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Kinigi Guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

Voici un article détaillé d’hébergements au Rwanda (à un prix abordable) où j’ai séjourné pendant mon voyage. Aussi bien les meilleurs que les mauvais plans.

Si un hébergement t’intéresse, n’hésite pas à cliquer directement sur les liens disponibles pour réserver, tu paieras le même tarif. Cela me permettra de gagner un peu d’argent pour continuer ce blog 😉

Kigali,  la capitale

Recommandation : Mijo Hostel

À éviter : L’Auberge La Taverne

Mijo Hostel, l’auberge de jeunesse « comme à la maison »

Si tu cherches un pied-à-terre super agréable pour t’acclimater tranquillement à la capitale, cette adresse est parfaite. L’auberge est située dans le quartier des expatriés et des ambassades.

Elle est essentiellement fréquentée par des backpackers et des humanitaires. Le gérant, Joseph et son personnel, sont super accueillants.

Les chambres sont vraiment propres et à un prix imbattable comparées aux offres des environs : 12 euros la nuit pour un lit en dortoir, petit déjeuner inclus. Mais si tu veux ta propre chambre, ils ont aussi ce qu’il faut.

Les douches sont clean mais par contre, il n’y a peu ou pas d’eau chaude car l’hôtel est alimenté par des panneaux solaires qui n’emmagasinent la chaleur que durant la journée. Donc le soir ou le matin, à l’eau froide tu te doucheras ! Pour ma part, ça ne m’a pas du tout dérangé…au contraire avec la chaleur !

Les petits déjeuners sont bons et suffisants pour mon estomac. Après tout dépend du tiens ! Ils m’avaient servi des fruits avec du pain de mie et du café/thé à volonté.

L’Auberge La Taverne : propreté douteuse et gérant pas très sympa

Si il y a un hébergement que je te conseillerais d’éviter, c’est celui où j’ai dormi la première nuit de mon arrivée au Rwanda : L’Auberge La Taverne.

Je n’ai rien contre la propreté douteuse des draps, les prises électriques hors d’usage, ni le filet d’eau qui coulait dans la salle de bain pour prendre ma douche, mais si je compare au prix que j’ai payé 25 dollars+l’accueil glacial du gérant, j’ai trouvé ça un peu cher payé.

Le seul point positif, c’est l’accueil au bar/restaurant de l’auberge qui était parfait. Les plats y étaient bon marché.

Parc National des Volcans

Recommandation : Kinigi Guesthouse

Quelques jours reposants à Kinigi Guesthouse

Nous sommes restés deux nuits à Kinigi Guesthouse pour effectuer le trek de Bisoke.

Pour 15 dollars/nuit la chambre double, je crois qu’on ne peut pas faire plus compétitif dans le coin clairement dominé par les lodges à plus de 100 dollars la nuit.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans.

Le personnel est très chaleureux et serviable. Les chambres sont équipées de moustiquaires, et les douches sont fonctionnelles sans eau chaude mais avec des claquettes mises à disposition 🙂 .

L'allée qui donne aux chambres, Kinigi guesthouse, Parc National des Volcans au Rwanda

La guest dispose d’un bar/restaurant et d’une terrasse très reposante où l’on peut boire et manger en écoutant les oiseaux chanter.

La terrasse de la guesthouse Kinigi, Parc National des Volcans
Il y avait pas mal de plats indisponibles sur la carte lorsqu’on commandait nos repas mais c’était peut-être dû à la basse saison (février).

Si j’avais pu je serais bien restée quelques jours de plus dans ce lieu très reposant et vraiment abordable.

L’argent des locations est reversée à l’Association de Solidarité des Femmes Rwandaises qui vient en aide aux femmes vulnérables.

L’établissement se situe à 100 m de l’entrée de l’Office du Parc National des Volcans (Headquarters)

Accès

Si tu arrives de Kigali : Le trajet s’effectue en deux temps : Kigali/ Musanze puis Musanze/Kinigi. C’est ce qu’on a fait. Ensuite, on a marché pendant 45 min avec nos cartes GPS préalablement téléchargées pour rejoindre l’hébergement. Tu peux aussi prendre une moto taxi depuis le terminal de bus de Kinigi si tu n’as pas le courage de marcher avec ton sac de rando.

Si tu arrives de Gisenyi : Le bus est sans arrêt entre Gisenyi et Kinigi. Ensuite, c’est le même topo depuis le terminal de bus de Kinigi jusqu’à la guesthouse.

Important : Si Kinigi Guesthouse est proche de l’entrée de l’office du Parc, les départs de trek, eux, ne le sont pas.

Donc, il te faudra un moyen de transport (moto ou 4×4) pour atteindre le départ. Pour Bisoke, le départ se situe à 30 min en voiture des Headquarters. On a eu la chance de tomber sur deux voyageurs suisses qui nous ont pris en lift dans leur voiture.

Sinon, il nous fallait louer un 4×4 à environ 80 dollars la journée.

Kibuye, sur les rives du lac Kivu

Recommandation : Home Saint Jean

Le Home Saint Jean, un havre de paix avec vue incroyable

Perdu au fond d’une impasse, cette ancienne place catholique est tout simplement l’un des plus beaux spots où l’on a dormi durant notre voyage. Aujourd’hui, elle sert avant tout de lieu pour des séminaires et d’hôtel pour les touristes. Le bâtiment est construit sur un promontoire avec vue imprenable sur le lac Kivu.

Pour une chambre 1 personne avec vue sur le lac, j’ai payé environ 15 dollars en basse saison…Des tarifs vraiment pas chers comparés au paysage que tu peux observer depuis ta chambre !

Terrasse du Home Saint Jean à Kibuye

L’hôtel possède également un restaurant où l’on peut commander des plats à des prix bon marché. Ils proposent quelques plats locaux notamment à base de poissons pêchés dans le lac.

Le centre de Kibuye se situe à 10 minutes à pied.

L’accueil de l’hôtel organise aussi des visites en bateau de l’île Munyanini, l’île aux singes, etc.

Le Parc National de Nyungwe

Recommandation : Gisakura Guesthouse

À éviter : Keza Guesthouse

Keza Guesthouse = grosse déception

Le guide que nous avions n’en disait que du bien. On a donc décidé d’y dormir une nuit pour pouvoir faire le trail Ishigishigi (aussi appelé Canopy Walk) dans le Parc National de Nyungwe.

Trail Ishigishigi, appelé aussi canopy walk, Parc National de Nyungwe au RwandaMalheureusement, je crois qu’aucun agent n’y avait mis les pieds depuis un moment pour mettre à jour les infos mentionnées dans le bouquin.

Clairement, la description qui était faite de l’hôtel ne correspondait plus à la réalité.

Payer 25 dollars pour une chambre bruyante avec des toilettes et une douche qui ne fonctionnaient pas, était clairement du vol. Sans parler du trou dans le mur de la salle de bain me notifiant l’emplacement de ce qui devait, jadis, accueillir un lavabo.

Pour en rajouter une couche, les hommes du village regardaient le foot à la TV dans la salle/restaurant… Évidemment, l’insonorisation n’était pas non plus le point fort du bâtiment. Et encore, j’aurais toléré si j’avais pu prendre une douche normalement ou pisser dans mes toilettes sans devoir emprunter celles du voisin…Bref, cet hôtel a clairement besoin d’un sérieux coup de maintenance ou alors les prix doivent être revus à la baisse.

L’hôtel dispose aussi d’un restaurant où l’on peut manger des aliments dont on ne connait ni l’origine ni l’espèce.

Seul point positif, la gentillesse du gérant.

Je me sens un peu coupable d’écrire autant de choses négatives, mais en même temps, je ne peux pas conseiller cet endroit. Ce n’était vraiment pas la meilleure nuit de mon séjour au Rwanda !

