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Islamabad, Pakistan

Trois vols annulés et un pneu crevé en trois jours. Voilà comment a démarré mon voyage au Pakistan. 

Des imprévus qui me mettent directement dans le bain du quotidien pakistanais. Entre désorganisation, gentillesse et routes défoncées.

La météo en montagne est imprévisible, c’est bien connu.

Mon plan de départ était de passer une nuit à Islamabad avant de rejoindre les montagnes du nord. Car début novembre, il commence à bien cailler dans le coin.

Les arrivées à l’aéroport d’Islamabad

Sur les conseils d’un contact devenu ami (comme on s’en fait pas mal au Pakistan), j’achète un billet pour Islamabad/Gilgit, et m’épargner une portion de route à l’aller.

D’habitude je ne rechigne pas le petit voyage d’une dizaine d’heures en bus local mais le temps presse.

Et la neige tombe déjà. Donc je me dis que cette solution est plutôt pas mal.

L’erreur de débutante.  

7 heures d’attente à l’aéroport d’Islamabad

Le jour J, réveil à 5 heures pour un décollage à 7h. 

Jusque là tout va bien. 

Sur place, Tahir mon couchsurfer/guide/trekker (homme multifonctions) et moi même (juste moi) savons déjà que le temps est mauvais dans les montagnes. Mais le vol est toujours affiché sur les écrans dans le hall de l’aéroport. Une fois nos cartes d’embarquement en poche, nous nous postons devant les portes.

7h arrive et rien n’arrive. Une demi-heure plus tard, le personnel annonce officiellement que le vol est annulé pour cause de mauvaise météo. 

Islamabad, Pakistan
Des passagers protestent devant les guichets de PIA suite à l’annulation de leur vol.

Sur le moment, je suis plutôt rassurée de ne pas finir en charpie sur un pan de montagne enneigée à 8000m d’altitude.

Au moins, ils ne prennent aucun risque.     

Un vol pour Skardu, une ville également située au nord est prévu en fin de matinée donc nous tentons notre chance. Rebelote, carte d’embarquement, plusieurs heures d’attente et vol à nouveau annulé.

Bad luck. Enfin presque.

L’avion pour Skardu partira finalement pour Karachi!

C’est là que le sketch commence. 

C’est un peu de ma faute aussi car je ne voulais pas prendre la route malgré l’insistance de Tahir. Je veux tenter le vol de la dernière chance, dimanche, soit deux jours plus tard.

Le deuxième jour J, on arrive à l’aéroport et on apprend directement que le vol est à nouveau annulé!!!

Les passagers, très calmes les jours précédents, protestent depuis une demi-heure avec pancartes, slogans et vidéos postées sur les réseaux sociaux

Les employés expliquent encore que la météo est en cause. Mais cette fois-ci, le coup ne fonctionne pas.

“L’avion de Skardu remplace un autre en partance pour Karachi.”

Tous les vols pour Gilgit, une autre ville située dans le nord du pays, ont décollé sans problème durant la matinée. En revanche, un vol pour Karachi a dû être annulé pour cause de problème technique au sein de l’appareil. 

C’est là que vient le hic.

Les passagers soupçonnent PIA (Pakistan International Airlines) d’avoir réquisitionné l’avion en partance pour Skardu pour remplacer celui en panne, qui devait partir pour Karachi. Les vols en partance pour le nord étant souvent annulés, les dirigeants ont dû se dire que ça allait passer ni vu ni connu. Bien tenté… 

“Les gens de Skardu sont des gens simples, ils ne protestent pas d’habitude, c’est la première fois que je vois ça”

Hussain, un passager.  

L’histoire ira d’ailleurs faire un petit encart dans les journaux du pays quelques jours après notre passage dans l’aéroport. Le ministre du tourisme au Gilgit-Baltistan (province du Pakistan) s’est filmé en train de brûler sa veste dans le hall de l’aéroport pour protester contre un énième vol annulé.

Se mettre quelques sous dans la poche 

Pour rajouter une couche à la désorganisation ambiante, Hussain, lui a dû faire face à une petite mais classique touche de corruption au guichet de réservation.

Alors qu’il a son billet en poche pour le vol de Gilgit à 11h, Hussain arrive l’esprit tranquille devant le guichet d’enregistrement et présente ses papiers à l’employée.

Pourtant, celle-ci lui explique que son billet n’est pas conforme. Il doit à nouveau se rendre au guichet de réservation, à l’étage au-dessous. Ce qu’il fait tout de suite pour ne pas rater son vol. Lorsqu’il arrive devant le même gars qui lui a vendu le ticket une heure plus tôt, ce dernier, tranquille,  lui explique qu’il doit payer une amende de 300 roupies PK. Et au check-in il devra également payer 200 roupies de plus!! Pour une erreur (si elle existe) qui n’est pas la sienne.

Du coup, il vient rejoindre le groupe des protestataires au guichet.

Je regarde ce manège d’un air surpris et pas si dépaysée finalement…bonne française habituée au manifestations. Au bout d’un moment, il comprend que son siège a été attribué à quelqu’un d’autre qui protestait dans le groupe des mécontents voulant se rendre à Skardu…Quel bordel !

Pour les Pakistanais avec qui je discute en attendant une issue favorable qui n’arrivera jamais, cette situation n’est juste que l’un des nombreux exemples de la désorganisation et de la corruption qui règnent au Pakistan.

“PIA est l’une des compagnies aériennes les plus inefficaces au monde” m’explique Hussain, le sourire jaune aux lèvres, tant la situation est rocambolesque mais banale ici. 

Prendre la route

Quand tu voyages au Pakistan, il faut t’attendre à l’inattendu. 

On finit par sortir une bonne fois pour toutes de cet aéroport de l‘enfer. Hussain que l’on ne connaissait donc pas il y a 3h, monte avec nous. Le plan B est enclenché. 16 heures de route minimum nous attendent pour atteindre le Gilgit-Baltistan. Donc retour à la case départ chez Tahir.

Mais comme trois emmerdes n’arrivent jamais sans la quatrième: la roue avant droite de la voiture crève. On a fait deux mètres dans le parking. 

S’ensuit une danse à celui qui se souviendra comment on change une roue version « celui qui saute le plus fort sur la clé pour desserrer les écrous ».

En général, ça fonctionne sauf quand la clé est mise à l’envers.

Finalement, Tahir appelle l’un des gardiens de l’immeuble où il habite. Ce dernier s’exécute en 30 secondes.

Je suis pas prête de faire le Paris/Dakar.

Le gardien de l’immeuble (en bleu) bien plus habile que nous trois réunis.

Une fois la roue changée, Tahir va au garage pour mettre une rustine dans la roue crevée. Bonne idée car elle recrèvera par la suite.

Avec nos roues flambant neuves, nous prenons enfin la direction des montagnes.

Un roadtrip qui ne durera pas 16 mais 21h, sur une route tellement défoncée que l’on doit parcourir environ 400km à 20/30km/h… 

Karakoram highway, Pakistan
Glissements de terrain sur la Karakoram Highway avant Chilas.

Presque conclusion avant le prochain épisode 

Voici donc un voyage qui démarre à la pakistanaise.

Les gens ici appellent ça “Jugaad”. Ce qui peut se traduire par : les emmerdes n’en finissent pas de te tomber sur le coin de la face mais tu trouves toujours une solution pour te dépatouiller..

J’aime bien l’idée.

Surtout après coup, car sur le moment mon adhésion au concept n’était quand même pas si flagrante. 

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Parc National de Nyungwe, Rwanda

Nyungwe est l’un des parcs les moins fréquentés du Rwanda et pourtant il vaut le détour.

Je n’ai pas regretté mon passage express dans cet immense coin de verdure unique au monde.

 

Aussi appelée la forêt tropicale de Nyungwe, le parc se situe au sud-ouest du pays et s’étale sur plus de 1000m2.

C’est la plus large forêt tropicale humide et la plus grande forêt de montagne d’Afrique. C’est aussi l’une des plus anciennes forêts tropicales du continent africain.

 

 

 

 

Une faune et flore exceptionnelles

Le parc abrite environ 275 espèces d’oiseaux dont le Touraco géant, un grand oiseau au plumage bleu magnifique et plein d’autres oiseaux aux noms étranges!

C’est l’un des parcs les plus réputés d’Afrique de l’est pour les amateurs d’observation d’oiseaux.

Nyungwe, Rwanda

Mais la végétation dense ne rend pas l’observation facile.

Pour le touraco, on a juste eu la temps d’entendre son cri strident et distinguer quelques plumes bleutées en contrebas de la canopée, qu’il disparaissait entre les arbres.

La végétation est vraiment épaisse. Vu d’en haut, on dirait même un gros brocolis…

Le parc abrite aussi plus d’une centaine d’espèces d’orchidées. Elles fleurissent surtout en mai et juin. Tu peux aussi y voir treize espèces de primates ainsi que des chats dorés, antilopes noirs, ou encore des sangliers..

Ces deux singes que tu vois au dessus en photo :

  • Singe argenté (appelé aussi singe bleu même si ils ne le sont pas vraiment, ou alors je ne vois pas bien les couleurs…)
  • Cercopithèque de l’Hoest 

Pour ce dernier, on en a vu par groupes de 15 se balader sur la route principale qui traverse le parc. Nous sommes sur leur territoire et ils nous le font bien sentir en créant des bouchons 🙂 . Mais, il n’y avait pas foule de voitures.

Le dernier éléphant du parc aurait été tué en 1999 par un braconnier près du marais Kamiranzovu. Cette disparition créé d’ailleurs un déséquilibre forestier.

 

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Les lianes et les plantes grimpantes, dont raffolent les éléphants, étouffent littéralement la forêt. Auparavant, les pachydermes limitaient leur propagation.

Un projet de réintroduction de l’espèce serait en discussion pour rétablir l’écosystème.

Les derniers buffles auraient également été tués dans les années 70.

Histoire mouvementée

L’histoire du parc est étroitement liée à celle du pays. Classée réserve naturelle par les Belges et Allemands depuis 1903, les premiers sentiers sont ouverts aux randonneurs en 1987 (dont les fameux colored trails) .

Malheureusement, plusieurs espèces animales disparaissent dont l’éléphant de montagne et le buffle entre les années 70 et 90.

Pendant le génocide, toutes les installations touristiques et les aménagements du parc sont détruits. La forêt dense devient un repère de mercenaires comme le citera dans son livre « La fin du silence » l’ancien officier de l’armée française Guillaume Ancel. Si bien que plus personne ne se risque à la traverser.

Le gouvernement rwandais prend la décision de classer la forêt parc national en 2004 pour protéger ce patrimoine naturel.   

Le magnifique trail d’Igishigishi

C’est celui que je ne voulais pas rater. C’est aussi l’un des seuls chemins faciles et accessibles directement depuis la réception d’Uwinka.

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Donc pas besoin de voiture pour accéder au départ du sentier contrairement à la majorité des autres trails.

Emmenés par notre guide (guide obligatoire pour toutes les randonnées au sein du parc), le sentier serpente en descendant à travers l’étouffante végétation. La randonnée dure environ 2/3h.

Le personnel du parc nous a fortement conseillé de louer des bottes à la réception. Le chemin est boueux et glissant. Donc avec nos bottes et nos chaussettes au dessus du pantalon, nous arrivons devant le pont suspendu appelé la canopée (canopy trail en anglais).

Le pont passe à 60m au dessus du sol et offre une vue imprenable sur la forêt. Attention ça tangue un peu quand on est dessus mais c’est très sécurisé.

Parc National de Nyungwe, Rwanda

C’est au retour qu’on a eu la chance d’observer les singes argentés.

Il sautaient d’arbre en arbre et mangeaient tous les fruits qu’il trouvaient sur leur passage. J’ai réussi à prendre cette photo depuis le pont suspendu (sans trop trembler).

