avoir été accueilli, lui et sa femme, dans une famille pakistanaise pendant plusieurs jours à Lahore. Ces derniers ont organisé une fête pour les 45 ans de mariage du couple. Joseph et sa femme n’avaient mentionné la date de leur mariage à personne! (Un curieux était allé fouiner sur le profil Couchsurfing de Joseph)


Solène, une autre voyageuse, me raconte avoir passé plus d’un mois dans le pays toute seule. Elle faisait du stop pour se déplacer! Et elle a surtout eu des problèmes avec la police qui la suivait partout. Les autorités pakistanaises ont très peur qu’il arrive quelque chose aux quelques touristes venant dans le pays.

Ils savent les effets que la moindre information négative peut provoquer sur l’image du pays et la communauté internationale. D’autant plus si elle concerne un touriste étranger.   


Farrukh ne s’arrête pas là. Il m’invite ensuite dans des groupes de discussion où je suis présentée à plus d’une centaine de Pakistanais/ses.

Les messages de bienvenue inondent le fil et me poussent à ne pas abandonner mon voyage.

Et puis l’aventure.

Finalement après avoir longtemps réfléchi, je décide de partir.

L’arrivée à Islamabad.

Les premières heures à Islamabad, j’étais un peu méfiante.

Bus local bondé, Pakistan
Bus local aux heures de pointe.

Je ne voyais que les différences: les shalwar kameez, les regards surpris et insistants, les chiens de rues et les ordures sur les bords de route.

Un chai et ça repart… 

Puis est arrivé le premier apéro (sans alcool) où une dizaine de gens sont venus. Ils voulaient me rencontrer et me souhaiter la bienvenue.

Ensemble, on a partagé plusieurs litres de chai (thé avec de la cardamome, du gingembre et beaucoup de lait) et des burattas. Pas mal de blagues fusaient sur la réputation de terroristes que se traînent les Pakistanais. 

Deux jours après, je partais en voiture avec Tahir, mon guide, pour visiter le nord. 

Conclusion : l’importance de suivre son instinct avant tout.

Si j’avais écouté les conseils de gens n’ayant jamais mis les pieds au Pakistan, je ne serais pas partie.

Si je m’étais laissée influencer uniquement par les infos de nos médias sur le pays, je ne serais pas sortie de mon village.

Si j’avais lu en entier la liste de précautions énumérées sur le site internet du gouvernement français, je n’aurais pas quitté mon canapé. 

Le soleil se lève sur le lac Attabad, Pakistan.
Le soleil se lève sur le lac Attabad.

Donc je n’aurais pas pu voir ces paysages. 

Ni faire toutes ces rencontres.  

Ou même faire une photo souvenir avec la police (attention.. gars ultra sérieux). 


Pour voir plus de photos et d’infos sur le Pakistan, rejoins-moi sur Facebook et sur le groupe d’entraide de la communauté:


Si cet article t’a plu, lis aussi : Pakistan, météo désorganisation et corruption s’invitent dans mon voyage.

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Une flopée de girafes dans le parc national de l'Akagera, Rwanda

Le Rwanda fait pâle figure en matière de safaris à côté de la Tanzanie et du Kenya voisins.

Hormis pour aller voir les gorilles de montagnes au nord, peu de voyageurs pensent à ce petit pays pour observer des animaux en liberté.

Pourtant, il possède le Parc National de l’Akagera (regarde la carte en dessous pour le situer), une réserve à la réputation jadis intouchable.

Ce parc était même un fleuron en matière de safaris il y a pas mal d’années. Malheureusement le génocide a aussi fait des ravages au sein des animaux. En 1994, il ne restait plus grand chose de vivant sur 4 pattes dans l’enceinte du parc.

Néanmoins depuis quelques années, le gouvernement rwandais fait énormément d’efforts pour réhabiliter le parc et lui redonner son lustre d’antan. Les visiteurs y sont encore peu nombreux (environ 15000 chaque année).

J’y suis allée avec deux amis pour me faire ma propre idée. Voici mon expérience et toutes les infos que j’ai glâné sur place.