Gisakura Guesthouse et son joli jardin peuplé de colibris

Après avoir ingurgité un plat de nourriture à l’origine inconnue, nous avons décidé de partir en quête d’une autre place où l’on pourrait au moins manger des aliments bons qui ne nous donnent pas la diarrhée ^^ …

On a décidé de se rapatrier sur Gisakura Guesthouse…C’était le seul autre choix dans les environs. Le nombre d’hôtels et de restaurants à Nyungwe n’est pas très abondant.

Gisakura guesthouse, Parc National de Nyungwe au Rwanda

Arrivés dans le jardin de la guesthouse, on est restés plantés, le visage émerveillé, devant un parterre de fleurs aux couleurs roses orangées. Une nuée de colibris s’échinait à passer de fleurs en fleurs pour en boire le nectar.

Rien que pour profiter de ce spectacle, on a failli aller chercher nos sacs pour camper dans le jardin !

Redevenus raisonnables, nous avons finalement opté pour simplement manger sur place. Les plats servis étaient excellents et vraiment abordables niveau prix. Une belle surprise qui nous a remis sur pied avant de repartir dormir dans notre taudis.

Malheureusement, nous n’avons pas testé les chambres de l’établissement, ayant déjà payé pour Keza Guesthouse.

Mais si tu souhaites passer quelques jours dans le Parc National de Nyungwe, tente soit cette adresse – au moins tu y mangeras bien – soit le campement de la réception du parc situé à Uwinka.

Accès :

Si tu arrives de Kibuye : Le bus s’arrête à Buwinga, il te reste ensuite 30min/1h en moto-taxi jusqu’à l’hôtel, suivant celui que tu choisis.

Si tu arrives de Kigali : il y a un bus qui fait le lien entre la capitale et Cyangugu. Tu peux demander au chauffeur à ce qu’il t’arrête juste devant ton hébergement. Dans le sens inverse, Il faut que tu demandes au responsable de ton établissement qu’il te réserve une place car les véhicules sont souvent bondés.

Parc National de l’Akagera

Recommandation : campements dans le parc

Si pas fan du camping, lodges :

  • Ruzizi Tented Lodge
  • Akagera Game Lodge

Camping au sein du parc

 

Tiens une autre nuit que nous avons payé 25 dollars (+20 dollars pour la location de la tente) mais qui était juste parfaite !

 

Dormir en territoire hostile

Si tu as déjà lu quelques uns de mes articles, tu dois savoir que c’est mon truc de camper avec un hippo comme voisin de chambre ! Donc je ne peux que te conseiller de faire la même chose dans ce parc.

C’est à faire une fois dans sa vie…

Le parc dispose de trois campements : Muyumbu, Mutumba et Shakani Lake. Les deux premiers sont clôturés tandis que le dernier est ouvert à tous les intrus à deux ou quatre pattes…

Un peu moins téméraires cette fois-ci, nous avons choisi de dormir dans l’un des campements clôturés du parc. Les tentes sont fournies et déjà installées, il n’y a plus qu’à dérouler son sac de couchage. Je crois qu’à la réception, tu peux aussi louer des sacs de couchage, mais à vérifier avant de partir car la nuit, ça caille !

 

Camper à Muyumbu

Le campement Muyumbu dispose de toilettes sèches, mais je ne suis plus très sure pour les douches car comme des gros pouilleux, nous ne nous sommes pas lavés. Nous ne restions qu’une nuit avec levée aux aurores #excusebidon .

Feu de camp au campement de Muyumbu, Parc National de l'Akagera

Les tentes sont installées en cercle avec au centre, un feu de camp constamment allumé. C’est fait pour éloigner les intrus poilus et griller les brochettes.

Le mieux est de venir avec sa propre nourriture, car même s’il est possible de manger au bar/restaurant de l’office du parc, c’est logiquement plus cher.

Tu peux réserver une fois sur place, ou appeler avant si tu as peur de ne pas avoir de place dans l’un des campements au +250 (0) 786 182 871 (Réception du parc).

Pour ceux qui ont peur de camper au milieu des éléphants 🐘

 

 

Si tu n’es pas un/une adepte du camping en brousse, tu peux dormir dans l’une des lodges clôturées du parc mais, tu t’en doutes, ce n’est pas le même tarif !

 

Voici les lodges disponibles :

 

Ruzizi Tented Lodge se situe dans l’enceinte du parc sur les rives du lac Ihema. Le prix des lodges s’échelonne de 119 à 209 dollars américains.

Akagera Game Lodge se situe près de la réception du parc. La chambre simple coûte 100 dollars américains, et la double 120 dollars.

Je n’ai testé aucune de ces dernières mais j’ai conscience que tout le monde n’aime pas forcément dormir dans un parc national à la belle étoile, entouré d’éléphants et de lions parfois à quelques mètres du campement…

Voilà pour les adresses utiles que je pouvais te donner et que j’ai quasiment toutes testées à part pour les dernières, j’espère que cela t’aidera un peu plus à te décider car pour ma part, c’était un peu difficile de se baser sur mon guide papier pas du tout à jour, et sur les avis parfois contradictoires trouvés sur internet…

Une bonne adresse rwandaise à me partager ?

Écris-le moi en commentaires !

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Home Saint Jean, Lac Kivu

Le lac Kivu n’est pas un lac aux eaux calmes et sans relief.

Hormis son lit chargé en méthane et en CO2 qui lui donne cette mauvaise réputation de lac toxique, des dizaines de petites îles sortent le bout de leur nez vert ou rocheux aux abords de ses côtes, voire en plein milieu.

@Pravarini

Tu peux en visiter quelques unes en partance de la ville côtière de Kibuye, dont la plus réputée : l’île Munyanini surnommée aussi l’île Napoléon.

C’est Claude notre guide, qui nous l’a dit…Je tiens à préciser que je ne suis pas une chauvine nostalgique de la grandeur de l’empire colonial français.

L’île Munyanini et ses milliers de chauve souris

Nous embarquons sur le bateau de Claude, jeune guide rwandais qui cherche à se faire sa propre clientèle. Littéralement sorti d’un buisson, il nous accoste par surprise pour nous proposer ses services. Pour 40 dollars, il nous emmène alors en visite sur son propre bateau.

L’île Munyanini est la plus éloignée des 5 îles que l’on va voir donc on démarre par cette dernière.

Après une bonne quinzaine de minutes de navigation, l’île ressemblant au célèbre chapeau de notre ancien empereur tant aimé, fait son apparition.

Lac Kivu, Rwanda

Les vaches africaines, de grandes sportives

À l’approche des berges j’aperçois deux vaches en train de brouter sur la plage rocailleuse, malmenées par une nuée éreintante de mouches tsé tsé.

Mais comment ont-elles fait pour arriver jusque là ???

“They swim through here” me lance mon guide, l’air moqueur. 20 min en brasse coulée, la vache africaine musclée est décidément plus déterminée que nos blondes d’Aquitaine.

Vaches sur l'île Munyanini, Lac Kivu, Rwanda

Claude ne traîne pas sur le chemin, habitué à l’altitude tandis que l’on respire comme des buffles en rut en tentant de le suivre – je n’exagère pas, j’ai vraiment eu du mal avec l’altitude au Rwanda notamment à Bisoke si ça te tente de lire mes galères pendant ce trek…

Puis je le vois commencer à taper dans ses mains très fort…S’ensuit une envolée de chauve-souris de tous les côtés, piaillant d’effroi au réveil sonné en plein jour à 10h du matin.

Des centaines de chauve-souris sur l'île Munyanini

Je doute que ce soit très bon pour ces petites bêtes nocturnes mais bon…Je me rassure en me disant qu’il n’y a pas grand monde qui vient visiter l’île à l’année.
Après 100 photos et le souffle retrouvé, on part en quête du sommet de l’île.