Parc National de Nyungwe, Rwanda

Normalement, c’est assez inhabituel de pouvoir observer des primates sur ce trail nous a expliqué le guide. Il faut croire que l’on a été chanceux.   

Recommandations

  • Chaussettes montantes (pour éviter les fourmis qui t’attaquent en remontant par les chevilles 🙂 )
  • Chaussures à crampons ou bottes de pluie (la réception d’Uwinka peut fournir des bottes)
  • Parka et vêtements imperméables
  • Eau

Un site trop souvent délaissé

 

Souvent oublié des touristes et des agences de voyage

Malgré toutes ces qualités, Nyungwe reste encore largement méconnu et peu visité.

La plupart des touristes préfèrent passer du temps dans le parc national des volcans pour voir les gorilles ou explorer les sentiers de l’Akagera dans l’est du pays où antilopes, léopards, hippopotames et autres mammifères sont faciles à observer.

Ce parc vient d’ailleurs de réintroduire des lions et des rhinocéros il y a quelques années et entre donc dans la catégorie des big five.

 

Un accès difficile

Mais le plus compliqué reste l’accès au parc.

Pour y aller, il faut compter entre 6 et 7 heures de bus depuis Kigali. Tu peux également arriver depuis Kibuye comme nous l’avons fait (4/5h de route). Il faudra que tu enfourches une moto-taxi pour la dernière demi-heure de route jusqu’à Gisakura. Compte une demi-heure de plus pour atteindre l’entrée du parc!

Bref, ce n’est pas le site le plus facile d’accès.

Le meilleur moyen pour y aller reste donc la voiture personnelle, ou de location.

Mais les tarifs peuvent varier du simple au double donc ce n’est pas pour les petits budgets (entre 70 et 120 dollars la journée en moyenne).

 

Peu d’hébergements

Longtemps délaissé au profit d’autres parcs sans doute plus rentables, il n’existe également pas beaucoup d’endroits pour dormir.

Au moment où nous y étions, seuls deux hébergements se situaient près de l’entrée d’Uwinka, la réception principale du parc!

Tu peux aussi planter la tente à la réception, où un espace de camping avec sanitaires est disponible. C’est une bonne option pour les petits budgets.

Liste “quasi” exhaustive des autres trails à faire

Les tarifs sont calculés pour les étrangers par jour, et varient suivant le nombre de jours mis pour les parcourir.

La plupart des trails sans guide spécialisé (oiseaux ou singes) coûtent environ 60 dollars/jour/personne (tarif pour les touristes étrangers).

Les prix peuvent varier d’une saison à l’autre.

 

Principaux trails populaires et faciles d’accès

 

  •  Colored trails (7 trails dont celui d’Imbaraga et Igishigishi) : 60 dollars. Les départs se font depuis la réception Uwinka
  • Isumo waterfall trail : 50 dollars, 10,6km – 4h : plantation de thé, chute d’eau, singes. Départ depuis la réception Gisakura
  • Kamiranzovu trail : 40 dollars (6km – 3/4h : marais de Kamiranzovu, observation d’oiseaux. Départ entre Uwinka et Gisakura

_________

Si tu veux faire appel à un guide spécialisé pendant ta randonnée, il te faudra payer un peu plus cher :

– Guide spécialisé pour l’observation des oiseaux : 70 dollars/jour, 90 dollars pour 2/3 jours

– Guide spécialisé chimpanzés : 90 dollars/jour, 110 dollars pour 2/3 jours (trail possible à faire depuis les réceptions d’Uwinka et Gisakura, attention prévoir peut-être une voiture pour accéder au départ)

Parc National de Nyungwe, Rwanda

 

Autres sentiers :

 

  • Ngabwe trail : 4,7km – 3/4h : belles vues, possibilité de voir des Colobes, cercopithèques de l’Hoest, et des Mangabey (cercocèbes à collier?)
  • Mont Bigugu Trail : 7km – 6h le sommet le plus haut de la forêt (2950m), possibilité d’observer des oiseaux (dont le Phyllante à collier roux)
  • Karamba birding trail : 4km – 3h : observation d’oiseaux
  • Imbaraga trail : 10km – 6h : 4 chutes d’eau, chimpanzés, sentier difficile (départ depuis la réception d’Uwinka)
  • Irebero trail : 3,5km – 3h : belles vues sur le lac Kivu et les deux plus haut pics de la forêt
  • Umogote trail : 3,6km – 3h : vues sur l’ouest de la forêt et les montagnes du Burundi quand le temps est clair
  • Rukuzi trail : 9km – 5h : sentier difficile, magnifiques vues, possibilité de voir des chimpanzés
  • Umuyove trail : 5,6km – 3/4h : chute d’eau, canopy forêt, oiseaux et singes
  • Muzimu trail : 5,2km – 3,5h : vue à 360 degrés sur le parc et le lac Kivu au loin
  • Congo Nile divide trail : 42,2km – 3/4 nuits : source du Nil (à ne pas confondre avec le Congo Nile Trail qui longe le lac Kivu et dont une partie a été récemment goudronnée)

 

Réceptions :

 

  • Uwinka : principale réception située au milieu du parc, à 30min en moto-taxi de Gisakura (village)
  • Kitabi : à l’entrée est du parc du côté de Butare
  • Gisakura : entrée côté ouest du parc à partir de Cyangugu

 

Comme tu peux le voir, les belles randonnées ne manquent pas à Nyungwe. Du petit sentier de 4km au plus long de 4 jours, les trails qui serpentent à travers la forêt de Nyungwe font plus de 130km si on les mets bout à bout !

Donc il y a de quoi se balader dans cet endroit du bout du monde.

Infos pratiques

Pour accéder au parc (réception d’Uwinka)

 

– Si tu arrives de Kibuye : le bus Kibuye/Cyangugu  s’arrête à Buwinga, il te reste ensuite 1h en moto-taxi jusqu’à l’entrée du parc.

– Si tu arrives de Kigali : le bus Kigali/Cyangugu s’arrête devant l’entrée du parc. Il faut te signaler au chauffeur. Dans l’autre sens, demande au gérant de ton hôtel qu’il te réserve une place dans le bus à l’avance car les véhicules sont régulièrement bondés.

 

Hébergements

Il y a quelques adresses d’hôtels dans et autour du parc mais fais attention aux distances car beaucoup d’hébergements sont situés plus ou moins loin des réceptions et des départs de sentier, ce qui t’oblige à avoir une voiture pour te déplacer.

Si tu viens en bus, les hôtels et gîtes qui sont les plus proches de la réception d’Uwinka sont situés à Gisakura (30min en moto-taxi).   

  • Gisakura guesthouse : gîte d’étape situé sur la route allant à la réception d’Uwinka, 35dollars la chambre simple, 55 dollars la double. Très bon restaurant abordable. Le gîte possède un magnifique jardin fleuri où une nuée de colibris viennent manger le nectar des fleurs. Ce spectacle donne envie de camper dans le jardin 🙂
  • Camping à la réception Uwinka au sein du parc (douches et sanitaires disponibles)
Parc National de Nyungwe, Rwanda
 
Adresse à éviter :

– Keza guesthouse (Gisakura) : Nous y avons dormi une nuit. Les chambres étaient bruyantes, les douches en mauvais état. Dans ma chambre, les toilettes ne fonctionnaient pas et un filet d’eau froide coulait de la douche. On avait payé 25 dollars la nuit. Cuisine indescriptible mais gérant très sympa.

 

Autres adresses pour ceux qui sont en voiture sans contrainte de transport :
  • Nyungwe Top view hill hotel : lodges, 150 dollars pour une chambre simple, 220 dollars pour une double, restaurant, wifi.
  •  One and Only : 1000 dollars la chambre double! Mais le confort est optimal.
  • Kitabi Eco center : nouvelle adresse située à l’est du parc. Premiers prix à 19 euros (tentes, bungalows, chambres)

Conclusion

 

Cet article est bien dense comme la forêt de Nyungwe !

Depuis quelques années, le gouvernement fait beaucoup d’efforts pour rendre le parc plus accessible aux touristes et il se peut que de nouvelles adresses d’hébergements par exemple ai ouvert entre temps depuis la rédaction de cet article.

D’ailleurs, si tu as des infos à apporter ou tout simplement ton expérience à partager, n’hésite pas à me laisser un commentaire en dessous 🙂

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Lac Attabad, Pakistan

Voyager au Pakistan n’est pas facile. D’autant plus lorsqu’on est une femme et que l’on a décidé de partir seule. Ou que l’on n’a trouvé personne pour nous suivre dans notre délire.

En réalité, la difficulté d’un voyage au Pakistan, elle survient surtout avant de partir. 

La mauvaise réputation

Quand tu tapes « Pakistan » sur Internet, les infos que tu vas apercevoir en premier lieu ne sont pas des plus engageantes.

Les médias véhiculent une image négative

Beaucoup de médias occidentaux ne tarissent pas de termes et de sujets tous plus négatifs les uns que les autres lorsqu’ils parlent d’un pays comme celui-ci.

Pakistan: au moins 31 morts dans un attentat en zones tribales

Actu.fr (30/11/18)

« Au Pakistan, les Islamistes réclament la pendaison de la Chrétienne Asia Bibi »  

Le Figaro (15/10/18)

« Au Pakistan, les extrémistes du TLP dictent leur loi » 

L’Express (09/11/18) 

« Les intérêts chinois au Pakistan visés par un attentat » 

Le Monde 24/11/18

Le Pakistan se place à la 11ème place des pays les plus dangereux au monde si l’on en croit le classement de Business Insiders, un site d’informations économiques.


Après avoir parcouru ce fil d’actualités, j’étais à deux doigts de m’imaginer que les 200 millions d’individus qui habitent cet État sont tous des fanatiques, qui vivent le couteau entre les dents, un Coran à la main jour et nuit, rêvant aux 72 vierges qui les attendent au paradis.

Le cas Asia Bibi : mon expérience

Au moment de l’Affaire Asia Bibi, cette chrétienne accusée de blasphème et libérée par la Cour de justice pakistanaise, je venais tout juste d’arriver à Islamabad.

Manifestations à Islamabad contre la libération d’Asia Bibi (source France24). 

En fait, je n’ai eu connaissance de la décision de justice et des manifestations que grâce au fil d’actualités internationales de mon téléphone portable.

Alors que je lisais plusieurs articles décrivant un Pakistan paralysé depuis trois jours par des manifestations d’extrémistes religieux, je m’étais rendue plusieurs fois à l’aéroport pour tenter de prendre un avion pour le nord (annulé pour cause de mauvaise météo), et j’avais pu visiter différents endroits de la capitale. Le tout sans rencontrer le moindre fanatique.  

L’effet anxiogène de l’actualité sur un pays musulman…


Mon idée derrière cet exemple n’est pas de fermer les yeux sur tous les problèmes du Pakistan et de te faire croire que tout va bien, que le pays est pionnier en matière des droits de l’homme et de la femme.

Apporter des nuances.

En fait, j’avais eu vent de certains blocages dans les villes, car les Pakistanais lambda (c’est à dire plus de 90% de la population) partageaient des informations sur le trafic routier via Whatsapp.

Ils s’échangeaient des infos sur des déviations pour éviter les routes bloquées par les manifestations…Un peu comme la situation avec les Gilets Jaunes! 

Les zones plus compliquées d’accès : les zones frontalières avec l’Iran, l’Afghanistan, dont la province du Balouchistan. Tu peux t’y rendre mais il faut demander un Non Objection Certificate (NOC) et des policiers t’escorteront où que tu ailles dans ces zones. Dans l’Azad Cashemire, la situation est plus calme mais le NOC est également demandé. Dans la province du Khyber Pakhtunkhwa que j’ai traversé en voiture côté est, je n’ai pas eu besoin de NOC, alors que les années précédentes il était demandé. La situation semble changer si tu vas à Chitral, ville proche de la frontière afghane (donc renseigne-toi bien si tu veux visiter ces régions).