 

L’accès de l’Akagera n’est pas facile

Le Parc National de l’Akagera est situé dans l’est du pays à environ 2 heures de route de Kigali, la capitale. Ce n’est pas facile pour y aller en top budget car il faut louer un 4×4. La route n’était pas encore totalement goudronnée début 2018 et je crains que les travaux ne soient pas encore terminés à l’heure où tu me lis.

Jamais je ne louerai cette m…

Ce qui veut dire…pas de bus et autres transports en commun en général plus abordables. Le seul moyen d’y aller – à part le stop couplé à un gros coup de chance car il n’y a pas beaucoup de passage – est de louer une voiture, de préférence un 4×4.

 

Obligation de louer un 4×4

Au départ, mon instinct écolo me disait « Va de retro 4×4 pollueur de mes 2, jamais je ne louerai cette m… » mais malheureusement, il n’y a pas trop le choix si tu ne veux pas te retrouver bloqué dans un trou sur un chemin de terre en plein milieu d’une réserve où tu peux croiser des hyènes, des léopards, des éléphants…

Bref ok je mets un coup de taquet à ma conscience écolo et nous voici partis avec mes deux amis au volant d’un beau spécimen à l’arrière-train bien puant.

 

Et le tarif dans tout ça ?

On a payé 70 dollars par jour à deux. Un super prix étant donné la moyenne des tarifs touristes plus proches de 200 dollars la journée ! C’est grâce à notre ami Théo, rwandais, qui a négocié avec une connaissance à lui.

Parc National de l'AkageraAprès avoir rempli le coffre de nourriture et de quelques bières, on a atteint l’entrée sud du parc appelé Kiyonza en milieu d’après midi.

Autre solution : Tu peux aussi prendre un taxi qui t’emmène jusqu’à l’accueil du parc. Ensuite tu devras réserver une place dans la jeep des guides pour les safaris de nuit ou de jour. Je te donne tous les tarifs en bas d’article.

Mais avant, le plus important : où dormir?

 

Hébergements

Il n’y a pas énormément voire pas du tout d’hôtels, ni d’auberges aux alentours du parc.

La seule solution est de dormir à l’intérieur.

Campement dans le parc national de l'Akagera au RwandaDonc une fois dans l’enceinte, on a foncé vers l’accueil pour réserver un hébergement. Le parc possède trois campements mais aussi deux lodges qui ont été réhabilitées il y a quelques années. Mais ce n’est pas le même tarif (minimum 100 dollars la nuit en lodge).

On a opté pour le camping.

 

Si tu cherches d’autres hébergements : Où dormir pendant ton voyage au Rwanda? 

 

Quelques minutes après notre arrivée, le parc nous montrait ses merveilles

Une fois l’hébergement et notre safari réservé pour la tombée de la nuit, on a décidé d’aller faire un petit tour autour de l’accueil pour tenter d’apercevoir des animaux.

Parc National de l'Akagera

On roulait depuis 15 minutes quand on a commencé à apercevoir des zèbres, des topis, et des phacochères de tous les côtés…puis des giraffes, beaucoup de giraffes. Ces dernières ne sont pas natives du parc.

Les premières giraffes « massaï » ont été introduites en 1986. Aujourd’hui, il y en a des centaines.

Parc National de l'Akagera

Des giraffes partout et…un léopard.

Un magnifique léopard caché dans la brousse, ça te dit?

Pour un parc qui essaie de se racheter une conduite, j’ai trouvé ça plutôt incroyable. Car en général, le léopard est un animal nocturne assez difficile à observer.

Move backward, more…no…wait, a little bit more…

Pour reprendre depuis le début, nous sommes montés dans la jeep du guide pour un safari drive de 3h à la tombée de la nuit.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, on est allés chercher trois autres visiteurs qui attendaient devant leur loges.

Une fois dans la voiture, ces derniers étaient assez bruyants, et ne suivaient pas grand chose de la visite.

Le guide a commencé à utiliser sa lampe pour le faire bouger.