Un petit chemin serpente à travers la végétation qui devient de plus en rare à l’approche du sommet. Une fois en haut, le panorama est quand même vraiment sympa. Ça valait le coup de quasiment s’asphyxier.

Visite de l’île au singes …sans voir de singes

L’arrêt suivant est quand même un échec total car lorsque l’on s’approche des berges de l’île censé abriter une nuée de petits singes…Personne.

Le souci vient du bateau précédent explique Claude. Les touristes ont du filer tellement de bananes à manger aux animaux, que du coup, ces derniers le ventre bien rempli, se foutent royalement de notre présence et restent bien en hauteur dans les arbres sans se montrer.

Je ne suis pas ressortie de l’eau couverte de boutons, la peau se détachant de mes os comme un zombie…

En même temps, ça m’arrange que la séquence “on file à bouffer à des animaux sauvages” tombe à l’eau, arrogante occidentale moralisatrice et amie des animaux que je suis.

Je me sens quand même un peu coupable car je n’ai pas réellement percuté lorsque nous sommes allés acheter des bananes à la supérette du coin avant de partir en visite. Mais bon finalement tout s’arrange puisque c’est moi qui finit par tout bouffer avec mon pote Bastien, faute de singes affamés !

L’île au restaurant abandonné

Seules quelques ruines et une végétation luxuriante peuplent cette dernière. Il y a quelque années, un homme y avait construit une paillote mais il a du tout démolir… car il ne payait pas ses impôts ! Ça rigole pas avec les impôts au Rwanda.

C’est à cet endroit que l’on fait un plongeon dans l’eau du lac. Très bonne mais avec des galets un peu glissants en bord de plage.

#attentionlaluge

C’était très agréable et grisant de se baigner dans un lac soi-disant toxique, qui en fait ne l’est pas (en surface).

Donc je ne suis pas ressortie couverte de boutons, la peau se détachant de mes os comme un triste zombie recalé au casting de The Walking Dead. Je me portais comme un charme. Et Bastien aussi.

L’île des condamnées pour adultère

Je n’ai aucune autre source pour confirmer les infos de ces deux dernières histoires, que ce soit le restaurateur gaulé par le fisc rwandais ou la femme adultère. Mais ces histoires sont quand même intéressantes à connaître.

îlot sur le lac Kivu

Selon Claude, il y a heureusement longtemps de cela, cette toute petite île aurait servi d’exil pour les femmes qui n’étaient pas très fidèles à leur mari…

20m2 d’espace, trois arbres, et pas grand chose à se mettre sous la dent, si cette histoire est vraie, ces pauvres condamnées ont du cuire lentement au soleil.

Lac Kivu

On termine notre visite en longeant les berges et croisant encore quelques îlots, quelques villas et chalets de luxe.

On aperçoit aussi quelques cormorans et un martin-pêcheur pie, guettant le poisson depuis les branches d’arbres. Cette balade en bateau dure environ une grosse demi-journée.

Cormoran, lac KivuMartin-pêcheur pie, lac KivuCormoran, lac Kivu

As tu aimé cet article ? Des questions peut-être ?

N’hésites pas à me le dire en commentaire 🙂

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Lac Kivu

C’est parfois dans les endroits les plus improbables que l’on trouve des havres de paix, des plages isolées, ou un coin de lac complètement paumé. Le lac Kivu c’est un peu tout ça à la fois.

@Pravarini

Il a une réputation sulfureuse (c’est le cas de le dire) car c’est l’un des rares lacs au monde qui est toxique.

What ?!?!

Rassure-toi 🙂 il est tout à fait possible de s’y baigner.

Le lac Kivu, toxique ? Oui et non

Quand j’y suis allée pour la première fois, j’ai été surprise de sa couleur très neutre. Je me suis dit « tiens des vaches qui pètent dans l’eau, ça donne du gris ?! ».  Non évidemment.

Mes pensées foldingues n’avaient pas pris en compte le fait que le temps était couvert. C’était d’ailleurs assez courant pendant mon voyage au Rwanda. Il y avait toujours comme une sorte de brume qui enveloppe l’air ambiant.

Lac Kivu

Du coup le lac avait les mêmes tons de gris rosé…La fille qui sait vendre une destination. Sur le moment, j’ai fait des photos assez surréalistes tellement la lumière était particulière.

Pourquoi cette réputation sulfureuse ?

Parce que le lac contient littéralement des gaz toxiques ! Du méthane et du CO2 en grosse quantité. Ces gaz sont situés à environ 250 mètres en profondeur, gardés au fond par la pression de l’eau. Évidemment, cette particularité fait peur, surtout parce qu’il y a déjà eu une catastrophe naturelle sur un autre lac du même genre.

“Le gouvernement a décidé de pomper le gaz pour freiner le problème.”

En 1986, le lac de Nyos en République Démocratique du Congo, est entré en éruption limnique. Des quantités énormes de CO2 se sont libérées dans l’air et ont asphyxié des milliers de personnes et d’animaux dans un rayon de 25km aux alentours !

 

Le gouvernement rwandais pompe le gaz

Lac Kivu @Hydragas

Le risque d’éruption limnique dans le lac Kivu est aussi très important, surtout à cause de l’environnement volcanique dans lequel il se situe.

Le Nyiragongo, l’un des volcans les plus actifs d’Afrique est situé à 20km, c’est à dire que dalle à l’échelle volcanique. Il suffirait qu’il déverse ses laves jusqu’au lac pour tout faire péter.

Pour tenter de freiner ce problème, le gouvernement a donc décidé de pomper le gaz au fond du lac et de le transformer en électricité !

Station de pompage du gaz - ce jour là il faisait vraiment moche

Station de pompage du gaz – ce jour là il faisait vraiment moche

Une pierre deux coups. Depuis Gisenyi, tu peux d’ailleurs apercevoir cette plateforme qui ressemble à ses cousines pétrolières plus communes.

Gisenyi: la ville farniente pour les riches Rwandais

L’un des meilleurs spots pour faire le saut de l’ange dans l’eau du lac Kivu, s’appelle Gisenyi.

Cette petite ville côtière est l’endroit préféré des riches Rwandais et des expatriés qui veulent passer un week end détente sous les cocotiers. Donc c’est là que je me suis rendue pour la première fois.

Lac Kivu

Les plages sont étendues et clairsemées de petits bars et restos comme dans n’importe quelle ville côtière. Le Sun N Sand et le Tam Tam sont les deux places où l’on a testé le farniente rwandais.

Version bière locale et assiette de frites à portée de main affamée.

Bar-restaurant au bord du lac Kivu

Pour ceux qui veulent goûter la cuisine rwandaise, les restaurants servent aussi toutes sortes de plats, les recettes locales étant essentiellement à base de poisson. Kivu oblige.

Kibuye, mon coup de coeur

S’il y a un endroit au bord du lac Kivu qui est immanquable c’est bien Kibuye. Les flancs plongeant dans l’eau y sont beaucoup plus escarpés qu’à Gisenyi. Il y a des criques, des îles…

Home Saint Jean, Lac Kivu

Il faut marcher un peu pour trouver le spot idéal ou alors prendre un petit bateau. Beaucoup d’hôtels possèdent leur propre plage privée.

En revanche, la ville en elle-même n’a pas grand intérêt. Quand on s’y est rendus, le « centre-ville » était en travaux. Il existe un marché local juste à côté de la gare routière. Le mémorial de Kibuye, en hommage aux nombreuses victimes du Génocide dans les environs, est situé juste à côté du Home Saint Jean.

 

 

 

Le Home Saint Jean

Je te conseille vraiment d’aller dormir au Home Saint Jean quelques nuits. Cette ancienne place catholique est hyper reposante. Aujourd’hui, elle sert avant tout de lieu pour des séminaires et d’hôtel pour les touristes.Lac Kivu, Home Saint Jean

Le bâtiment est construit sur un promontoire avec vue imprenable sur le lac. Les tarifs ne sont vraiment pas chers comparé au paysage que tu peux observer depuis ta chambre.