Selon Jami, un consultant en taxes auprès des entreprises que j’ai rencontré à Lahore, la deuxième ville du pays, ces fanatiques si photogéniques qui font régulièrement la une de nos médias quand on parle du Pakistan, ne représentent que 3 à 5 % du peuple pakistanais.

On a pourtant l’impression de ne voir qu’eux.    


Terrorisme, corruption, pays patriarcal, kidnappings…Pour une majorité de gens, le Pakistan n’est que violence et hostilité. 

Couple au Fort de Lahore, Pakistan
Couple au Fort de Lahore.

L’information « concernante »

Loin de moi l’idée de jeter la pierre sur les médias et de faire des généralités, qu’aujourd’hui malheureusement, beaucoup de gens pensent. 

« Les journalistes sont tous les mêmes »… »des vendus »… »gouvernés par le monde de la finance »… »ils écrivent ce qu’on leur souffle à l’oreille »…etc.

Tout dépend du canal que l’on utilise pour s’informer et comprendre ce qui se passe dans notre monde. Si l’on écoute RFI, on n’entendra pas exactement les mêmes infos que si l’on ne jure que par BFM TV.

Toujours est-il que les médias d’infos généralistes (qui sont quand même ceux qui font le plus d’audience), lorsqu’ils daignent parler d’un pays lointain, et qui fait très souvent partie de ce que l’on appelle le Tiers-monde, ce n’est pas pour publier un sujet sur les progrès qui y sont réalisés.

Tout cela au nom de « l’information concernante ». Les médias partent du principe qu’étant donné que ce pays est géographiquement loin de sa cible (lectorat, audience, audimat…), il ne l’intéressera pas.

Dans le cas contraire, plus l’information est proche des gens géographiquement, mais aussi de leur quotidien, plus les médias s’y intéresseront.

Excepté lorsque l’info a un caractère choquant et « unique ».

Je prends l’exemple de l’Inde. Lorsqu’il y a eu des cas de viols sur fillettes, beaucoup de médias français ont fait un sujet. Ils ont alors constaté que ce sujet créait du buzz. S’en est suivit une pléthore d’autres sujets, les jours et les mois suivants, tous sur les violences sexuelles…en Inde.

Comme si le pays entier n'était peuplé que de prédateurs sexuels.

Alors que le viol touche tous les pays, même les plus avancés en matière de législation contre les violences. Donc cette multitude d’informations toutes sur le même sujet crée un effet anxiogène qui renvoie une image négative et sans nuance du pays en question.

Un pays qui a par ailleurs doublé son PIB en l’espace de dix ans. En 2018, l’Inde a même chipé la place de 6ème puissance économique…à la France.     

La faute du public

Cet effet pervers n’est pas uniquement la faute de nos médias. C’est aussi notre faute à nous les lecteurs, les internautes, les téléspectateurs.

Certains médias ne font que suivre la tendance, parfois sans réfléchir aux conséquences certes. Regarde ce qui se partage le plus sur les réseaux sociaux à part les vidéos de chats. Ce sont les faits divers bien sordides. Des vidéos qui ne sont d’ailleurs pas toutes issues de médias classiques mais parfois tournées par des amateurs. 

Nous nous comportons souvent comme des voyeurs.

Cet effet pervers, beaucoup de médias l’exploitent à fond parce qu’ils doivent avant tout fonctionner comme une entreprise. Sinon ils n’existeraient plus. 

Mais à toi de t’informer autrement aussi.

Aujourd’hui, il existe énormément de moyens de s’informer sans passer par les canaux traditionnels. Bon… il y a aussi beaucoup de fake news notamment sur Internet. Mais c’est un autre sujet dans lequel je ne vais pas me lancer ici car ça risque d’être long!  

À deux doigts de renoncer

Cette image anxiogène a d’ailleurs failli me faire renoncer à mon voyage. Toutes les infos que je trouvais étaient uniquement négatives.  

Parfois les proches ne sont pas de bon conseil

Amis, famille, collègues, tous quasiment sans exception, m’ont déconseillé de partir. Parfois en me faisant clairement comprendre que j’étais irresponsable, voire stupide de me jeter dans la gueule du loup de cette manière. 

Après l’énième message d’un copain me déconseillant fortement d’y aller parce qu’il y avait des enlèvements récurrents dans toutes les grandes villes du pays, j’ai fini par vraiment flipper. 

Donc j’ai raconté cette ambiance pesante à une personne plutôt bien placée pour répondre à mes interrogations: un Pakistanais.

Prendre les conseils à la source.

Il s’appelle Farrukh et il se fait un devoir de rencontrer tous les visiteurs étrangers qui osent venir au Pakistan.

J’étais en contact avec lui depuis plus d’une semaine lorsque je lui demande clairement si je suis folle de venir visiter le Pakistan, surtout toute seule, etc. 

✨L'hospitalité pakistanaise✨Quand je regarde toutes les images que j'ai enregistrées dans mon téléphone, j'ai l'…

Gepostet von Pauline, UnlovedCountries am Samstag, 15. Dezember 2018

Sa réponse ne se fait pas attendre longtemps et fait sonner mon portable pendant la minute qui suit sans discontinuer.

Mon fil de discussion s’allonge de dizaines de contacts de personnes ayant voyagé au Pakistan, de vidéos, d’expériences de filles seules ayant traversé le pays du nord au sud en stop sans rencontrer le moindre problème. 

Nana sceptique par essence.

Je contacte alors plusieurs de ces personnes.

Joseph, un Français d’origine indienne m’explique par téléphone, des trémolos encore dans la voix, avoir été enchanté par son voyage au Pakistan. Il avait lui aussi beaucoup d’a priori avant de partir. Il m’a raconté avoir été accueilli, lui et sa femme, dans une famille pakistanaise pendant plusieurs jours à Lahore. Ces derniers ont organisé une fête pour les 45 ans de mariage du couple. Joseph et sa femme n’avaient mentionné la date de leur mariage à personne! (Un curieux était allé fouiner sur le profil Couchsurfing de Joseph)


Solène, une autre voyageuse, me raconte avoir passé plus d’un mois dans le pays toute seule. Elle faisait du stop pour se déplacer! Et elle a surtout eu des problèmes avec la police qui la suivait partout. Les autorités pakistanaises ont très peur qu’il arrive quelque chose aux quelques touristes venant dans le pays.

Ils savent les effets que la moindre information négative peuvent avoir sur l’image du pays et la communauté internationale. D’autant plus si elle concerne un touriste étranger.   


Farrukh ne s’arrête pas là. Il m’invite ensuite dans des groupes de discussion où je suis présentée à plus d’une centaine de Pakistanais/ses.

Les messages de bienvenue inondent le fil et me poussent à ne pas abandonner mon voyage.

Et puis l’aventure.

Finalement après avoir longtemps réfléchi, je décide de partir.

L’arrivée à Islamabad.

Les premières heures à Islamabad, j’étais un peu méfiante.

Bus local bondé, Pakistan
Bus local aux heures de pointe.

Je ne voyais que les différences: les shalwar kameez, les regards surpris et insistants, les chiens de rues et les ordures sur les bords de route.

Un chai et ça repart… 

Puis est arrivé le premier apéro (sans alcool) où une dizaine de gens sont venus. Ils voulaient me rencontrer et me souhaiter la bienvenue.

Ensemble, on a partagé plusieurs litres de chai (thé avec de la cardamome, du gingembre et beaucoup de lait) et des burattas. Pas mal de blagues fusaient sur la réputation de terroristes que se traînent les Pakistanais. 

Deux jours après, je partais en voiture avec Tahir, mon guide, pour visiter le nord. 

Conclusion : l’importance de suivre son instinct avant tout.

Si j’avais écouté les conseils de gens n’ayant jamais mis les pieds au Pakistan, je ne serais pas partie.

Si je m’étais laissée influencer uniquement par les infos de nos médias sur le pays, je ne serais pas sortie de mon village.

Si j’avais lu en entier la liste de précautions énumérées sur le site internet du gouvernement français, je n’aurais pas quitté mon canapé. 

Le soleil se lève sur le lac Attabad, Pakistan.
Le soleil se lève sur le lac Attabad.

Donc je n’aurais pas pu voir ces paysages. 

Ni faire toutes ces rencontres.  

Ou même faire une photo souvenir avec la police (attention.. gars ultra sérieux). 


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Merci d’avoir lu tous ces paragraphes !

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Une flopée de girafes dans le parc national de l'Akagera, Rwanda

Le Rwanda fait pâle figure en matière de safaris (excepté pour les gorilles) à côté de la Tanzanie et du Kenya voisins et pourtant il possède le Parc National de l’Akagera (tu peux voir où c’est sur la carte en dessous), une réserve à la réputation jadis intouchable.

Ce parc était même un fleuron en matière de safaris il y a pas mal d’années. Malheureusement le génocide a aussi fait des ravages au sein des animaux. En 1994, il ne restait plus grand chose de vivant sur 4 pattes dans l’enceinte du parc.

Néanmoins depuis quelques années, le gouvernement rwandais fait énormément d’efforts pour réhabiliter le parc et lui redonner son lustre d’autrefois. Les visiteurs y sont encore peu nombreux (15000 chaque année).

J’y suis allée avec deux amis pour me faire ma propre idée. Voici mon expérience et toutes les infos que j’ai glâné sur place.

 

L’accès de l’Akagera n’est pas facile

Le Parc National de l’Akagera est situé dans l’est du pays à environ 2 heures de route de Kigali, la capitale. Ce n’est pas facile pour y aller en top budget car il faut louer un 4×4. La route n’était pas encore totalement goudronnée début 2018 et je crains que les travaux ne soient pas encore terminés à l’heure où tu me lis.

Jamais je ne louerai cette m…

Ce qui veut dire…pas de bus et autres transports en commun en général plus abordables. Le seul moyen d’y aller – à part le stop couplé à un gros coup de chance car il n’y a pas beaucoup de passage – est de louer une voiture, de préférence un 4×4.

 

Obligation de louer un 4×4

Au départ, mon instinct écolo me disait « Va de retro 4×4 pollueur de mes 2, jamais je ne louerai cette m… » mais malheureusement, il n’y a pas trop le choix si tu ne veux pas te retrouver bloqué dans un trou sur un chemin de terre en plein milieu d’une réserve où tu peux croiser des hyènes, des léopards, des éléphants…

Bref ok je mets un coup de taquet à ma conscience écolo et nous voici partis avec mes deux amis au volant d’un beau spécimen à l’arrière-train bien puant.

 

Et le tarif dans tout ça ?

On a payé 70 dollars par jour à deux. Un super prix étant donné la moyenne des tarifs touristes plus proches de 200 dollars la journée ! C’est grâce à notre ami Théo, rwandais, qui a négocié avec une connaissance à lui…

Parc National de l'AkageraAprès deux heures de route depuis Kigali, on a atteint l’entrée sud du parc appelé Kiyonza en milieu d’après midi (photo). On avait auparavant fait le plein de courses pour se faire des sandwichs et boire quelques bières au coin du feu.

Tu peux aussi prendre un taxi qui t’emmène jusqu’à l’accueil du parc. Ensuite tu devras réserver une place dans la jeep des guides pour les safaris de nuit ou de jour. Je te donne tous les tarifs en bas d’article.

Mais avant, lis le plus important : où dormir?

 

Où on a dormi ?

Il n’y a pas énormément voire pas du tout d’hôtels, ni d’auberges aux alentours du parc.

La seule solution est de dormir à l’intérieur.

Campement dans le parc national de l'Akagera au RwandaDonc une fois dans l’enceinte, on a foncé vers l’accueil pour réserver un hébergement. Le parc possède trois campements mais aussi deux lodges qui ont été réhabilitées il y a quelques années. Mais ce n’est pas le même tarif.

On n’avait pas les moyens de claquer 100 dollars pour une nuit donc on a opté pour le camping.