Ils regardaient d’un oeil peu intéressé, les animaux que l’on croisait sur notre trajet et préféraient se raconter leurs expériences précédentes en safari plutôt que de profiter de celui qu’ils étaient en train de faire (trouve l’erreur…). 

Jusqu’à ce que le guide s’arrête, silencieux, la tête à travers le toit ouvrant de la jeep.

Pour que tu t’imagines bien la scène, il faisait l’une de ces nuits d’encre noire bien épaisse, où à part devant les phares allumés, on n’y voyait que dalle. Le guide, avec sa lampe torche et ses petites lunettes, s’est mis à chuchoter au conducteur, « move backward, more…no…wait, a little bit more… » jusqu’à ce qu’il pointe une forme de la taille d’un petit pois à travers les herbes hautes.

C’était un léopard, couché, qui nous regardait.

 

J’étais scotchée! Tous seuls dans notre voiture, on serait passés devant sans faire attention. Il n’y a qu’avec un guide expérimenté que tu peux avoir la chance d’observer un animal aussi bien caché comme l’était celui-ci. 

Parc National de l'Akagera

Le conducteur s’est alors mis en quête de s’approcher tout doucement. Tous nos yeux étaient braqués sur la forme indécise.

Derrière, les trois pipelettes ne mouftaient plus.

 

L’observation des deux côtés

On se rapproche, encore et encore, j’avais peur qu’il se fasse la malle sans demander son reste. Mais non. Plus on avançait plus on voyait, son pelage, ses tâches, ses yeux luisants se dessiner grâce à la lampe du guide. Parc National de l'Akagera

Alors que l’on était à 20 m, le guide a commencé à utiliser sa lampe pour le faire bouger.

Un coup il la braquait sur le léopard, un coup à côté. Et ça a fonctionné. Intrigué, il s’est levé pour venir voir de plus près ses visiteurs.

 

Et il a fait des tours autour de la jeep. Pour disons…Observer sa proie…

Le léopard, à peine âgé d’un an, a dû faire 10 fois le tour de la voiture! Et nous, le regard médusé, on le regardait faire. Et on mitraillait aussi.

Parc National de l'Akagera

Parc National de l'Akagera

Par contre, ce n’était pas évident d’avoir une photo potable en pleine nuit noire.

Et plein d’autres animaux…

C’est compliqué de te lister tous les animaux que l’on a pu observer car il y en avait beaucoup! Voici d’autres photos prises pendant ces deux journées.

Parc National de l'Akagera

On s’est demandés si c’était Mutwale…


Parc National de l'Akagera

Genêt tacheté


Parc National de l'Akagera

Un impala qui prend la pose


Parc National de l'Akagera

Singe vert


Parc National de l'Akagera

Pas tout apparemment…


Parc National de l'Akagera

Hippopotame

Parc National de l’Akagera, une histoire mouvementée

Le Parc National de l’Akagera a été créé en 1934.

À l’époque, il devait faire environ 2700 m2 de surface. Quelques années après le génocide, l’État a réduit la taille du parc pour donner des terres agricoles aux milliers de réfugiés qui arrivaient de Tanzanie et d’Ouganda.

Le parc a donc été amputé des 2/3 de sa surface. La plupart des animaux avaient également disparu en majeure partie à cause de la chasse.

Mutwale, le seul éléphant du parc qui a survécu au génocide

Il y a une légende au sein du parc qui raconte qu’un seul éléphant aurait survécu au Génocide.

Les guides l’appellent Mutwale ou « angry elephant » parce qu’il est souvent énervé…

Une année, il aurait même agressé des campeurs qui s’étaient installés sur le campement sans clôture au bord du lac Shakani. 

Du coup, les employés du parc ne sont pas très sereins lorsque des campeurs veulent s’installer sur l’aire. Ils nous ont clairement dissuadé d’y dormir…au cas où!

Depuis 2010, le parc est géré en partie par l’APN (African Park Network), une ONG sud africaine qui tente d’enrayer le déclin de plusieurs parcs d’Afrique. Plusieurs espèces animales ont été réintroduites dont des rhinocéros et des lions mais je n’ai pas eu l’occasion d’en voir.