Pour une chambre 1 personne avec vue sur le lac, j’ai payé environ 15 dollars en basse saison.

Si tu veux tenter l’expérience, réserve directement par ici !

Nous, on a mis les pieds dans l’eau pendant la visite des îles au large de la ville. L’île Napoléon est le must see du coin avec sa forme ressemblant au chapeau de Napoléon et ses milliers de chauve-souris qui y ont élu domicile.

 

Lac Kivu, Rwanda

Je relaterai bientôt la visite des îles dans un autre article si cela t’intéresse. En tout cas, c’est chouette à visiter. Tu peux facilement trouver un guide qui t’emmène en bateau faire le tour des îlots pour environ 40 dollars la longue demi-journée.

Pour conclure

Les plages de Gisenyi sont vraiment chouettes et permettent de voir un autre coté méconnu du Rwanda. Les restos jalonnent toute la côte dont la plupart servent une cuisine locale à des prix abordables.

Kibuye est beaucoup plus vallonné, ses plages un peu plus difficiles à trouver sans guide ou au doigt mouillé, mais c’est vraiment mon coin préféré.

Si tu n’as pas beaucoup de temps, je te conseille vraiment de visiter Kibuye et ses îles. Plus au sud, il existe aussi des petits coins sympas. Je n’ai pas eu le temps de m’y aventurer mais je sais que pour quelques dizaines de dollars négociés avec ton guide ou un pêcheur local, tu peux embarquer dans un bateau, et longer la côte en direction de Cyangugu dans le sud ouest du pays.

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Et toi ?

C’est le quoi le petit coin perdu qui t’as le plus étonné en voyage ?

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Raouché à Beyrouth au Liban

(article mis à jour en juin 2018)

Le Liban est coincé entre la Syrie, et Israël, ce qui n’en fait pas une destination rêvée vu comment ces trois là s’entendent.

Et pourtant…

Toi, voyageur qui préfère aller voir les ruines d’Athènes ou le dôme de Florence, tu ne sais pas ce que tu rates !

Le pays regorge de monuments historiques, cités antiques, randonnées, sites naturels, et la cuisine y est juste trop bonne. Alors voici mon top 10 des trucs incontournables à faire au Liban pour avoir un aperçu de ce magnifique pays aux confins de la mer méditerranée.

 

Promenade sur la Corniche à Beyrouth

Une fois atterri à Beyrouth, fonce tout droit vers la Méditerranée où tu trouveras la Corniche. C’est l’endroit préféré des Beyrouthins. Cette promenade est souvent prise d’assaut par les joggeurs, ou les habitants qui veulent simplement respirer l’air frais de la mer. Ça fait parfois du bien car Beyrouth est très pollué.

Sur le trajet, tu apercevras sans doute le rocher aux pigeons. Les Libanais l’appelle « Raouché » (photo en tête de l’article), c’est l’emblème de la ville.

Tu pourras tranquillement l’admirer et prendre des photos depuis la terrasse d’un café. De nombreux bars et restaurants ont une vue imprenable sur ce monument naturel.

 

La gastronomie libanaise

Il n’y a pas à chipoter, c’est l’une des meilleures cuisines au monde.

Les fameuses falafels !


Les mezzés libanais avec du hoummous, moutabal, falafels, labneh…trop bon !

Voici les plats que tu dois absolument goûter  :

  • Moutabal : caviar d’aubergine à tomber
  • Fatouche : salade à base de laitue, tomates, poivrons, concombre, menthe, sumac…avec des morceaux de pain libanais croustillants
  • Taboulé libanais : c’est pas le taboulé que t’achètes dans une boîte en plastique au supermarché qui sent la bouffe qui a tourné. Le taboulé libanais est fait avec du persil et de la menthe hachés, des tomates, du jus de citron, une cuillère de boulgour et de l’huile d’olive.
  • Manouche : pâte à pizza saupoudrée de zataar (thym) et parfois arrosée de jus de citron
  • Houmous : La purée de pois chiches que tout le monde connaît, mais cette fois-ci le vrai, le bon.
  • Falafel : Boulette frite de pois chiches
  • Fatayer : chausson aux épinards
  • Rkakat : cigare roulé au fromage et aux herbes
  • Kebbeh : boulette de viande hachée épicée et de boulgour essentiellement
  • Chawarma : sandwich ressemblant au kebab mais roulé dans une galette
  • Chich Taouk : brochette de poulet mariné
  • Kafta : brochette de viande hachée d’agneau
  • Foul : ce plat cale un chameau affamé. Il est fait à base de fèves et se mange au petit-déjeuner.

Si tu es paumé dans tous ces noms, tu peux demander au serveur. Beaucoup de libanais parlent au moins français ou anglais.

 

L’alcool au Liban

Les Libanais ne sont pas les derniers pour trinquer. Le pays est très connu pour son vin. Tu pourras même apercevoir quelques vignes si tu te rends dans la Bekaa. Les châteaux les plus réputés sont Kefraya, Ksara, Musar ou encore les Coteaux du Liban.

Le Liban produit aussi de l’Arak, une sorte d’eau de vie au goût anisé très fort. L’Arak est largement répandu dans le Proche-Orient et le Moyen-Orient. Il est appelé sous un autre nom suivant les pays.

Tu pourras également tester l’Almaza, la bière blonde du pays.

 

Le dessert qui se fume

A chaque fois que je suis allée manger dans un restaurant avec mes amis, le repas se terminait tout le temps par le narguilé. C’était comme la glace au chocolat ou les profiteroles chez nous.

Tu peux même choisir le goût que tu veux sur la carte des restaurants.

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Dans un café de la Corniche à Beyrouth, un serveur nous prépare le narguilé.

Je ne suis pas une grosse fumeuse donc ça m’a rendu un peu malade surtout après avoir ingurgité 3 kilos de taboulé et de hoummous. Donc à fumer avec modération pour ceux qui ont les poumons propres.

 

Ne rates pas la cité antique de Baalbek

Les locaux te diront qu’il n’y a pas de danger. Le site internet du gouvernement français te déconseillera d’y mettre les pieds.

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La ville de Baalbek photographiée depuis l’ancienne cité antique.

La situation géographique de Baalbek, proche de la frontière syrienne, en est la cause principale. J’y suis allée avec des amis libanais en voiture qui m’ont convaincu qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Et tout s’est bien passé.

Nous avons roulé environ deux heures depuis Beyrouth, pour passer les check-points et les nombreux bouchons à la sortie de la capitale. Baalbek est incontournable pour sa cité antique construite à partir du 1er siècle avant J-C, et son temple de Bacchus, l’un des mieux conservés du monde gréco-romain.

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Le temple de Bacchus à Baalbek.

Tu peux même encore voir certaines peintures sur le plafond à l’entrée du temple.

C’est juste magnifique, et il y a tellement peu de pub sur cette ville que quand on fait l’effort d’y aller, la découverte est encore plus géniale. On a l’impression que le site n’est ouvert rien que pour nous.

Des circuits en bus sont proposés depuis Beyrouth. L’entrée du monument est d’environ 5 euros.

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Des restes de colonnades, cité antique de Baalbek.


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La cité antique de Baalbek


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Détail d’une frise, cité antique de Baalbek

Si tu prévois de voyager au Liban en été, un festival de musique et de danse se tient chaque année à cette période au cœur de la cité antique. Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf s’y est d’ailleurs produit en 2017.

Lis aussi l’article : Voyager au Liban : sécurité et conseils pratiques

 

Musée de la guerre à Beyrouth

Le bâtiment a ouvert en 2016 dans un endroit chargé d’histoire, Beit Beirut, littéralement « la maison de Beyrouth » appelée aussi la maison jaune. Elle est située au carrefour Sodeco dans le centre de la ville.