 

Quelques minutes après notre arrivée, le parc nous montrait ses merveilles

Une fois l’hébergement et notre safari réservé pour la tombée de la nuit, on a décidé d’aller faire un petit tour autour de l’accueil pour tenter d’apercevoir des animaux.

Parc National de l'Akagera

On roulait depuis 15 minutes quand on a commencé à apercevoir des zèbres, des topis, et des phacochères de tous les côtés…puis des giraffes, beaucoup de giraffes. Ces dernières ne sont pas natives du parc.

Les premières giraffes « massaï » ont été introduites en 1986. Aujourd’hui, il y en a des centaines.

Parc National de l'Akagera

Des giraffes partout et…un léopard.

Un magnifique léopard caché dans la brousse, ça te dit?

Pour un parc qui essaie de se racheter une conduite, j’ai trouvé ça plutôt incroyable. Car en général, le léopard est un animal nocturne assez difficile à observer.

Move backward, more…no…wait, a little bit more…

Pour reprendre depuis le début, nous sommes montés dans la jeep du guide pour un safari drive de 3h à la tombée de la nuit.

Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, on est allés chercher trois autres visiteurs qui attendaient devant leur loges.

Une fois dans la voiture, ces derniers étaient assez bruyants, et ne suivaient pas grand chose de la visite.

Le guide a commencé à utiliser sa lampe pour le faire bouger.

Ils regardaient d’un oeil peu intéressé, les animaux que l’on croisait sur notre trajet et préféraient se raconter leurs expériences précédentes en safari plutôt que de profiter de celui qu’ils étaient en train de faire (trouve l’erreur…). 

Jusqu’à ce que le guide s’arrête, silencieux, la tête à travers le toit ouvrant de la jeep.

Pour que tu t’imagines bien la scène, il faisait l’une de ces nuits d’encre noire bien épaisse, où à part devant les phares allumés, on n’y voyait que dalle. Le guide, avec sa lampe torche et ses petites lunettes, s’est mis à chuchoter au conducteur, « move backward, more…no…wait, a little bit more… » jusqu’à ce qu’il pointe une forme de la taille d’un petit pois à travers les herbes hautes.

C’était un léopard, couché, qui nous regardait.

 

J’étais scotchée! Tous seuls dans notre voiture, on serait passés devant sans faire attention. Il n’y a qu’avec un guide expérimenté que tu peux avoir la chance d’observer un animal aussi bien caché comme l’était celui-ci. 

Parc National de l'Akagera

Le conducteur s’est alors mis en quête de s’approcher tout doucement. Tous nos yeux étaient braqués sur la forme indécise.

Derrière, les trois pipelettes ne mouftaient plus.

 

L’observation des deux côtés

On se rapproche, encore et encore, j’avais peur qu’il se fasse la malle sans demander son reste. Mais non. Plus on avançait plus on voyait, son pelage, ses tâches, ses yeux luisants se dessiner grâce à la lampe du guide. Parc National de l'Akagera

Alors que l’on était à 20 m, le guide a commencé à utiliser sa lampe pour le faire bouger.

Un coup il la braquait sur le léopard, un coup à côté. Et ça a fonctionné. Intrigué, il s’est levé pour venir voir de plus près ses visiteurs.

 

Et il a fait des tours autour de la jeep. Pour disons…Observer sa proie…

Le léopard, à peine âgé d’un an, a dû faire 10 fois le tour de la voiture! Et nous, le regard médusé, on le regardait faire. Et on mitraillait aussi.

Parc National de l'Akagera

Parc National de l'Akagera

Par contre, ce n’était pas évident d’avoir une photo potable en pleine nuit noire.

Et plein d’autres animaux…

C’est compliqué de te lister tous les animaux que l’on a pu observer car il y en avait beaucoup! Voici d’autres photos prises pendant ces deux journées.

Parc National de l'Akagera

On s’est demandés si c’était Mutwale…


Parc National de l'Akagera

Genêt tacheté


Parc National de l'Akagera

Un impala qui prend la pose


Parc National de l'Akagera

Singe vert


Parc National de l'Akagera

Pas tout apparemment…


Parc National de l'Akagera

Hippopotame

Parc National de l’Akagera, une histoire mouvementée

Le Parc National de l’Akagera a été créé en 1934.

À l’époque, il devait faire environ 2700 m2 de surface. Quelques années après le génocide, l’État a réduit la taille du parc pour donner des terres agricoles aux milliers de réfugiés qui arrivaient de Tanzanie et d’Ouganda.

Le parc a donc été amputé des 2/3 de sa surface. La plupart des animaux avaient également disparu en majeure partie à cause de la chasse.

Mutwale, le seul éléphant du parc qui a survécu au génocide

Il y a une légende au sein du parc qui raconte qu’un seul éléphant aurait survécu au Génocide.

Les guides l’appellent Mutwale ou « angry elephant » parce qu’il est souvent énervé…

Une année, il aurait même agressé des campeurs qui s’étaient installés sur le campement sans clôture au bord du lac Shakani. 

Du coup, les employés du parc ne sont pas très sereins lorsque des campeurs veulent s’installer sur l’aire. Ils nous ont clairement dissuadé d’y dormir…au cas où!

Depuis 2010, le parc est géré en partie par l’APN (African Park Network), une ONG sud africaine qui tente d’enrayer le déclin de plusieurs parcs d’Afrique. Plusieurs espèces animales ont été réintroduites dont des rhinocéros et des lions mais je n’ai pas eu l’occasion d’en voir.

Au prochain coup peut-être ^^

 

Tous les tarifs en 2018 pour deux journées (entrée, activités…) 

Au total, notre petit trip de deux jours dans le parc nous aura coûté 240$ par personne.

Détail de mes dépenses

  • Location de la tente : 10$
  • Nuit en camping : 25$ (par personne)
  • Location 4×4 : 70$/jour
  • Essence : 53$ soit 46 000 RwF
  • Entrée du parc : 40$
  • Nourriture : 14 000 RwF
  • Entrée pour le chauffeur+nuit (tarif pour les Rwandais) : 7 000 RwF+12,50$
  • Safari drive de nuit : 40$ (par personne)

 

Toutes les activités que tu peux faire (prix par personne)

  • Safari de nuit : 40$
  • Safari le matin : 25$
  • Safari en bateau : 25$
  • Behind the scene : 25$  (minimum quatre participants, prix par personne) c’est une activité où les guides t’expliquent comment fonctionne la gestion du parc et la protection des animaux.

 

Pour avoir la liste des hébergements du parc, jette un oeil à mon autre article (scrolle tout en bas pour voir ceux du parc de l’Akagera) :   Où dormir pendant ton voyage au Rwanda?

J’ai oublié quelque chose ?

Dis-le moi en commentaire 🙂

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Kinigi Guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

Voici un article détaillé d’hébergements au Rwanda (à un prix abordable) où j’ai séjourné pendant mon voyage. Aussi bien les meilleurs que les mauvais plans.

Cette liste est loin d’être exhaustive donc si tu as des bons plans à partager, n’hésites pas à me le marquer en commentaires.

Kigali,  la capitale

Recommandation : Mijo Hostel

À éviter : L’Auberge La Taverne

Mijo Hostel, l’auberge de jeunesse « comme à la maison »

Si tu cherches un pied-à-terre super agréable pour t’acclimater tranquillement à la capitale, cette adresse est parfaite. L’auberge est située dans le quartier des expatriés et des ambassades.

Elle est essentiellement fréquentée par des backpackers et des humanitaires. Le gérant, Joseph et son personnel, sont super accueillants.

Les chambres sont vraiment propres et à un prix imbattable comparées aux offres des environs : 12 euros la nuit pour un lit en dortoir, petit déjeuner inclus. Mais si tu veux ta propre chambre, ils ont aussi ce qu’il faut.

Les douches sont clean mais par contre, il n’y a peu ou pas d’eau chaude car l’hôtel est alimenté par des panneaux solaires qui n’emmagasinent la chaleur que durant la journée. Donc le soir ou le matin, à l’eau froide tu te doucheras ! Pour ma part, ça ne m’a pas du tout dérangé…au contraire avec la chaleur !

Les petits déjeuners sont bons et suffisants pour mon estomac. Après tout dépend du tiens ! Ils m’avaient servi des fruits avec du pain de mie et du café/thé à volonté.

L’Auberge La Taverne : propreté douteuse et gérant pas très sympa

Si il y a un hébergement que je te conseillerais d’éviter, c’est celui où j’ai dormi la première nuit de mon arrivée au Rwanda : L’Auberge La Taverne.

Je n’ai rien contre la propreté douteuse des draps, les prises électriques hors d’usage, ni le filet d’eau qui coulait dans la salle de bain pour prendre ma douche, mais si je compare au prix que j’ai payé 25 dollars+l’accueil glacial du gérant, j’ai trouvé ça un peu cher payé.

Le seul point positif, c’est l’accueil au bar/restaurant de l’auberge qui était parfait. Les plats y étaient bon marché.

Parc National des Volcans

Recommandation : Kinigi Guesthouse

Quelques jours reposants à Kinigi Guesthouse

Nous sommes restés deux nuits à Kinigi Guesthouse pour effectuer le trek de Bisoke.

Pour 15 dollars/nuit la chambre double, je crois qu’on ne peut pas faire plus compétitif dans le coin clairement dominé par les lodges à plus de 100 dollars la nuit.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans.

Le personnel est très chaleureux et serviable. Les chambres sont équipées de moustiquaires, et les douches sont fonctionnelles sans eau chaude mais avec des claquettes mises à disposition 🙂 .

C’est l’un des hébergements au Rwanda à ne pas manquer si tu voyages en petit budget.

L'allée qui donne aux chambres, Kinigi guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

La guest dispose d’un bar/restaurant et d’une terrasse très reposante où l’on peut boire et manger en écoutant les oiseaux chanter.

La terrasse de la guesthouse Kinigi, Parc National des Volcans
Il y avait pas mal de plats indisponibles sur la carte lorsqu’on commandait nos repas mais c’était peut-être dû à la basse saison (février).

Si j’avais pu je serais bien restée quelques jours de plus dans ce lieu très reposant et vraiment abordable.

L’argent des locations est reversée à l’Association de Solidarité des Femmes Rwandaises qui vient en aide aux femmes vulnérables.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans (Headquarters)

Accès

Si tu arrives de Kigali : Le trajet s’effectue en deux temps : Kigali/ Musanze puis Musanze/Kinigi. C’est ce qu’on a fait. Ensuite, on a marché pendant 45 min avec nos cartes GPS préalablement téléchargées pour rejoindre l’hébergement. Tu peux aussi prendre une moto taxi depuis le terminal de bus de Kinigi si tu n’as pas le courage de marcher avec ton sac de rando.

Si tu arrives de Gisenyi : Le bus est sans arrêt entre Gisenyi et Kinigi. Ensuite, c’est le même topo depuis le terminal de bus de Kinigi jusqu’à la guesthouse.

Important : Si Kinigi Guesthouse est proche de l’entrée de l’office du Parc, les départs de trek, eux, ne le sont pas.

Donc, il te faudra un moyen de transport (moto ou 4×4) pour atteindre le départ. Pour Bisoke, le départ se situe à 30 min en voiture des Headquarters. On a eu la chance de tomber sur deux voyageurs suisses qui nous ont pris en lift dans leur voiture.

Sinon, il nous fallait louer un 4×4 à environ 80 dollars la journée.

Kibuye, sur les rives du lac Kivu

Recommandation : Home Saint Jean

Le Home Saint Jean, un havre de paix avec vue incroyable

Perdu au fond d’une impasse, cette ancienne place catholique est tout simplement l’un des plus beaux spots où l’on a dormi durant notre voyage. Aujourd’hui, elle sert avant tout de lieu pour des séminaires et d’hôtel pour les touristes. Le bâtiment est construit sur un promontoire avec vue imprenable sur le lac Kivu.