Au prochain coup peut-être ^^

 

Tous les tarifs en 2018 pour deux journées (entrée, activités…) 

Au total, notre petit trip de deux jours dans le parc nous aura coûté 240$ par personne.

Détail de mes dépenses

  • Location de la tente : 10$
  • Nuit en camping : 25$ (par personne)
  • Location 4×4 : 70$/jour
  • Essence : 53$ soit 46 000 RwF
  • Entrée du parc : 40$
  • Nourriture : 14 000 RwF
  • Entrée pour le chauffeur+nuit (tarif pour les Rwandais) : 7 000 RwF+12,50$
  • Safari drive de nuit : 40$ (par personne)

 

Toutes les activités que tu peux faire (prix par personne)

  • Safari de nuit : 40$
  • Safari le matin : 25$
  • Safari en bateau : 25$
  • Behind the scene : 25$  (minimum quatre participants, prix par personne) c’est une activité où les guides t’expliquent comment fonctionne la gestion du parc et la protection des animaux.

 

Pour avoir la liste des hébergements du parc, jette un oeil à mon autre article (scrolle tout en bas pour voir ceux du parc de l’Akagera) :   Où dormir pendant ton voyage au Rwanda?

J’ai oublié quelque chose ?

Dis-le moi en commentaire 🙂

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Kinigi Guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

(Article mis à jour en février 2019)

Voici les meilleures adresses d’hébergements au Rwanda où j’ai séjourné pendant mon voyage.

Les meilleures mais aussi les mauvais plans. La plupart des hébergement sont bon rapport qualité/prix, avec des exceptions pour le parc National de l’Akagera où je t’ai listé quelques lodges car il n’y a pas beaucoup de choix hormis le camping sur place.

Cette liste est loin d’être exhaustive donc si tu as des bons plans à partager, n’hésites pas à me le marquer en commentaires.

 

Kigali,  la capitale

Recommandation : Mijo Hostel

À éviter : L’Auberge La Taverne

Mijo Hostel, l’auberge de jeunesse « comme à la maison »

Si tu cherches un pied-à-terre super agréable pour t’acclimater tranquillement à la capitale, cette adresse est parfaite. L’auberge est située dans le quartier des expatriés et des ambassades.

Elle est essentiellement fréquentée par des backpackers et des humanitaires. Le gérant, Joseph et son personnel, sont super accueillants.

Les chambres sont vraiment propres et à un prix imbattable comparées aux offres des environs : 12 euros la nuit pour un lit en dortoir, petit déjeuner inclus. Mais si tu veux ta propre chambre, ils ont aussi ce qu’il faut.

Les douches sont clean mais par contre, il n’y a peu ou pas d’eau chaude car l’hôtel est alimenté par des panneaux solaires qui n’emmagasinent la chaleur que durant la journée. Donc le soir ou le matin, à l’eau froide tu te doucheras ! Pour ma part, ça ne m’a pas du tout dérangé…au contraire avec la chaleur !

Les petits déjeuners sont bons et suffisants pour mon estomac. Après tout dépend du tiens ! Ils m’avaient servi des fruits avec du pain de mie et du café/thé à volonté.

Conseil lecteur :

 Murugo Hostel

L’Auberge La Taverne : propreté douteuse et gérant pas très sympa

Si il y a un hébergement que je te conseillerais d’éviter, c’est celui où j’ai dormi la première nuit de mon arrivée au Rwanda : L’Auberge La Taverne.

Je n’ai rien contre la propreté douteuse des draps, les prises électriques hors d’usage, ni le filet d’eau qui coulait dans la salle de bain pour prendre ma douche, mais si je compare au prix que j’ai payé 25 dollars+l’accueil glacial du gérant, j’ai trouvé ça un peu cher payé.

Le seul point positif, c’est l’accueil au bar/restaurant de l’auberge qui était parfait. Les plats y étaient bon marché.

Parc National des Volcans

Recommandation : Kinigi Guesthouse

Quelques jours reposants à Kinigi Guesthouse

Nous sommes restés deux nuits à Kinigi Guesthouse pour effectuer le trek de Bisoke.