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Musée Beit Beirut à Beyrouth au carrefour Sodecco. Photo prise par Bastien Poirier, photographe talentueux et voyageur fanatique du Liban !

Cette maison de couleur ocre a abrité de nombreux snipers durant la guerre 1975/1990. Ses parois criblées de balles ont été laissées tel quel pour « ne pas oublier » cette période sombre de l’histoire du Liban.

C’est un endroit à ne pas rater pour comprendre l’histoire de ce pays marqué par l’une des guerres les plus meurtrières du XXème siècle.

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L’une des pièces qui servait de position aux snipers pendant la guerre, musée Beit Beirut à Beyrouth. (Crédits : Bastien Poirier)

D’ailleurs, tu verras de nombreux autres bâtiments en ruine troués d’impacts de balle mais laissés debout toujours « pour le souvenir ».

 

Mosquée al-Amîn à Beyrouth

Monumentale, la mosquée sunnite de Beyrouth est difficile à rater. Construite dans le quartier de Downtown au centre-ville, elle est inaugurée en 2008. Et tu peux la visiter.

A l’entrée, les responsables du site distribuent des abayas aux femmes, une sorte de veste noire à capuche qui couvre le corps. L’entrée est gratuite. Un conseil, si tu veux la prendre en photo de l’extérieur, prévois un grand angle sinon tu vas l’amputer de quelques minarets !

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La place des Martyrs avec la mosquée al-Amîn en arrière-plan.

Cathédrale grecque orthodoxe Saint- Georges

Après la visite de la mosquée al-Amîn, tu dois t’arrêter à la cathédrale Saint-Georges à quelques pas de là. L’intérieur de style grec orthodoxe est entièrement décoré, les murs et les plafonds sont peints, ce qui en fait un monument exceptionnel à ne pas rater.

Elle est l’un des nombreux exemples de bâtiment religieux qui témoignent du caractère multiconfessionnel du Liban.

 

L’antique Jbeil

Jbeil ou Byblos, c’est une ville à ne surtout pas rater pendant ton voyage. Elle est située à 40 km au nord de Beyrouth, sur le littoral.

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C’est la ville méditerranéenne par excellence. Tu peux te balader dans la vieille ville, et découvrir les nombreux vestiges de son passé phénicien. Perds toi dans les ruelles du vieux souk où les cadeaux pour la famille seront faciles à trouver et plus originaux que la traditionnelle carte postale.

Termine par le port où de nombreux cafés et restaurants t’attendent pour te rassasier.

En raison d’un manque cruel de visiteurs après la guerre, la ville a lancé un festival de musique, le Byblos festival international, qui acquiert une importante renommée. En 2016, il a notamment accueilli Sia, Grace Jones, et Maxime Leforestier. Il prend place chaque été soit sur le port, soit près de la citadelle.

 

Bcharré, le bastion chrétien

Bastion des chrétiens maronites, le village de Bcharré est perché à 1400 mètres d’altitude aux confins de la vallée de Qadisha.

C’est là qu’est né le poète libanais, Gibran Khalil Gibran, célèbre pour son livre Le Prophète. Et c’est aussi le village d’origine de Samir Geagea (photo dans la photo), la star des maronites, connu entre autre pour avoir été chef d’une milice pendant la guerre.

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Village de Bcharré

L’intérêt majeur de ce village, c’est sa randonnée le long de la vallée, jalonnée de monastères maronites dont certains sont encore habités.

Tu y croiseras sans doute Dario Escobar, ermite d’origine colombienne, qui habite dans la vallée depuis plus de 15 ans.

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Vallée de Qadisha, Bcharré.

Sur les hauteurs du village, tu pourras également admirer ce qui reste de la forêt de cèdres jadis exploitée par les phéniciens. Il ne reste que 375 spécimens mais certains sont vieux de 3000 ans.

Toujours sur les hauteurs un peu en retrait, un chemin mène à l’entrée de la grotte de Qadisha. Particulièrement endommagée (par l’armée syrienne selon les locaux du village), la plupart des stalactites et des stalagmites ont été sectionnés à la base, ce qui rend l’atmosphère très étrange et un peu triste.

Elle est peu fréquentée par les touristes.

 

Randonnée dans la vallée de Nahr Ibrahim

La vallée de Nahr Ibrahim a plusieurs sentiers de randonnée plus ou moins connus.

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La vallée de Nahr Ibrahim.

Mais celui qui longe le lac Chouwen l’est surtout des locaux.

Le paysage est absolument magnifique mais le sentier est jonché de déchets à certains endroits. Ça donne plus envie d’aller chercher un sac poubelle et de nettoyer que de continuer la rando.

J’espère que des efforts ont été faits pour protéger le site depuis mon voyage. J’espère. Par exemple, il n’y avait quasiment pas de poubelles pour jeter ses déchets sur le chemin qui mène au lac. Et vu que beaucoup de jeunes y viennent pour faire des barbecues et même y camper, le résultat ne peut pas être glorieux.

Après une pause au bord du lac, tu peux continuer la randonnée en longeant toujours le fleuve qui l’alimente. Tu vas alors entrer dans une zone très peu fréquentée (plus aucun déchets).

Les passages mouillés et escarpés se succèdent de plus en plus. Il te faut des bonnes chaussures de randonnée. Pense aussi à enfiler ton maillot de bain car il faudra plonger surtout si tu t’aventures loin sur le sentier.

Le baleineau (ci-dessus) qui se caille les ailerons sur le rocher, c’est moi. L’eau était glacée. J’ai pas la peau aussi ferme normalement.

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Itinéraire :

Pour y accéder, il faut te rendre à Chouwen dans la vallée de Nahr Ibrahim. Depuis Jbeil, compte 40 minutes de route en voiture.

Grotte de Jeita

Située dans la ville du même nom, à 18 km au nord-est de Beyrouth, le site est composée de deux grottes. La cavité supérieure est entièrement équipée de passerelles pour accueillir les touristes sans endommager le site. Des circuits en barque électrique sont également possibles au sein de la grotte inférieure. Le prix d’entrée est de 18 150 LL par adulte, soit environ 10 euros.

 

Bon je suis bien au dessus de 10 déjà mais tant pis, j’en ajoute un dernier : Il faut que tu rencontres des libanais/es. Sans eux, mon voyage n’aurait pas été aussi génial !

 

Alors le Liban, ça ne te tente toujours pas ?

Dis-le moi en commentaire 🙂

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Belcastel

Il n’y a pas que des paysans révoltés en Aveyron. Il y a aussi de magnifiques châteaux à visiter. Et plein de beaux paysages, de jolis petits villages, du gâteau à la broche…

Mais ça comme pas mal de monde, je ne le savais pas avant de venir. En vadrouille pour me rendre au salon des blogueurs de voyage WAT18, j’ai participé à un blogtrip (un voyage de presse en quelque sorte) pour mettre en avant l’Aveyron sur mon blog.

Le département pâtit un peu d’une réputation de voie de passage où les touristes ne font qu’une pause avant de rentrer chez eux…Au final, j’ai découvert une région charmante qui me fait un peu penser à la Dordogne (troupeaux de touristes et bouchons de camping-cars en moins).

 

Belcastel le château médiéval que l’on peut louer pour ses vacances

Fin avril, j’embarque alors avec 5 autres blogueurs en direction de l’ouest du département.

Après une bonne heure de route et au détour d’un virage, le village de Belcastel et son château apparaissent sur notre gauche. C’est la forteresse médiévale typique : massive, compacte, et dominant la vallée.

Crissement de pneus et freins à bloc, le bus stoppe en catastrophe sur le bas-côté, photo oblige (Non, notre conducteur/guide était très prudent, c’est juste pour voir si tu es concentré).