Pour une chambre 1 personne avec vue sur le lac, j’ai payé environ 15 dollars en basse saison…Des tarifs vraiment pas chers comparés au paysage que tu peux observer depuis ta chambre !

Terrasse du Home Saint Jean à Kibuye

L’hôtel possède également un restaurant où l’on peut commander des plats à des prix bon marché. Ils proposent quelques plats locaux notamment à base de poissons pêchés dans le lac.

Le centre de Kibuye se situe à 10 minutes à pied.

L’accueil de l’hôtel organise aussi des visites en bateau de l’île Munyanini, l’île aux singes, etc.

Le Parc National de Nyungwe

Recommandation : Gisakura Guesthouse

À éviter : Keza Guesthouse

Keza Guesthouse = grosse déception

Le guide que nous avions n’en disait que du bien. On a donc décidé d’y dormir une nuit pour pouvoir faire le trail Ishigishigi (aussi appelé Canopy Walk) dans le Parc National de Nyungwe.

Trail Ishigishigi, appelé aussi canopy walk, Parc National de Nyungwe au RwandaMalheureusement, je crois qu’aucun agent n’y avait mis les pieds depuis un moment pour mettre à jour les infos mentionnées dans le bouquin.

Clairement, la description qui était faite de l’hôtel ne correspondait plus à la réalité.

Payer 25 dollars pour une chambre bruyante avec des toilettes et une douche qui ne fonctionnaient pas, était clairement du vol. Sans parler du trou dans le mur de la salle de bain me notifiant l’emplacement de ce qui devait, jadis, accueillir un lavabo.

Pour en rajouter une couche, les hommes du village regardaient le foot à la TV dans la salle/restaurant… Évidemment, l’insonorisation n’était pas non plus le point fort du bâtiment. Et encore, j’aurais toléré si j’avais pu prendre une douche normalement ou pisser dans mes toilettes sans devoir emprunter celles du voisin…Bref, cet hôtel a clairement besoin d’un sérieux coup de maintenance ou alors les prix doivent être revus à la baisse.

L’hôtel dispose aussi d’un restaurant où l’on peut manger des aliments dont on ne connait ni l’origine ni l’espèce.

Seul point positif, la gentillesse du gérant.

Je me sens un peu coupable d’écrire autant de choses négatives, mais en même temps, je ne peux pas conseiller cet endroit. Ce n’était vraiment pas la meilleure nuit de mon séjour au Rwanda !

Gisakura Guesthouse et son joli jardin peuplé de colibris

Après avoir ingurgité un plat de nourriture à l’origine inconnue, nous avons décidé de partir en quête d’une autre place où l’on pourrait au moins manger des aliments bons qui ne nous donnent pas la diarrhée ^^ …

On a décidé de se rapatrier sur Gisakura Guesthouse…C’était le seul autre choix dans les environs. Le nombre d’hôtels et de restaurants à Nyungwe n’est pas très abondant.

Gisakura guesthouse, Parc National de Nyungwe au Rwanda

Arrivés dans le jardin de la guesthouse, on est restés plantés, le visage émerveillé, devant un parterre de fleurs aux couleurs roses orangées. Une nuée de colibris s’échinait à passer de fleurs en fleurs pour en boire le nectar.

Rien que pour profiter de ce spectacle, on a failli aller chercher nos sacs pour camper dans le jardin !

Redevenus raisonnables, nous avons finalement opté pour simplement manger sur place. Les plats servis étaient excellents et vraiment abordables niveau prix. Une belle surprise qui nous a remis sur pied avant de repartir dormir dans notre taudis.

Malheureusement, nous n’avons pas testé les chambres de l’établissement, ayant déjà payé pour Keza Guesthouse.

Mais si tu souhaites passer quelques jours dans le Parc National de Nyungwe, tente soit cette adresse – au moins tu y mangeras bien – soit le campement de la réception du parc situé à Uwinka.

Accès :

Si tu arrives de Kibuye : Le bus s’arrête à Buwinga, il te reste ensuite 30min/1h en moto-taxi jusqu’à l’hôtel, suivant celui que tu choisis.

Si tu arrives de Kigali : il y a un bus qui fait le lien entre la capitale et Cyangugu. Tu peux demander au chauffeur à ce qu’il t’arrête juste devant ton hébergement. Dans le sens inverse, Il faut que tu demandes au responsable de ton établissement qu’il te réserve une place car les véhicules sont souvent bondés.

Si tu veux te rendre à Gisenyi

Recommandation : Inzu Lodge

Suite au conseil d’une lectrice (merci Nathalie :-)), je rajoute cette adresse que j’ai loupée lorsque je me suis rendue à Gisenyi.

Inzu Lodge propose des hébergements en tente ou des bungalows avec des prix qui démarrent à une trentaine de dollars/nuit. En tout cas, les photos sont vendeuses ! Je ne manquerai pas de tester cette adresse la prochaine fois.

Pour ma part, j’ai dormi dans un presbytère lors de mon passage express dans la ville (prix imbattable et confort sommaire).

Parc National de l’Akagera

Recommandation : campements dans le parc

Si pas fan du camping, lodges :

  • Ruzizi Tented Lodge
  • Akagera Game Lodge

Camping au sein du parc

 

Tiens une autre nuit que nous avons payé 25 dollars (+20 dollars pour la location de la tente) mais qui était juste parfaite !

 

Dormir en territoire hostile

Si tu as déjà lu quelques uns de mes articles, tu dois savoir que c’est mon truc de camper avec un hippo comme voisin de chambre ! Donc je ne peux que te conseiller de faire la même chose dans ce parc.

C’est à faire une fois dans sa vie…

Le parc dispose de trois campements : Muyumbu, Mutumba et Shakani Lake. Les deux premiers sont clôturés tandis que le dernier est ouvert à tous les intrus à deux ou quatre pattes…

Un peu moins téméraires cette fois-ci, nous avons choisi de dormir dans l’un des campements clôturés du parc. Les tentes sont fournies et déjà installées, il n’y a plus qu’à dérouler son sac de couchage. Je crois qu’à la réception, tu peux aussi louer des sacs de couchage, mais à vérifier avant de partir car la nuit, ça caille !

 

Camper à Muyumbu

Le campement Muyumbu dispose de toilettes sèches, mais je ne suis plus très sure pour les douches car comme des gros pouilleux, nous ne nous sommes pas lavés. Nous ne restions qu’une nuit avec levée aux aurores #excusebidon .

Feu de camp au campement de Muyumbu, Parc National de l'Akagera

Les tentes sont installées en cercle avec au centre, un feu de camp constamment allumé. C’est fait pour éloigner les intrus poilus et griller les brochettes.

Le mieux est de venir avec sa propre nourriture, car même s’il est possible de manger au bar/restaurant de l’office du parc, c’est logiquement plus cher.

Tu peux réserver une fois sur place, ou appeler avant si tu as peur de ne pas avoir de place dans l’un des campements au +250 (0) 786 182 871 (Réception du parc).

Pour ceux qui ont peur de camper au milieu des éléphants 🐘

 

 

Si tu n’es pas un/une adepte du camping en brousse, tu peux dormir dans l’une des lodges clôturées du parc mais, tu t’en doutes, ce n’est pas le même tarif !

 

Voici les lodges disponibles :

 

Ruzizi Tented Lodge se situe dans l’enceinte du parc sur les rives du lac Ihema. Le prix des lodges s’échelonne de 119 à 209 dollars américains.

Akagera Game Lodge se situe près de la réception du parc. La chambre simple coûte 100 dollars américains, et la double 120 dollars.

Je n’ai testé aucune de ces dernières mais j’ai conscience que tout le monde n’aime pas forcément dormir dans un parc national à la belle étoile, entouré d’éléphants et de lions parfois à quelques mètres du campement…

Voilà pour les adresses utiles que je pouvais te donner et que j’ai quasiment toutes testées à part pour les dernières et l’ajout sur Gisenyi. J’espère que cela t’aidera un peu plus à te décider car, de mon côté, c’était un peu difficile de me baser sur mon guide papier très daté, et sur les avis parfois contradictoires glanés sur internet…

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Home Saint Jean, Lac Kivu

Le lac Kivu n’est pas un lac aux eaux calmes et sans relief.

Hormis son lit chargé en méthane et en CO2 qui lui donne cette fausse mauvaise réputation de lac toxique, des dizaines de petites îles sortent le bout de leur nez vert ou rocheux aux abords de ses côtes, voire en plein milieu.

@Pravarini

Tu peux en visiter quelques unes en partance de la ville côtière de Kibuye, dont la plus réputée : l’île Munyanini surnommée aussi l’île Napoléon.

C’est Claude notre guide, qui nous l’a dit…Je tiens à préciser que je ne suis pas une chauvine nostalgique de la grandeur de l’empire colonial français.

L’île Munyanini et ses milliers de chauve souris

Nous embarquons sur le bateau de Claude, jeune guide rwandais qui cherche à se faire sa propre clientèle. Littéralement sorti d’un buisson, il nous accoste par surprise pour nous proposer ses services. Pour 40 dollars, il nous emmène alors en visite sur son propre bateau.

L’île Munyanini est la plus éloignée des 5 îles que l’on va voir donc on démarre par cette dernière.

Après une bonne quinzaine de minutes de navigation, l’île ressemblant au célèbre chapeau de notre ancien empereur tant aimé, fait son apparition.

Lac Kivu, Rwanda

Les vaches africaines, de grandes sportives

À l’approche des berges j’aperçois deux vaches en train de brouter sur la plage rocailleuse, malmenées par une nuée éreintante de mouches tsé tsé.

Mais comment ont-elles fait pour arriver jusque là ???

“They swim through here” me lance mon guide, l’air moqueur. 20 min en brasse coulée, la vache africaine musclée est décidément plus déterminée que nos blondes d’Aquitaine.

Vaches sur l'île Munyanini, Lac Kivu, Rwanda

Claude ne traîne pas sur le chemin, habitué à l’altitude tandis que l’on respire comme des buffles en rut en tentant de le suivre – je n’exagère pas, j’ai vraiment eu du mal avec l’altitude au Rwanda notamment à Bisoke si ça te tente de lire mes galères pendant ce trek…

Puis je le vois commencer à taper dans ses mains très fort…S’ensuit une envolée de chauve-souris de tous les côtés, piaillant d’effroi au réveil sonné en plein jour à 10h du matin.

Des centaines de chauve-souris sur l'île Munyanini

Je doute que ce soit très bon pour ces petites bêtes nocturnes mais bon…Je me rassure en me disant qu’il n’y a pas grand monde qui vient visiter l’île à l’année.
Après 100 photos et le souffle retrouvé, on part en quête du sommet de l’île.

Un petit chemin serpente à travers la végétation qui devient de plus en rare à l’approche du sommet. Une fois en haut, le panorama est quand même vraiment sympa. Ça valait le coup de quasiment s’asphyxier.

Visite de l’île au singes …sans voir de singes

L’arrêt suivant est quand même un échec total car lorsque l’on s’approche des berges de l’île censé abriter une nuée de petits singes…Personne.

Le souci vient du bateau précédent explique Claude. Les touristes ont du filer tellement de bananes à manger aux animaux, que du coup, ces derniers le ventre bien rempli, se foutent royalement de notre présence et restent bien en hauteur dans les arbres sans se montrer.

Je ne suis pas ressortie de l’eau couverte de boutons, la peau se détachant de mes os comme un zombie…

En même temps, ça m’arrange que la séquence “on file à bouffer à des animaux sauvages” tombe à l’eau, arrogante occidentale moralisatrice et amie des animaux que je suis.

Je me sens quand même un peu coupable car je n’ai pas réellement percuté lorsque nous sommes allés acheter des bananes à la supérette du coin avant de partir en visite. Mais bon finalement tout s’arrange puisque c’est moi qui finit par tout bouffer avec mon pote Bastien, faute de singes affamés !