Pour 15 dollars/nuit la chambre double, je crois qu’on ne peut pas faire plus compétitif dans le coin clairement dominé par les lodges à plus de 100 dollars la nuit.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans.

Le personnel est très chaleureux et serviable. Les chambres sont équipées de moustiquaires, et les douches sont fonctionnelles sans eau chaude mais avec des claquettes mises à disposition 🙂 .

C’est l’un des hébergements au Rwanda à ne pas manquer si tu voyages en petit budget.

L'allée qui donne aux chambres, Kinigi guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

La guest dispose d’un bar/restaurant et d’une terrasse très reposante où l’on peut boire et manger en écoutant les oiseaux chanter.

La terrasse de la guesthouse Kinigi, Parc National des Volcans
Il y avait pas mal de plats indisponibles sur la carte lorsqu’on commandait nos repas mais c’était peut-être dû à la basse saison (février).

Si j’avais pu je serais bien restée quelques jours de plus dans ce lieu très reposant et vraiment abordable.

L’argent des locations est reversée à l’Association de Solidarité des Femmes Rwandaises qui vient en aide aux femmes vulnérables.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans (Headquarters)

Accès

Si tu arrives de Kigali : Le trajet s’effectue en deux temps : Kigali/ Musanze puis Musanze/Kinigi. C’est ce qu’on a fait. Ensuite, on a marché pendant 45 min avec nos cartes GPS préalablement téléchargées pour rejoindre l’hébergement. Tu peux aussi prendre une moto taxi depuis le terminal de bus de Kinigi si tu n’as pas le courage de marcher avec ton sac de rando.

Si tu arrives de Gisenyi : Le bus est sans arrêt entre Gisenyi et Kinigi. Ensuite, c’est le même topo depuis le terminal de bus de Kinigi jusqu’à la guesthouse.

Important : Si Kinigi Guesthouse est proche de l’entrée de l’office du Parc, les départs de trek, eux, ne le sont pas.

Donc, il te faudra un moyen de transport (moto ou 4×4) pour atteindre le départ. Pour Bisoke, le départ se situe à 30 min en voiture des Headquarters. On a eu la chance de tomber sur deux voyageurs suisses qui nous ont pris en lift dans leur voiture.

Sinon, il nous fallait louer un 4×4 à environ 80 dollars la journée.

Kibuye, sur les rives du lac Kivu

Recommandation : Home Saint Jean

Le Home Saint Jean, un havre de paix avec vue incroyable

Perdu au fond d’une impasse, cette ancienne place catholique est tout simplement l’un des plus beaux spots où l’on a dormi durant notre voyage. Aujourd’hui, elle sert avant tout de lieu pour des séminaires et d’hôtel pour les touristes. Le bâtiment est construit sur un promontoire avec vue imprenable sur le lac Kivu.

Pour une chambre 1 personne avec vue sur le lac, j’ai payé environ 15 dollars en basse saison…Des tarifs vraiment pas chers comparés au paysage que tu peux observer depuis ta chambre !

Terrasse du Home Saint Jean à Kibuye

L’hôtel possède également un restaurant où l’on peut commander des plats à des prix bon marché. Ils proposent quelques plats locaux notamment à base de poissons pêchés dans le lac.

Le centre de Kibuye se situe à 10 minutes à pied.

L’accueil de l’hôtel organise aussi des visites en bateau de l’île Munyanini, l’île aux singes, etc.

Le Parc National de Nyungwe

Recommandation : Gisakura Guesthouse

À éviter : Keza Guesthouse

Keza Guesthouse = grosse déception

Le guide que nous avions n’en disait que du bien. On a donc décidé d’y dormir une nuit pour pouvoir faire le trail Ishigishigi (aussi appelé Canopy Walk) dans le Parc National de Nyungwe.

Trail Ishigishigi, appelé aussi canopy walk, Parc National de Nyungwe au RwandaMalheureusement, je crois qu’aucun agent n’y avait mis les pieds depuis un moment pour mettre à jour les infos mentionnées dans le bouquin.