 

Un château qui a 1000 ans

Une fois sur place, l’histoire que nous en donne nos guides nous fait remonter un paquet d’années en arrière.

Ça fait depuis 1040 que le château de Belcastel s’accroche à son rocher. Et comme souvent dans l’histoire des châteaux, il porte le nom de la famille qui en a posé les premières pierres.

Château de Belcastel

Au détour d’un pont-levis, d’une cour taillée dans le rocher, ou d’une chapelle du IXème siècle, on apprend que les seigneurs de Belcastel ne gardent leur demeure que 3 siècles. Tu me diras c’est déjà pas mal. La plupart finissent soit ruinés, soit tués durant les croisades. Parfois les deux.

Le château est alors confisqué par la Couronne.

Cour à l'intérieur du château de BelcastelTour à tour, il sert de bastion militaire, atterrit aux mains des Anglais en 1376, puis est offert à un preux chevalier du nom de Saunhac.

Le château a de la chance, c’est un bon gars.

Ce dernier rénove l’édifice, et le village avec, en construisant un pont et une église. Dans la tour du monument, tu as d’ailleurs une vue imprenable sur les maisons en contrebas.

 

Vue depuis le château de Belcastel

Malheureusement la bonne vieille Révolution de 1789 passe par là et défonce tout. Le château est pillé. Quelques années après, un propriétaire originaire du village le rachète. Il revend les pierres entourant les fenêtres pour se faire de l’argent…

Si tu es du genre chevalier, côte de maille et bouclier, emmène ta belle ou ton beau pour une nuit ou deux dans un château.

Dans les dédales des pièces ouvertes au public, on voit quelques photos de l’édifice complètement en ruine. Il reste dans un piteux état jusqu’en 1973, où un preux chevalier d’un autre acabit s’empare de ce qui l’en reste.

Détail d'un vitrail à Belcastel

 

Fernand Pouillon, architecte, tombe amoureux de la bâtisse et se lance dans sa restauration. Pendant 8 ans, il rénove ce qu’il peut rénover, notamment aidé d’une équipe de maçons algériens.

Il finit par rendre les ruines habitables et se prend même quelques aises avec l’architecture médiévale : il se fait construire un balcon avec vue plongeant sur la vallée !

 

Envie de se la jouer « vie de château » ?

Comme je le disais dans le sous-titre pour te faire saliver, tu peux dormir dans l’enceinte !

La nouvelle propriétaire, d’origine américaine, l’a ouvert en tant que chambre d’hôte, lieu de tournage, et de mariage nous explique la guide du château.

Piscine du château de Belcastel

 

Tu peux louer une chambre ou la bâtisse en entier. Évidemment, le prix diffère un petit peu d’une option à l’autre.

Donc si tu es du genre chevalier côte de maille, c’est le moment d’emmener ta princesse ou ton « favori » (ou les deux qui sait) en balade dans le coin. La vue est incroyable et la piscine se situe dans les douves ↑

L'histoire des carpes koï dévorées...

Il y a deux ans, les propriétaires ont eu quelques déboires assez rocambolesques. Ils ont lâché des carpes koï dans de petits bassins indépendants autour de la piscine. Mais elles n’ont pas survécu très longtemps.

Des loutres les ont toutes dévorées. Ces petites voraces seraient passées par les égouts du château, le tarin en l’air furetant le poisson frais.

C’est la seule explication que les propriétaires ont trouvé puisque du jour au lendemain, il ne restait plus rien des poissons, tous déchiquetés par de petites dents aiguisées.

Il faut savoir que le château et ses douves transformées en piscine se situent à près de 30 mètres au dessus du village..Les loutres aveyronnaises ont vraiment la dalle !

Le village de Belcastel à l’image de son château : authentique

À la sortie du château sur la droite, on prend la rue qui descend et nous ramène au village. Les édifices ont tous été rénovés pour la plupart, donnant au village un aspect vraiment chouette, typique.

Une fois en bas, deux pâtissiers nous attendent. Ils sont venus spécialement pour nous montrer la fabrication du gâteau à la broche, une spécialité du coin.

Gâteau à la broche
La recette est simple, une base de quatre quart. Mais il est cuit comme un kebab. Et le coup de louche du pâtissier est unique. Un gâteau à la broche de 3 kilos peut coûter 80 euros !

Une fois le ventre rebondi comme une femme enceinte de 4 mois, on part se dorer la pilule au bord de la rivière. Le pont du XIVème siècle avec le village et le château en arrière plan sont l’une des célèbres vues de Belcastel. C’est vrai que ça en jette.

Belcastel

 

Petit apéritif gastronomique

Néanmoins, la journée ne fait que commencer pour nos estomacs. À quelques mètres de là, le restaurant gastronomique du Vieux Pont nous attend.

Légumes oubliés d'Aveyron

La chef étoilée, Nicole Fage-Galtier, a déjà préparé un plateau de végétaux qui font une compétition à celui qui est le plus vert. Du coup, je découvre plein de nouveaux légumes.

 

Tu sais ce que c’est toi des repounchous ??

 

Moi je n’en avais aucune idée avant d’en avoir dans l’assiette ! Et c’est délicieux en plus. On a aussi goûté des tanous, des nombrils de vénus, de l’ail des ours…beaucoup de choses avec des noms étranges.

Place aux experts

Si tu veux en savoir plus sur ces légumes et ces plats, je te renvoie sur le blog « Je Papote » de Céline, passionnée de nourriture et de plats du monde entier. Attention ses articles risquent de te creuser le ventre 🙂

Bournazel, le petit village et son château Renaissance

Changement de village, changement d’époque.

Au château de Bournazel, nous faisons un bond dans le temps jusqu’au 16ème. Je préfère les histoires de chevaliers, donc je n’ai pas tout retenu de celle de Bournazel. Tout ce que je me rappelle de la Renaissance : François 1er, ses favoris, de grandes pièces pour les réceptions parce qu’on fait moins la guerre à son voisin à cette époque, les fiestas jusqu’à pas d’heure…

Château de Bournazel

La propriété est aussi privée mais le château peut se visiter.

Attention, les photos à l’intérieur du bâtiment sont interdites. Les propriétaires ont une importante collection d’objets, et de tableaux allant avec l’époque du château. Ils ne souhaitent pas que cela apparaisse sur les images.

La guide nous autorise quand même à faire quelques photos mais uniquement de détails du château, de cheminées, escaliers…

Château de Bournazel, intérieur

L’édifice est actuellement en rénovation. Les compagnons sont en train construire un auditorium au centre de la cour intérieure ! Pour l’instant, un énorme trou béant avec un bloc de béton à l’intérieur trônent. Je me demande bien à quoi cela va ressembler dans quelques mois, voire quelques années à la fin des travaux.

On termine notre visite dans le jardin du château sous un soleil déjà bien chaud pour le mois d’avril. Un beau jardin « à la française » s’étale devant nos yeux avec le château en arrière plan. La photo est en boîte en 1 clic.

Jardin du château de Bournazel

Cette découverte de ces deux villages aveyronnais m’a pas mal surprise et enchantée.

Et toi l’Aveyron ça t’évoque quoi ?

(à part l’aligot saucisses 😉)

Cette visite a été organisée dans le cadre du salon des blogueurs de voyage WAT18 avec la participation de l’office du tourisme de l’Aveyron et du Pays Rignacois.

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Les routes clean du Rwanda

Des sacs plastiques inexistants, une capitale plus clean que Paris, Londres ou Madrid, et des routes qui rivalisent avec celles de la Norvège en matière de propreté…Qui aurait cru que le Rwanda, un jour, montrerait la voie à ses voisins en matière d’écologie ?

Pas grand monde.

Surtout après le drame que ses citoyens ont vécu en 1994. Mais comment le Rwanda en est-il arrivé là ?