L’île au restaurant abandonné

Seules quelques ruines et une végétation luxuriante peuplent cette dernière. Il y a quelque années, un homme y avait construit une paillote mais il a du tout démolir… car il ne payait pas ses impôts ! Ça rigole pas avec les impôts au Rwanda.

C’est à cet endroit que l’on fait un plongeon dans l’eau du lac. Très bonne mais avec des galets un peu glissants en bord de plage.

#attentionlaluge

C’était très agréable et grisant de se baigner dans un lac soi-disant toxique, qui en fait ne l’est pas (en surface).

Donc je ne suis pas ressortie couverte de boutons, la peau se détachant de mes os comme un triste zombie recalé au casting de The Walking Dead. Je me portais comme un charme. Et Bastien aussi.

L’île des condamnées pour adultère

Je n’ai aucune autre source pour confirmer les infos de ces deux dernières histoires, que ce soit le restaurateur gaulé par le fisc rwandais ou la femme adultère. Mais ces histoires sont quand même intéressantes à connaître.

îlot sur le lac Kivu

Selon Claude, il y a heureusement longtemps de cela, cette toute petite île aurait servi d’exil pour les femmes qui n’étaient pas très fidèles à leur mari…

20m2 d’espace, trois arbres, et pas grand chose à se mettre sous la dent, si cette histoire est vraie, ces pauvres condamnées ont du cuire lentement au soleil.

Lac Kivu

On termine notre visite en longeant les berges et croisant encore quelques îlots, quelques villas et chalets de luxe.

On aperçoit aussi quelques cormorans et un martin-pêcheur pie, guettant le poisson depuis les branches d’arbres. Cette balade en bateau dure environ une grosse demi-journée.

Cormoran, lac KivuMartin-pêcheur pie, lac KivuCormoran, lac Kivu

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Lac Kivu

C’est parfois dans les endroits les plus improbables que l’on trouve des havres de paix, des plages isolées, ou un coin de lac complètement paumé. Le lac Kivu c’est un peu tout ça à la fois.

@Pravarini

Il a une réputation sulfureuse (c’est le cas de le dire) car c’est l’un des rares lacs au monde qui est toxique.

What ?!?!

Rassure-toi 🙂 il est tout à fait possible de s’y baigner.

Le lac Kivu, toxique ? Oui et non

Le lac renferme de grandes quantité de CO2 et de méthane au fond de l’eau. Mais on peut y faire trempette et d’ailleurs les locaux ne s’en privent pas. Je t’explique pourquoi un peu plus bas.

Quand j’y suis allée pour la première fois, j’ai été surprise de sa couleur très neutre. Je me suis dit « tiens des vaches qui pètent dans l’eau, ça donne du gris ?! ».  Non évidemment.

Mes pensées foldingues n’avaient pas pris en compte le fait que le temps était couvert. C’était d’ailleurs assez courant pendant mon voyage au Rwanda. Il y avait toujours comme une sorte de brume qui enveloppe l’air ambiant.

Lac Kivu

Du coup le lac avait les mêmes tons de gris rosé…La fille qui sait vendre une destination. Sur le moment, j’ai fait des photos assez surréalistes tellement la lumière était particulière.

Pourquoi cette réputation sulfureuse ?

Comme je te l’écris plus haut, le lac contient littéralement des gaz toxiques : du méthane et du CO2 en grosse quantité.

Ces gaz sont situés à environ 250 mètres en profondeur, gardés au fond par la pression de l’eau. On ne les respire pas quand on se baigne. Néanmoins, cette particularité fait peur parce qu’il y a déjà eu une catastrophe naturelle sur un autre lac du même genre.

“Le gouvernement a décidé de pomper le gaz pour freiner le problème.”

En 1986, le lac de Nyos en République Démocratique du Congo, est entré en éruption limnique. Des quantités énormes de CO2 se sont libérées dans l’air et ont asphyxié des milliers de personnes et d’animaux dans un rayon de 25km aux alentours !

 

Le gouvernement rwandais pompe le gaz

Lac Kivu @Hydragas

Le risque d’éruption limnique dans le lac Kivu est aussi très important, surtout à cause de l’environnement volcanique dans lequel il se situe.

Le Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs d’Afrique est situé à 20km, c’est à dire que dalle à l’échelle volcanique. Il suffirait qu’il déverse ses laves jusqu’au lac pour tout faire péter.

Pour tenter de freiner ce problème, le gouvernement a donc décidé de pomper le gaz au fond du lac et de le transformer en électricité !

Station de pompage du gaz - ce jour là il faisait vraiment moche

Station de pompage du gaz – ce jour là il faisait vraiment moche

Une pierre deux coups. Depuis Gisenyi, tu peux d’ailleurs apercevoir cette plateforme qui ressemble à ses cousines pétrolières plus communes.

Gisenyi: la ville farniente pour les riches Rwandais

L’un des meilleurs spots pour faire le saut de l’ange dans l’eau du lac Kivu, s’appelle Gisenyi.

Cette petite ville côtière est l’endroit préféré des riches Rwandais et des expatriés qui veulent passer un week end détente sous les cocotiers. Donc c’est là que je me suis rendue pour la première fois.

Lac Kivu

Les plages sont étendues et clairsemées de petits bars et restos comme dans n’importe quelle ville côtière. Le Sun N Sand et le Tam Tam sont les deux places où l’on a testé le farniente rwandais.

Version bière locale et assiette de frites à portée de main affamée.

Bar-restaurant au bord du lac Kivu

Pour ceux qui veulent goûter la cuisine rwandaise, les restaurants servent aussi toutes sortes de plats, les recettes locales étant essentiellement à base de poisson. Kivu oblige.

Kibuye, mon coup de coeur

S’il y a un endroit au bord du lac Kivu qui est immanquable c’est bien Kibuye. Les flancs plongeant dans l’eau y sont beaucoup plus escarpés qu’à Gisenyi. Il y a des criques, des îles…

Home Saint Jean, Lac Kivu

Il faut marcher un peu pour trouver le spot idéal ou alors prendre un petit bateau. Beaucoup d’hôtels possèdent leur propre plage privée.

En revanche, la ville en elle-même n’a pas grand intérêt. Quand on s’y est rendus, le « centre-ville » était en travaux. Il existe un marché local juste à côté de la gare routière. Le mémorial de Kibuye, en hommage aux nombreuses victimes du Génocide dans les environs, est situé juste à côté du Home Saint Jean.

 

 

 

Le Home Saint Jean

Je te conseille vraiment d’aller dormir au Home Saint Jean quelques nuits. Cette ancienne place catholique est hyper reposante. Aujourd’hui, elle sert avant tout de lieu pour des séminaires et d’hôtel pour les touristes.Lac Kivu, Home Saint Jean

Le bâtiment est construit sur un promontoire avec vue imprenable sur le lac. Les tarifs ne sont vraiment pas chers comparé au paysage que tu peux observer depuis ta chambre.

Pour une chambre 1 personne avec vue sur le lac, j’ai payé environ 15 dollars en basse saison.

Si tu veux tenter l’expérience, réserve directement par ici !

Nous, on a mis les pieds dans l’eau pendant la visite des îles au large de la ville. L’île Napoléon est le must see du coin avec sa forme ressemblant au chapeau de Napoléon et ses milliers de chauve-souris qui y ont élu domicile.

 

Lac Kivu, Rwanda

Je relaterai bientôt la visite des îles dans un autre article si cela t’intéresse. En tout cas, c’est chouette à visiter. Tu peux facilement trouver un guide qui t’emmène en bateau faire le tour des îlots pour environ 40 dollars la longue demi-journée.

Pour conclure

Les plages de Gisenyi sont vraiment chouettes et permettent de voir un autre coté méconnu du Rwanda. Les restos jalonnent toute la côte dont la plupart servent une cuisine locale à des prix abordables.

Kibuye est beaucoup plus vallonné, ses plages un peu plus difficiles à trouver sans guide ou au doigt mouillé, mais c’est vraiment mon coin préféré.

Si tu n’as pas beaucoup de temps, je te conseille vraiment de visiter Kibuye et ses îles. Plus au sud, il existe aussi des petits coins sympas. Je n’ai pas eu le temps de m’y aventurer mais je sais que pour quelques dizaines de dollars négociés avec ton guide ou un pêcheur local, tu peux embarquer dans un bateau, et longer la côte en direction de Cyangugu dans le sud ouest du pays.

Cet article contient un lien affilié. Les liens affiliés me permettent de gagner un peu d’argent pour continuer ce blog en te proposant des articles approfondis sur chaque destination que je traverse, et aussi te conseiller des endroits que j’ai vraiment aimés.

Et toi ?

C’est le quoi le petit coin perdu qui t’as le plus étonné en voyage ?

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Raouché à Beyrouth au Liban

(article mis à jour en juin 2018)

Le Liban est coincé entre la Syrie, et Israël, ce qui n’en fait pas une destination rêvée vu comment ces trois là s’entendent.

Et pourtant…

Toi, voyageur qui préfère aller voir les ruines d’Athènes ou le dôme de Florence, tu ne sais pas ce que tu rates !

Le pays regorge de monuments historiques, cités antiques, randonnées, sites naturels, et la cuisine y est juste trop bonne. Alors voici mon top 10 des trucs incontournables à faire au Liban pour avoir un aperçu de ce magnifique pays aux confins de la mer méditerranée.

 

Promenade sur la Corniche à Beyrouth

Une fois atterri à Beyrouth, fonce tout droit vers la Méditerranée où tu trouveras la Corniche. C’est l’endroit préféré des Beyrouthins. Cette promenade est souvent prise d’assaut par les joggeurs, ou les habitants qui veulent simplement respirer l’air frais de la mer. Ça fait parfois du bien car Beyrouth est très pollué.

Sur le trajet, tu apercevras sans doute le rocher aux pigeons. Les Libanais l’appelle « Raouché » (photo en tête de l’article), c’est l’emblème de la ville.

Tu pourras tranquillement l’admirer et prendre des photos depuis la terrasse d’un café. De nombreux bars et restaurants ont une vue imprenable sur ce monument naturel.

 

La gastronomie libanaise

Il n’y a pas à chipoter, c’est l’une des meilleures cuisines au monde.

Les fameuses falafels !


Les mezzés libanais avec du hoummous, moutabal, falafels, labneh…trop bon !

Voici les plats que tu dois absolument goûter  :

  • Moutabal : caviar d’aubergine à tomber
  • Fatouche : salade à base de laitue, tomates, poivrons, concombre, menthe, sumac…avec des morceaux de pain libanais croustillants
  • Taboulé libanais : c’est pas le taboulé que t’achètes dans une boîte en plastique au supermarché qui sent la bouffe qui a tourné. Le taboulé libanais est fait avec du persil et de la menthe hachés, des tomates, du jus de citron, une cuillère de boulgour et de l’huile d’olive.
  • Manouche : pâte à pizza saupoudrée de zataar (thym) et parfois arrosée de jus de citron
  • Houmous : La purée de pois chiches que tout le monde connaît, mais cette fois-ci le vrai, le bon.
  • Falafel : Boulette frite de pois chiches
  • Fatayer : chausson aux épinards
  • Rkakat : cigare roulé au fromage et aux herbes
  • Kebbeh : boulette de viande hachée épicée et de boulgour essentiellement
  • Chawarma : sandwich ressemblant au kebab mais roulé dans une galette
  • Chich Taouk : brochette de poulet mariné
  • Kafta : brochette de viande hachée d’agneau
  • Foul : ce plat cale un chameau affamé. Il est fait à base de fèves et se mange au petit-déjeuner.

Si tu es paumé dans tous ces noms, tu peux demander au serveur. Beaucoup de libanais parlent au moins français ou anglais.

 

L’alcool au Liban

Les Libanais ne sont pas les derniers pour trinquer. Le pays est très connu pour son vin. Tu pourras même apercevoir quelques vignes si tu te rends dans la Bekaa. Les châteaux les plus réputés sont Kefraya, Ksara, Musar ou encore les Coteaux du Liban.