Clairement, la description qui était faite de l’hôtel ne correspondait plus à la réalité.

Payer 25 dollars pour une chambre bruyante avec des toilettes et une douche qui ne fonctionnaient pas, était clairement du vol. Sans parler du trou dans le mur de la salle de bain me notifiant l’emplacement de ce qui devait, jadis, accueillir un lavabo.

Pour en rajouter une couche, les hommes du village regardaient le foot à la TV dans la salle/restaurant… Évidemment, l’insonorisation n’était pas non plus le point fort du bâtiment. Et encore, j’aurais toléré si j’avais pu prendre une douche normalement ou pisser dans mes toilettes sans devoir emprunter celles du voisin…Bref, cet hôtel a clairement besoin d’un sérieux coup de maintenance ou alors les prix doivent être revus à la baisse.

L’hôtel dispose aussi d’un restaurant où l’on peut manger des aliments dont on ne connait ni l’origine ni l’espèce.

Seul point positif, la gentillesse du gérant.

Je me sens un peu coupable d’écrire autant de choses négatives, mais en même temps, je ne peux pas conseiller cet endroit. Ce n’était vraiment pas la meilleure nuit de mon séjour au Rwanda !

Gisakura Guesthouse et son joli jardin peuplé de colibris

Après avoir ingurgité un plat de nourriture à l’origine inconnue, nous avons décidé de partir en quête d’une autre place où l’on pourrait au moins manger des aliments bons qui ne nous donnent pas la diarrhée ^^ …

On a décidé de se rapatrier sur Gisakura Guesthouse…C’était le seul autre choix dans les environs. Le nombre d’hôtels et de restaurants à Nyungwe n’est pas très abondant.

Gisakura guesthouse, Parc National de Nyungwe au Rwanda

Arrivés dans le jardin de la guesthouse, on est restés plantés, le visage émerveillé, devant un parterre de fleurs aux couleurs roses orangées. Une nuée de colibris s’échinait à passer de fleurs en fleurs pour en boire le nectar.

Rien que pour profiter de ce spectacle, on a failli aller chercher nos sacs pour camper dans le jardin !

Redevenus raisonnables, nous avons finalement opté pour simplement manger sur place. Les plats servis étaient excellents et vraiment abordables niveau prix. Une belle surprise qui nous a remis sur pied avant de repartir dormir dans notre taudis.

Malheureusement, nous n’avons pas testé les chambres de l’établissement, ayant déjà payé pour Keza Guesthouse.

Mais si tu souhaites passer quelques jours dans le Parc National de Nyungwe, tente soit cette adresse – au moins tu y mangeras bien – soit le campement de la réception du parc situé à Uwinka.

Accès :

Si tu arrives de Kibuye : Le bus s’arrête à Buwinga, il te reste ensuite 30min/1h en moto-taxi jusqu’à l’hôtel, suivant celui que tu choisis.

Si tu arrives de Kigali : il y a un bus qui fait le lien entre la capitale et Cyangugu. Tu peux demander au chauffeur à ce qu’il t’arrête juste devant ton hébergement. Dans le sens inverse, Il faut que tu demandes au responsable de ton établissement qu’il te réserve une place car les véhicules sont souvent bondés.

Si tu veux te rendre à Gisenyi

Recommandation : Inzu Lodge

Suite au conseil d’une lectrice (merci Nathalie :-)), je rajoute cette adresse que j’ai loupée lorsque je me suis rendue à Gisenyi.

Inzu Lodge propose des hébergements en tente ou des bungalows avec des prix qui démarrent à une trentaine de dollars/nuit. En tout cas, les photos sont vendeuses ! Je ne manquerai pas de tester cette adresse la prochaine fois.

Pour ma part, j’ai dormi dans un presbytère lors de mon passage express dans la ville (prix imbattable et confort sommaire).

Parc National de l’Akagera

Recommandation : campements dans le parc

Si pas fan du camping, lodges :

  • Ruzizi Tented Lodge
  • Akagera Game Lodge

Camping au sein du parc

 

Tiens une autre nuit que nous avons payé 25 dollars (+20 dollars pour la location de la tente) mais qui était juste parfaite !