 

Un pays qui revient de loin

L’une des nombreuses photos de très jeunes victimes du génocide que tu peux voir au mémorial de la capitale.

En 1994, les Rwandais s’entretuent pendant 100 jours. Un génocide express qui fait près d’1 million de victimes (chiffres du mémorial à Kigali).

Aujourd’hui, le pays passe pour un miracle africain.

Il enchaîne les succès sur quasiment tous les plans : économie, santé, pauvreté, environnement. Depuis 20 ans, le taux de pauvreté du pays aurait baissé de 25%. Le pays enregistre une croissance annuelle d’environ 7% depuis 2000. En 2017, les exportations augmentent de 58%. Le Rwanda est aussi classé 9ème pays réputé safe pour les touristes au classement mondial du World Economic Forum en 2017 (pour info, la France est 67ème).

Et en matière d’environnement, le pays se targue d’être l’un des plus propres du continent africain.

 

Le travail communautaire

J’atterris à Kigali un vendredi soir à la fin du mois de janvier 2018. Bizarrement le lendemain, lorsque je sors dans la rue pour aller visiter la ville…il n’y a pas un chat.

Le trafic est quasi inexistant, les piétons idem.

L’un des parcs de Kigali la capitale.

J’ai presque l’impression d’être à Paris un jour férié, en matière de trafic routier.

Puis je commence à apercevoir des femmes planter des fleurs sur le bord des allées, des hommes, balai à la main nettoyer les trottoirs, d’autres ramasser les déchets.

En fait sans le savoir, je débarque en plein « Umuganda« , un évènement qui a lieu chaque dernier samedi du mois.

La ville de Gisenyi dans l’ouest du pays

Durant cette journée spéciale, tous les Rwandais âgés de 18 à 65 ans se rejoignent la matinée dans la rue pour nettoyer, ramasser, parfois même construire des infrastructures comme une école, un pont, etc. Cette obligation de travail communautaire existerait depuis l’époque pré-coloniale.

 

La lutte contre les déchets démarre dans les années 2000

Si le travail communautaire existe depuis longtemps au Rwanda, il n’a pas toujours servi à ramasser les déchets. Il a fallu attendre que les consciences s’éveillent. Les sacs plastiques en tous genres étaient tellement nombreux à voler dans le ciel, à s’accumuler sur le bord des routes et dans les fossés, que cela provoquait des inondations. 

Finir en cellule pour trafic de plastique, c’est quand même un peu bête…

Les autorités décident alors de lutter contre ce fléau. Les citoyens sont amenés à ramasser tous les déchets pendant l’Umuganda. Puis vient l’interdiction pure et simple des sacs plastiques.

 

Sac plastique = amende

Depuis 2008, les sacs plastiques sont tout bonnement interdits dans tout le pays.

Au supermarché, les caissières mettent tes courses dans des sachets en papier très épais. Et si tu te fais prendre avec l’objet incriminé, tu peux écoper d’une amende. Au lendemain de l’interdiction, la transition a été un peu difficile et il paraîtrait même que certains malins ont essayé de faire du business à la frontière en revendant des sachets en plastique. Mais ceux qui se faisaient prendre finissaient en prison…

Les mentalités ont fini par changer. Car finir en cellule pour trafic de plastique, c’est quand même un peu con…

L’application stricte de la loi+Umuganda a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui, Kigali ressemble à ça :

Dans le reste du pays, c’est la même chose : des rues, ruelles, sentiers, quartiers ou parfois il n’y a pas de route, mais tout est nickel chrome. Pas un papier qui traîne.

 

Un exemple que suivent d’autres pays africains 

Le Rwanda n’est pas le premier pays du continent africain à avoir interdit les sacs plastiques, mais il est sans doute celui qui a eu le plus de résultats.

Sa loi très stricte a inspiré beaucoup de ses voisins africains. Aujourd’hui, plus d’une trentaine de pays africains a introduit une législation pour réguler l’usage du plastique voire l’interdire. Mais l’application de ces lois est aléatoire suivant les pays.

Pour n’en citer que quelques uns :

  • Sénégal : La loi interdit seulement le « mbouss » depuis 2016 (mais pas tous les sacs plastiques dans leur ensemble). C’est une sorte de petit sac plastique très fin qui a recouvert l’ensemble du paysage sénégalais, tuant le bétail qui l’ingère souvent. 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison sont prévues par la loi ! Mais la mesure est encore loin d’être respectée comme au Rwanda.
  • Kenya : Depuis 2017, le pays a banni l’utilisation, la fabrication et l’importation de sacs en plastique. La mesure vise surtout les commerçants et ne concerne pas les sacs en plastique pour les déchets, ni les biens emballés. La loi prévoit des peines de prison et amendes allant jusqu’à 32 000 euros.
  • République Démocratique du Congo : Le pays prévoit aussi d’interdire l’usage des sacs plastiques à partir de juin 2018.

 

Si cette histoire de plastique t’a donné envie de creuser plus loin…

 

N’hésites pas à jeter un oeil aux autres articles concernant ce pays.

Voyager au Rwanda est ultra safe autant pour les femmes que pour les hommes, et même si tu aimes voyager seule. Si tu est fan de randonnée, tu as aussi beaucoup de paysages magnifiques à découvrir là-bas.

Ne sous-estime pas les collines rwandaises. Lors d’un trek au nord du Rwanda, mon corps n’a pas beaucoup apprécié le changement d’altitude ! Mais si tu te prépares mieux que moi, il n’y aura aucun souci 😉

Et si tu connais d’autres pays africains qui ont interdit les sacs plastiques ou qui font énormément d’efforts en matière d’environnement, n’hésite pas à me l’écrire en commentaire en bas de l’article !

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Bcharré au Liban

(article mis à jour en mars 2018)

Grâce à Couchsurfing, les expériences sont parfois inoubliables. C’est ce que je cherchais quand j’ai décidé d’aller faire un tour au Liban. Mon colocataire m’avait dit, « Tu vas pouvoir dormir chez l’habitant sans problème, Couchsurfing, ça cartonne là-bas ».

Je n’ai pas été déçue.

Parmi mes nombreuses aventures, j’ai fait de la randonnée dans une vallée quasiment inexplorée, rencontré des combattants du Hezbollah, et passé quelques jours chez Thomas*, chasseur à la kalachnikov.

Comme plongée la tête la première dans le bain de la réalité libanaise durant deux semaines.

Bien entendu, rien n’était planifié. Je ne dissimule pas, entre les lignes de cet article, un soutien à une quelconque organisation paramilitaire religieuse.

 

Voyage classique ou voyage homérique

Pour ceux qui ne savent pas encore ce qu’est le concept de Couchsurfing, c’est une application/site internet qui te permet de dormir chez un étranger dans le pays, ou la ville que tu souhaites visiter, et vice versa. Certains sont en panique totale, « Quoi ?! Loger chez un inconnu ?! Au Liban en plus ?!

Et bien crois-moi ou non, ce voyage a été l’une des plus formidables expériences de ma vie de globetrotteuse.

A toi de voir si tu préfères visiter, loger à l’hôtel, manger au resto, le tout sans rencontrer un seul Libanais excepté ton chauffeur de taxi ou ton gérant de guesthouse.

Moi, mon hôte Nibal, et sa mère à Yammouné, plaine de la Bekaa.

Ou tu as l’option numéro 2 qui te permet de loger chez un habitant qui deviendra à coup sûr, un de tes potes.

Il te fera découvrir la culture locale, les monuments de sa ville, les meilleures adresses de restaurants, te présentera ses potes, etc. Tu pleureras devant des falafels comme tu n’en as jamais mangé, même ne serait-ce qu’approché tes narines sans doute plus habituées au kebab bien gras et au houmous de supermarché.

 

 

Les falafels à pleurer

Je suis arrivée à Beyrouth, avec pour première hôte, Nibal. Cependant, je l’ai rencontrée via une connaissance et non grâce au site.