Le Liban produit aussi de l’Arak, une sorte d’eau de vie au goût anisé très fort. L’Arak est largement répandu dans le Proche-Orient et le Moyen-Orient. Il est appelé sous un autre nom suivant les pays.

Tu pourras également tester l’Almaza, la bière blonde du pays.

 

Le dessert qui se fume

A chaque fois que je suis allée manger dans un restaurant avec mes amis, le repas se terminait tout le temps par le narguilé. C’était comme la glace au chocolat ou les profiteroles chez nous.

Tu peux même choisir le goût que tu veux sur la carte des restaurants.

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Dans un café de la Corniche à Beyrouth, un serveur nous prépare le narguilé.

Je ne suis pas une grosse fumeuse donc ça m’a rendu un peu malade surtout après avoir ingurgité 3 kilos de taboulé et de hoummous. Donc à fumer avec modération pour ceux qui ont les poumons propres.

 

Ne rates pas la cité antique de Baalbek

Les locaux te diront qu’il n’y a pas de danger. Le site internet du gouvernement français te déconseillera d’y mettre les pieds.

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La ville de Baalbek photographiée depuis l’ancienne cité antique.

La situation géographique de Baalbek, proche de la frontière syrienne, en est la cause principale. J’y suis allée avec des amis libanais en voiture qui m’ont convaincu qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Et tout s’est bien passé.

Nous avons roulé environ deux heures depuis Beyrouth, pour passer les check-points et les nombreux bouchons à la sortie de la capitale. Baalbek est incontournable pour sa cité antique construite à partir du 1er siècle avant J-C, et son temple de Bacchus, l’un des mieux conservés du monde gréco-romain.

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Le temple de Bacchus à Baalbek.

Tu peux même encore voir certaines peintures sur le plafond à l’entrée du temple.

C’est juste magnifique, et il y a tellement peu de pub sur cette ville que quand on fait l’effort d’y aller, la découverte est encore plus géniale. On a l’impression que le site n’est ouvert rien que pour nous.

Des circuits en bus sont proposés depuis Beyrouth. L’entrée du monument est d’environ 5 euros.

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Des restes de colonnades, cité antique de Baalbek.


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La cité antique de Baalbek


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Détail d’une frise, cité antique de Baalbek

Si tu prévois de voyager au Liban en été, un festival de musique et de danse se tient chaque année à cette période au cœur de la cité antique. Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf s’y est d’ailleurs produit en 2017.

Lis aussi l’article : Voyager au Liban : sécurité et conseils pratiques

 

Musée de la guerre à Beyrouth

Le bâtiment a ouvert en 2016 dans un endroit chargé d’histoire, Beit Beirut, littéralement « la maison de Beyrouth » appelée aussi la maison jaune. Elle est située au carrefour Sodeco dans le centre de la ville.

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Musée Beit Beirut à Beyrouth au carrefour Sodecco. Photo prise par Bastien Poirier, photographe talentueux et voyageur fanatique du Liban !

Cette maison de couleur ocre a abrité de nombreux snipers durant la guerre 1975/1990. Ses parois criblées de balles ont été laissées tel quel pour « ne pas oublier » cette période sombre de l’histoire du Liban.

C’est un endroit à ne pas rater pour comprendre l’histoire de ce pays marqué par l’une des guerres les plus meurtrières du XXème siècle.

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L’une des pièces qui servait de position aux snipers pendant la guerre, musée Beit Beirut à Beyrouth. (Crédits : Bastien Poirier)

D’ailleurs, tu verras de nombreux autres bâtiments en ruine troués d’impacts de balle mais laissés debout toujours « pour le souvenir ».

 

Mosquée al-Amîn à Beyrouth

Monumentale, la mosquée sunnite de Beyrouth est difficile à rater. Construite dans le quartier de Downtown au centre-ville, elle est inaugurée en 2008. Et tu peux la visiter.

A l’entrée, les responsables du site distribuent des abayas aux femmes, une sorte de veste noire à capuche qui couvre le corps. L’entrée est gratuite. Un conseil, si tu veux la prendre en photo de l’extérieur, prévois un grand angle sinon tu vas l’amputer de quelques minarets !

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La place des Martyrs avec la mosquée al-Amîn en arrière-plan.

Cathédrale grecque orthodoxe Saint- Georges

Après la visite de la mosquée al-Amîn, tu dois t’arrêter à la cathédrale Saint-Georges à quelques pas de là. L’intérieur de style grec orthodoxe est entièrement décoré, les murs et les plafonds sont peints, ce qui en fait un monument exceptionnel à ne pas rater.

Elle est l’un des nombreux exemples de bâtiment religieux qui témoignent du caractère multiconfessionnel du Liban.

 

L’antique Jbeil

Jbeil ou Byblos, c’est une ville à ne surtout pas rater pendant ton voyage. Elle est située à 40 km au nord de Beyrouth, sur le littoral.

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C’est la ville méditerranéenne par excellence. Tu peux te balader dans la vieille ville, et découvrir les nombreux vestiges de son passé phénicien. Perds toi dans les ruelles du vieux souk où les cadeaux pour la famille seront faciles à trouver et plus originaux que la traditionnelle carte postale.

Termine par le port où de nombreux cafés et restaurants t’attendent pour te rassasier.

En raison d’un manque cruel de visiteurs après la guerre, la ville a lancé un festival de musique, le Byblos festival international, qui acquiert une importante renommée. En 2016, il a notamment accueilli Sia, Grace Jones, et Maxime Leforestier. Il prend place chaque été soit sur le port, soit près de la citadelle.

 

Bcharré, le bastion chrétien

Bastion des chrétiens maronites, le village de Bcharré est perché à 1400 mètres d’altitude aux confins de la vallée de Qadisha.

C’est là qu’est né le poète libanais, Gibran Khalil Gibran, célèbre pour son livre Le Prophète. Et c’est aussi le village d’origine de Samir Geagea (photo dans la photo), la star des maronites, connu entre autre pour avoir été chef d’une milice pendant la guerre.

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Village de Bcharré

L’intérêt majeur de ce village, c’est sa randonnée le long de la vallée, jalonnée de monastères maronites dont certains sont encore habités.

Tu y croiseras sans doute Dario Escobar, ermite d’origine colombienne, qui habite dans la vallée depuis plus de 15 ans.

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Vallée de Qadisha, Bcharré.

Sur les hauteurs du village, tu pourras également admirer ce qui reste de la forêt de cèdres jadis exploitée par les phéniciens. Il ne reste que 375 spécimens mais certains sont vieux de 3000 ans.

Toujours sur les hauteurs un peu en retrait, un chemin mène à l’entrée de la grotte de Qadisha. Particulièrement endommagée (par l’armée syrienne selon les locaux du village), la plupart des stalactites et des stalagmites ont été sectionnés à la base, ce qui rend l’atmosphère très étrange et un peu triste.

Elle est peu fréquentée par les touristes.

 

Randonnée dans la vallée de Nahr Ibrahim

La vallée de Nahr Ibrahim a plusieurs sentiers de randonnée plus ou moins connus.

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La vallée de Nahr Ibrahim.

Mais celui qui longe le lac Chouwen l’est surtout des locaux.

Le paysage est absolument magnifique mais le sentier est jonché de déchets à certains endroits. Ça donne plus envie d’aller chercher un sac poubelle et de nettoyer que de continuer la rando.

J’espère que des efforts ont été faits pour protéger le site depuis mon voyage. J’espère. Par exemple, il n’y avait quasiment pas de poubelles pour jeter ses déchets sur le chemin qui mène au lac. Et vu que beaucoup de jeunes y viennent pour faire des barbecues et même y camper, le résultat ne peut pas être glorieux.

Après une pause au bord du lac, tu peux continuer la randonnée en longeant toujours le fleuve qui l’alimente. Tu vas alors entrer dans une zone très peu fréquentée (plus aucun déchets).

Les passages mouillés et escarpés se succèdent de plus en plus. Il te faut des bonnes chaussures de randonnée. Pense aussi à enfiler ton maillot de bain car il faudra plonger surtout si tu t’aventures loin sur le sentier.

Le baleineau (ci-dessus) qui se caille les ailerons sur le rocher, c’est moi. L’eau était glacée. J’ai pas la peau aussi ferme normalement.

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Itinéraire :

Pour y accéder, il faut te rendre à Chouwen dans la vallée de Nahr Ibrahim. Depuis Jbeil, compte 40 minutes de route en voiture.

Grotte de Jeita

Située dans la ville du même nom, à 18 km au nord-est de Beyrouth, le site est composée de deux grottes. La cavité supérieure est entièrement équipée de passerelles pour accueillir les touristes sans endommager le site. Des circuits en barque électrique sont également possibles au sein de la grotte inférieure. Le prix d’entrée est de 18 150 LL par adulte, soit environ 10 euros.

 

Bon je suis bien au dessus de 10 déjà mais tant pis, j’en ajoute un dernier : Il faut que tu rencontres des libanais/es. Sans eux, mon voyage n’aurait pas été aussi génial !

Alors le Liban, ça ne te tente toujours pas ?

Dis-le moi en commentaire 🙂

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Belcastel

Il n’y a pas que des paysans révoltés en Aveyron. Il y a aussi de magnifiques châteaux à visiter. Et plein de beaux paysages, de jolis petits villages, du gâteau à la broche…

Mais ça comme pas mal de monde, je ne le savais pas avant de venir. En vadrouille pour me rendre au salon des blogueurs de voyage WAT18, j’ai participé à un blogtrip (un voyage de presse en quelque sorte) pour mettre en avant l’Aveyron sur mon blog.

Le département pâtit un peu d’une réputation de voie de passage où les touristes ne font qu’une pause avant de rentrer chez eux…Au final, j’ai découvert une région charmante qui me fait un peu penser à la Dordogne (troupeaux de touristes et bouchons de camping-cars en moins).

 

Belcastel le château médiéval que l’on peut louer pour ses vacances

Fin avril, j’embarque alors avec 5 autres blogueurs en direction de l’ouest du département.

Après une bonne heure de route et au détour d’un virage, le village de Belcastel et son château apparaissent sur notre gauche. C’est la forteresse médiévale typique : massive, compacte, et dominant la vallée.

Crissement de pneus et freins à bloc, le bus stoppe en catastrophe sur le bas-côté, photo oblige (Non, notre conducteur/guide était très prudent, c’est juste pour voir si tu es concentré).

 

Un château qui a 1000 ans

Une fois sur place, l’histoire que nous en donne nos guides nous fait remonter un paquet d’années en arrière.

Ça fait depuis 1040 que le château de Belcastel s’accroche à son rocher. Et comme souvent dans l’histoire des châteaux, il porte le nom de la famille qui en a posé les premières pierres.

Château de Belcastel

Au détour d’un pont-levis, d’une cour taillée dans le rocher, ou d’une chapelle du IXème siècle, on apprend que les seigneurs de Belcastel ne gardent leur demeure que 3 siècles. Tu me diras c’est déjà pas mal. La plupart finissent soit ruinés, soit tués durant les croisades. Parfois les deux.

Le château est alors confisqué par la Couronne.

Cour à l'intérieur du château de BelcastelTour à tour, il sert de bastion militaire, atterrit aux mains des Anglais en 1376, puis est offert à un preux chevalier du nom de Saunhac.

Le château a de la chance, c’est un bon gars.

Ce dernier rénove l’édifice, et le village avec, en construisant un pont et une église. Dans la tour du monument, tu as d’ailleurs une vue imprenable sur les maisons en contrebas.

 

Vue depuis le château de Belcastel

Malheureusement la bonne vieille Révolution de 1789 passe par là et défonce tout. Le château est pillé. Quelques années après, un propriétaire originaire du village le rachète. Il revend les pierres entourant les fenêtres pour se faire de l’argent…

Si tu es du genre chevalier, côte de maille et bouclier, emmène ta belle ou ton beau pour une nuit ou deux dans un château.