 

Dormir en territoire hostile

Si tu as déjà lu quelques uns de mes articles, tu dois savoir que c’est mon truc de camper avec un hippo comme voisin de chambre ! Donc je ne peux que te conseiller de faire la même chose dans ce parc.

C’est à faire une fois dans sa vie…

Le parc dispose de trois campements : Muyumbu, Mutumba et Shakani Lake. Les deux premiers sont clôturés tandis que le dernier est ouvert à tous les intrus à deux ou quatre pattes…

Un peu moins téméraires cette fois-ci, nous avons choisi de dormir dans l’un des campements clôturés du parc. Les tentes sont fournies et déjà installées, il n’y a plus qu’à dérouler son sac de couchage. Je crois qu’à la réception, tu peux aussi louer des sacs de couchage, mais à vérifier avant de partir car la nuit, ça caille !

 

Camper à Muyumbu

Le campement Muyumbu dispose de toilettes sèches, mais je ne suis plus très sure pour les douches car comme des gros pouilleux, nous ne nous sommes pas lavés. Nous ne restions qu’une nuit avec levée aux aurores #excusebidon .

Feu de camp au campement de Muyumbu, Parc National de l'Akagera

Les tentes sont installées en cercle avec au centre, un feu de camp constamment allumé. C’est fait pour éloigner les intrus poilus et griller les brochettes.

Le mieux est de venir avec sa propre nourriture, car même s’il est possible de manger au bar/restaurant de l’office du parc, c’est logiquement plus cher.

Tu peux réserver une fois sur place, ou appeler avant si tu as peur de ne pas avoir de place dans l’un des campements au +250 (0) 786 182 871 (Réception du parc).

Pour ceux qui ont peur de camper au milieu des éléphants 🐘

 

 

Si tu n’es pas un/une adepte du camping en brousse, tu peux dormir dans l’une des lodges clôturées du parc mais, tu t’en doutes, ce n’est pas le même tarif !

 

Voici les lodges disponibles :

 

Ruzizi Tented Lodge se situe dans l’enceinte du parc sur les rives du lac Ihema. Le prix des lodges s’échelonne de 119 à 209 dollars américains.

Akagera Game Lodge se situe près de la réception du parc. La chambre simple coûte 100 dollars américains, et la double 120 dollars.

Je n’ai testé aucune de ces dernières mais j’ai conscience que tout le monde n’aime pas forcément dormir dans un parc national à la belle étoile, entouré d’éléphants et de lions parfois à quelques mètres du campement…

Voilà pour les adresses utiles que je pouvais te donner et que j’ai quasiment toutes testées à part pour les dernières et l’ajout sur Gisenyi. J’espère que cela t’aidera un peu plus à te décider car, de mon côté, c’était un peu difficile de me baser sur mon guide papier très daté, et sur les avis parfois contradictoires glanés sur internet…

Une bonne adresse rwandaise à me partager ?

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Home Saint Jean, Lac Kivu

Le lac Kivu n’est pas un lac aux eaux calmes et sans relief.

Hormis son lit chargé en méthane et en CO2 qui lui donne cette fausse mauvaise réputation de lac toxique, des dizaines de petites îles sortent le bout de leur nez vert ou rocheux aux abords de ses côtes, voire en plein milieu.

@Pravarini

Tu peux en visiter quelques unes en partance de la ville côtière de Kibuye, dont la plus réputée : l’île Munyanini surnommée aussi l’île Napoléon.

(à cause de la forme de l’île et non pas pour une quelconque nostalgie envers l’empereur français!)

L’île Munyanini et ses milliers de chauve souris

Nous embarquons sur le bateau de Claude, jeune guide rwandais qui cherche à se faire sa propre clientèle. Littéralement sorti d’un buisson, il nous accoste par surprise pour nous proposer ses services. Pour 40 dollars, il nous emmène alors en visite sur son propre bateau.

L’île Munyanini est la plus éloignée des 5 îles que l’on va voir donc on démarre par cette dernière.

Après une bonne quinzaine de minutes de navigation, l’île ressemblant au célèbre chapeau napoléonien fait son apparition à l’horizon.

Lac Kivu, Rwanda

Les vaches africaines, de grandes sportives

À l’approche des berges j’aperçois deux vaches en train de brouter sur la plage rocailleuse, malmenées par une nuée éreintante de mouches tsé tsé.

Mais comment ont-elles fait pour arriver jusque là ???

“They swim through here” me lance mon guide, l’air moqueur. 20 min en brasse coulée, la vache africaine musclée est décidément plus déterminée que nos blondes d’Aquitaine.

Vaches sur l'île Munyanini, Lac Kivu, Rwanda

Claude ne traîne pas sur le chemin, habitué à l’altitude tandis que l’on respire comme des buffles en rut en tentant de le suivre.

Par ailleurs, j’ai eu quelques problèmes avec l’altitude au Rwanda notamment à Bisoke…problèmes peut-être aussi liés à une condition physique pas si optimale #ordi #télé #avachiesurlecanapé.

Parenthèse terminée, je le vois commencer à taper dans ses mains très fort…S’ensuit une envolée de chauve-souris de tous les côtés, criant d’effroi au réveil sonné en plein jour à 10h du matin.

Des centaines de chauve-souris sur l'île Munyanini

Je doute que ce soit très bon pour ces petites bêtes nocturnes. Après 100 photos et le souffle retrouvé, on part en quête du sommet de l’île.

Un petit chemin serpente à travers la végétation qui devient de plus en rare à l’approche du sommet. Une fois en haut, le panorama est magnifique.

Ça valait le coup de s’asphyxier.

Visite de l’île au singes …sans voir de singes

L’arrêt suivant est un échec total.

Après avoir quitté les berges de Napoléon, on s’approche de l’île censée abriter une nuée de petits singes…

Personne.

Le souci vient du bateau précédent explique Claude. Les touristes ont du filer tellement de bananes à manger aux animaux, que ces derniers le ventre bien rempli, se foutent désormais royalement de notre présence et restent bien en hauteur dans les arbres sans se montrer.

Je ne suis pas ressortie de l’eau couverte de boutons…

En même temps, ça m’arrange que la séquence “on file à bouffer à des animaux sauvages” tombe à l’eau…On finit par engloutir toutes les bananes avec mon pote Bastien.

Liste des hébergements recommandés au Rwanda:

L’île au restaurant abandonné

Seules quelques ruines et une végétation luxuriante peuplent cette dernière.

Il y a quelque années, un homme y avait construit une paillote mais il a du tout démolir… car il ne payait pas ses impôts !

C’est à cet endroit que l’on fait un plongeon dans l’eau du lac. Très bonne mais avec des galets un peu glissants en bord de plage.

#attentionlaluge

C’était très agréable de se baigner dans un lac soi-disant toxique, qui en fait ne l’est pas (en surface).

Donc je ne suis pas ressortie couverte de boutons, ou la peau se détachant de mes os comme un zombie recalé au casting de The Walking Dead.

Je me portais comme un charme. Et Bastien aussi.

L’île des condamnées pour adultère

Une autre histoire étrange racontée par Claude notre guide qui ne tarit pas d’anecdotes très sympathiques.

L’île des condamnées pour adultère.

îlot sur le lac Kivu

Selon Claude, il y a heureusement longtemps de cela, cette toute petite île aurait servi d’exil pour les femmes qui n’étaient pas très fidèles à leur mari…

20m2 d’espace, trois arbres, et pas grand chose à se mettre sous la dent, si cette histoire est vraie, ces pauvres condamnées ont du cuire lentement au soleil.

Lac Kivu

On termine notre visite en longeant les berges. On croise encore quelques îlots, ainsi que des villas et chalets de luxe au bord du lac.

On aperçoit aussi quelques cormorans et un martin-pêcheur pie, guettant le poisson depuis les branches d’arbres. Cette balade en bateau dure environ une grosse demi-journée.

Cormoran, lac KivuMartin-pêcheur pie, lac KivuCormoran, lac Kivu

Liste des hébergements recommandés au Rwanda:

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