Dans les dédales des pièces ouvertes au public, on voit quelques photos de l’édifice complètement en ruine. Il reste dans un piteux état jusqu’en 1973, où un preux chevalier d’un autre acabit s’empare de ce qui l’en reste.

Détail d'un vitrail à Belcastel

 

Fernand Pouillon, architecte, tombe amoureux de la bâtisse et se lance dans sa restauration. Pendant 8 ans, il rénove ce qu’il peut rénover, notamment aidé d’une équipe de maçons algériens.

Il finit par rendre les ruines habitables et se prend même quelques aises avec l’architecture médiévale : il se fait construire un balcon avec vue plongeant sur la vallée !

 

Envie de se la jouer « vie de château » ?

Comme je le disais dans le sous-titre pour te faire saliver, tu peux dormir dans l’enceinte !

La nouvelle propriétaire, d’origine américaine, l’a ouvert en tant que chambre d’hôte, lieu de tournage, et de mariage nous explique la guide du château.

Piscine du château de Belcastel

 

Tu peux louer une chambre ou la bâtisse en entier. Évidemment, le prix diffère un petit peu d’une option à l’autre.

Donc si tu es du genre chevalier côte de maille, c’est le moment d’emmener ta princesse ou ton « favori » (ou les deux qui sait) en balade dans le coin. La vue est incroyable et la piscine se situe dans les douves ↑

L'histoire des carpes koï dévorées...

Il y a deux ans, les propriétaires ont eu quelques déboires assez rocambolesques. Ils ont lâché des carpes koï dans de petits bassins indépendants autour de la piscine. Mais elles n’ont pas survécu très longtemps.

Des loutres les ont toutes dévorées. Ces petites voraces seraient passées par les égouts du château, le tarin en l’air furetant le poisson frais.

C’est la seule explication que les propriétaires ont trouvé puisque du jour au lendemain, il ne restait plus rien des poissons, tous déchiquetés par de petites dents aiguisées.

Il faut savoir que le château et ses douves transformées en piscine se situent à près de 30 mètres au dessus du village..Les loutres aveyronnaises ont vraiment la dalle !

Le village de Belcastel à l’image de son château : authentique

À la sortie du château sur la droite, on prend la rue qui descend et nous ramène au village. Les édifices ont tous été rénovés pour la plupart, donnant au village un aspect vraiment chouette, typique.

Une fois en bas, deux pâtissiers nous attendent. Ils sont venus spécialement pour nous montrer la fabrication du gâteau à la broche, une spécialité du coin.

Gâteau à la broche
La recette est simple, une base de quatre quart. Mais il est cuit comme un kebab. Et le coup de louche du pâtissier est unique. Un gâteau à la broche de 3 kilos peut coûter 80 euros !

Une fois le ventre rebondi comme une femme enceinte de 4 mois, on part se dorer la pilule au bord de la rivière. Le pont du XIVème siècle avec le village et le château en arrière plan sont l’une des célèbres vues de Belcastel. C’est vrai que ça en jette.

Belcastel

 

Petit apéritif gastronomique

Néanmoins, la journée ne fait que commencer pour nos estomacs. À quelques mètres de là, le restaurant gastronomique du Vieux Pont nous attend.

Légumes oubliés d'Aveyron

La chef étoilée, Nicole Fage-Galtier, a déjà préparé un plateau de végétaux qui font une compétition à celui qui est le plus vert. Du coup, je découvre plein de nouveaux légumes.

 

Tu sais ce que c’est toi des repounchous ??

 

Moi je n’en avais aucune idée avant d’en avoir dans l’assiette ! Et c’est délicieux en plus. On a aussi goûté des tanous, des nombrils de vénus, de l’ail des ours…beaucoup de choses avec des noms étranges.

Place aux experts

Si tu veux en savoir plus sur ces légumes et ces plats, je te renvoie sur le blog « Je Papote » de Céline, passionnée de nourriture et de plats du monde entier. Attention ses articles risquent de te creuser le ventre 🙂

Bournazel, le petit village et son château Renaissance

Changement de village, changement d’époque.

Au château de Bournazel, nous faisons un bond dans le temps jusqu’au 16ème. Je préfère les histoires de chevaliers, donc je n’ai pas tout retenu de celle de Bournazel. Tout ce que je me rappelle de la Renaissance : François 1er, ses favoris, de grandes pièces pour les réceptions parce qu’on fait moins la guerre à son voisin à cette époque, les fiestas jusqu’à pas d’heure…

Château de Bournazel

La propriété est aussi privée mais le château peut se visiter.

Attention, les photos à l’intérieur du bâtiment sont interdites. Les propriétaires ont une importante collection d’objets, et de tableaux allant avec l’époque du château. Ils ne souhaitent pas que cela apparaisse sur les images.

La guide nous autorise quand même à faire quelques photos mais uniquement de détails du château, de cheminées, escaliers…

Château de Bournazel, intérieur

L’édifice est actuellement en rénovation. Les compagnons sont en train construire un auditorium au centre de la cour intérieure ! Pour l’instant, un énorme trou béant avec un bloc de béton à l’intérieur trônent. Je me demande bien à quoi cela va ressembler dans quelques mois, voire quelques années à la fin des travaux.

On termine notre visite dans le jardin du château sous un soleil déjà bien chaud pour le mois d’avril. Un beau jardin « à la française » s’étale devant nos yeux avec le château en arrière plan. La photo est en boîte en 1 clic.

Jardin du château de Bournazel

Cette découverte de ces deux villages aveyronnais m’a pas mal surprise et enchantée.

Et toi l’Aveyron ça t’évoque quoi ?

(à part l’aligot saucisses 😉)

Cette visite a été organisée dans le cadre du salon des blogueurs de voyage WAT18 avec la participation de l’office du tourisme de l’Aveyron et du Pays Rignacois.

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Les routes clean du Rwanda

Des sacs plastiques inexistants, une capitale plus clean que Paris, Londres ou Madrid, et des routes qui rivalisent avec celles de la Norvège en matière de propreté…Qui aurait cru que le Rwanda, un jour, montrerait la voie à ses voisins en matière d’écologie ?

Pas grand monde.

Surtout après le drame que ses citoyens ont vécu en 1994. Mais comment le Rwanda en est-il arrivé là ?

 

Un pays qui revient de loin

L’une des nombreuses photos de très jeunes victimes du génocide que tu peux voir au mémorial de la capitale.

En 1994, les Rwandais s’entretuent pendant 100 jours. Un génocide express qui fait près d’1 million de victimes (chiffres du mémorial à Kigali).

Aujourd’hui, le pays passe pour un miracle africain.

Il enchaîne les succès sur quasiment tous les plans : économie, santé, pauvreté, environnement. Depuis 20 ans, le taux de pauvreté du pays aurait baissé de 25%. Le pays enregistre une croissance annuelle d’environ 7% depuis 2000. En 2017, les exportations augmentent de 58%. Le Rwanda est aussi classé 9ème pays réputé safe pour les touristes au classement mondial du World Economic Forum en 2017 (pour info, la France est 67ème).

Et en matière d’environnement, le pays se targue d’être l’un des plus propres du continent africain.

 

Le travail communautaire

J’atterris à Kigali un vendredi soir à la fin du mois de janvier 2018. Bizarrement le lendemain, lorsque je sors dans la rue pour aller visiter la ville…il n’y a pas un chat.

Le trafic est quasi inexistant, les piétons idem.

L’un des parcs de Kigali la capitale.

J’ai presque l’impression d’être à Paris un jour férié, en matière de trafic routier.

Puis je commence à apercevoir des femmes planter des fleurs sur le bord des allées, des hommes, balai à la main nettoyer les trottoirs, d’autres ramasser les déchets.

En fait sans le savoir, je débarque en plein « Umuganda« , un évènement qui a lieu chaque dernier samedi du mois.

La ville de Gisenyi dans l’ouest du pays

Durant cette journée spéciale, tous les Rwandais âgés de 18 à 65 ans se rejoignent la matinée dans la rue pour nettoyer, ramasser, parfois même construire des infrastructures comme une école, un pont, etc. Cette obligation de travail communautaire existerait depuis l’époque pré-coloniale.

 

La lutte contre les déchets démarre dans les années 2000

Si le travail communautaire existe depuis longtemps au Rwanda, il n’a pas toujours servi à ramasser les déchets. Il a fallu attendre que les consciences s’éveillent. Les sacs plastiques en tous genres étaient tellement nombreux à voler dans le ciel, à s’accumuler sur le bord des routes et dans les fossés, que cela provoquait des inondations. 

Finir en cellule pour trafic de plastique, c’est quand même un peu bête…

Les autorités décident alors de lutter contre ce fléau. Les citoyens sont amenés à ramasser tous les déchets pendant l’Umuganda. Puis vient l’interdiction pure et simple des sacs plastiques.

 

Sac plastique = amende

Depuis 2008, les sacs plastiques sont tout bonnement interdits dans tout le pays.

Au supermarché, les caissières mettent tes courses dans des sachets en papier très épais. Et si tu te fais prendre avec l’objet incriminé, tu peux écoper d’une amende. Au lendemain de l’interdiction, la transition a été un peu difficile et il paraîtrait même que certains malins ont essayé de faire du business à la frontière en revendant des sachets en plastique. Mais ceux qui se faisaient prendre finissaient en prison…

Les mentalités ont fini par changer. Car finir en cellule pour trafic de plastique, c’est quand même un peu con…

L’application stricte de la loi+Umuganda a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui, Kigali ressemble à ça :

Dans le reste du pays, c’est la même chose : des rues, ruelles, sentiers, quartiers ou parfois il n’y a pas de route, mais tout est nickel chrome. Pas un papier qui traîne.

 

Un exemple que suivent d’autres pays africains 

Le Rwanda n’est pas le premier pays du continent africain à avoir interdit les sacs plastiques, mais il est sans doute celui qui a eu le plus de résultats.

Sa loi très stricte a inspiré beaucoup de ses voisins africains. Aujourd’hui, plus d’une trentaine de pays africains a introduit une législation pour réguler l’usage du plastique voire l’interdire. Mais l’application de ces lois est aléatoire suivant les pays.

Pour n’en citer que quelques uns :

  • Sénégal : La loi interdit seulement le « mbouss » depuis 2016 (mais pas tous les sacs plastiques dans leur ensemble). C’est une sorte de petit sac plastique très fin qui a recouvert l’ensemble du paysage sénégalais, tuant le bétail qui l’ingère souvent. 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison sont prévues par la loi ! Mais la mesure est encore loin d’être respectée comme au Rwanda.
  • Kenya : Depuis 2017, le pays a banni l’utilisation, la fabrication et l’importation de sacs en plastique. La mesure vise surtout les commerçants et ne concerne pas les sacs en plastique pour les déchets, ni les biens emballés. La loi prévoit des peines de prison et amendes allant jusqu’à 32 000 euros.
  • République Démocratique du Congo : Le pays prévoit aussi d’interdire l’usage des sacs plastiques à partir de juin 2018.

 

Si cette histoire de plastique t’a donné envie de creuser plus loin…

 

N’hésites pas à jeter un oeil aux autres articles concernant ce pays.

Voyager au Rwanda est ultra safe autant pour les femmes que pour les hommes, et même si tu aimes voyager seule. Si tu est fan de randonnée, tu as aussi beaucoup de paysages magnifiques à découvrir là-bas.

Ne sous-estime pas les collines rwandaises. Lors d’un trek au nord du Rwanda, mon corps n’a pas beaucoup apprécié le changement d’altitude ! Mais si tu te prépares mieux que moi, il n’y aura aucun souci 😉

Et si tu connais d’autres pays africains qui ont interdit les sacs plastiques ou qui font énormément d’efforts en matière d’environnement, n’hésite pas à me l’écrire en commentaire en bas de l’article !

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