Yammouné, joli petit village chiite entouré de pommiers et de champs de haschich.

Elle m’a hébergé chez elle dans la banlieue sud de la capitale (zone contrôlée par le Hezbollah et déconseillée par le site Diplomatie.gouv.fr). Nibal m’a fait goûter à tous les plats traditionnels libanais pendant trois jours et emmené dans sa famille à Yammouné.

C’est un joli petit village chiite entouré de quelques pommiers et de grands champs de haschich.

J’ai pu rencontrer toute sa famille le jour de la fête de l’Aïd el-Kébir.

La famille de Nibal lors de l’Aïd-el-Kébir à Yammouné.

Le mouton qui broutait tranquille au fond du jardin n’a pas survécu à cette journée.

Le soir même, j’ai mangé des cacahuètes et regardé les étoiles avec des combattants du Hezbollah. Puis j’ai vomi toutes mes tripes parce que je tombe tout le temps malade quand je pars en voyage (pas la faute des falafels).

Victor sur le toit d’une église dans la vallée de Nahr Ibrahim.

Il était très facile de discuter avec tout le monde car la plupart des enfants parlaient couramment français, et anglais. Pour les autres membres de la famille, Nibal faisait office de traductrice.

J’étais choyée comme une princesse, si bien qu’au bout de deux jours, j’avais l’impression de quitter des membres de ma famille.

Les Libanais sont des gens hyper accueillants.

 

Visite d’endroits connus que des locaux

Loger chez l’habitant, c’est aussi un excellent moyen de visiter des endroits inconnus des circuits classiques.

Avec Victor mon deuxième hôte, changement de décor, direction Jbeil, appelée aussi Byblos, une ville chrétienne à 30 km au nord de Beyrouth. Changement d’ambiance aussi, ces quatre jours étant étonnamment plus sportifs.

 

  • Vallée de Nahr Ibrahim

J’étais un peu surprise au départ car, sans être médisante, l’activité physique n’est pas le sport favori des Libanais (les premiers jours j’ai visité Beyrouth quasiment qu’en voiture car mes hôtes ne voulaient pas marcher plus de 5 min…).

Vallée de Nahr Ibrahim

J’ai nagé et marché pendant 5 heures dans la vallée de Nahr Ibrahim près du lac de Chouwen, l’un des plus beaux endroits du pays, malheureusement jonchée de déchets sur la partie la plus accessible du parcours.

Cela ne se voit pas sur la photo mais j’étais dans un état second tellement l’eau était gelée.

Au bout de deux heures, le plastique disparu, nous arpentions une zone quasiment inexplorée.

 

  • Jbeil, la cité phénicienne

Après cette randonnée ayant éliminé le reste de mes microbes, Victor et sa femme m’ont emmené manger dans l’un des nombreux restaurants du centre de Jbeil.

Durant les derniers moments que j’ai partagé avec ma nouvelle famille d’accueil, j’ai eu droit à un petit-déjeuner typiquement libanais, composé de crudités, de labneh (sorte de fromage), et de foul, un plat à base de fèves qui remplit le ventre pour la semaine.

L’une des rues du vieux souk de Jbeil.

Le soir même, je prenais le bus direction Bcharré.

 

 

Le chasseur à la kalachnikov

Pour terminer mon voyage épique, je suis montée à 1400 m d’altitude pour rejoindre Bcharré. C’est le bastion des chrétiens maronites. C’est aussi celui de Thomas*, chasseur à l’œil de lynx.

Le premier jour, à 19h, pizza faite maison.

À 23h, brochettes de sanglier.

 

Quatre coups de feu

La bête s’était un peu trop aventurée sur les terres de mon hôte. Elle était également suspectée depuis six mois de piétiner le potager du chasseur. Il avait même placé une alarme à détection de mouvements dans son jardin au cas où elle reviendrait.

Cependant, l’épisode qui a conduit ce jeune sanglier à sa perte est simplement une affaire de malchance. Ce soir-là, mon hôte était en train de me montrer comment fonctionnait la lunette infrarouge de sa kalachnikov. Il possédait toute une panoplie d’armes dans sa chambre.

À un moment donné, Thomas* m’a tendu l’arme pour me faire « essayer ». Alors que je tentais d’apercevoir quelque chose à travers la lunette, j’ai effectivement cru voir un buisson bouger.

Et je l’ai dit.

Mon hôte me croyant sur parole, a repris l’arme et tiré quatre coups assourdissants. Il a réveillé tout le village.

 

Salade de tomates et brochettes de sanglier

On a passé les quatre jours suivants à faire des barbecues.

Cette dernière expérience était un peu inattendue, cette passion pour la chasse non conventionnelle n’étant pas mentionnée sur son profil Couchsurfing. Je t’assure que le sanglier qui en a été la victime est mort sur le coup.

J’ai rencontré Dario Escobar, un ermite d’origine colombienne qui habite un ermitage dans la vallée de Qadisha depuis 18 ans.

Je ne suis pas une grande fan des armes et de la chasse. Mais c’est une chose à laquelle il faut se préparer si on n’est pas habitué. Au Liban, beaucoup de monde en possède.

Heureusement, tout le monde ne fait pas non plus étalage de son arsenal devant ses invités.

Lire aussi : Voyager au Liban: conseils pratiques et sécurité

 

 

Dario Escobar, l’ermite

Dans la vallée de Qadisha, lors d’une randonnée chasseresse qui, cette fois-ci, a coûté la vie à un oiseau, j’ai également rencontré Dario Escobar, un ermite maronite d’origine colombienne (l’Église maronite est une branche orientale du catholicisme).

18 ans qu’il est là, seul dans son ermitage accroché à la paroi d’une falaise.

Il est devenu une légende pour les rares touristes qui s’aventurent sur les marches escarpées menant à sa maison.

Autant te le dire tout de suite, il vient aussi de Medellín, la ville d’origine du célèbre trafiquant de drogue, mais il a toujours nié avoir un lien quelconque avec lui. Tu peux toujours essayer de lui reposer la question si tu vas là-bas un de ces jours. Il est très sympa.

Le nez dans notre pizza et les yeux rivés sur la vallée de Qadisha, depuis le jardin de Thomas, Bcharré.

Évidemment, les aventures que j’ai vécues là-bas ne sont pas des exemples à suivre à la lettre, mais ce sont des histoires parmi tant d’autres que ce type de voyage peut t’offrir si tu te lances dans l’expérience.

Des aventures que l’on ne trouve pas dans les guides touristiques.

Et ce sera à coup sûr plus inoubliable que des vacances à Djerba, les fesses dans l’eau, un cocktail dans chaque main (même si cela a aussi ses vertus).

 

 

Comment choisir son hôte Couchsurfing

 

  • Passer en revue les profils

Il faut que tu traques les profils avec des commentaires positifs. Sur le site, tu peux voir que beaucoup de profils ont des références. Ce sont les avis des couchsurfers qui ont rencontré ce membre. Un profil qui n’en a pas, n’a sans doute jamais accueilli ou été hébergé par un membre, ou dernier cas, cette personne a préféré ne pas le noter, ce qui est sans doute un mauvais point. Sur leur profil, tu peux aussi voir si tu vas dormir sur le canapé ou dans la chambre d’amis.

  • Mettre en confiance son futur hôte

Lorsque tu fais une demande d’hébergement à un hôte, tu dois un minimum te décrire, décrire le voyage que tu envisages de faire, pourquoi tu l’as contacté lui en particulier, etc. Certains hôtes sont vraiment pointilleux sur ce sujet et écrivent même une sorte de règlement, expliquant le fonctionnement de leur maison, et ce qu’ils attendent dans la présentation que tu leur fais lors de ta demande d’hébergement. Eh oui, eux aussi veulent savoir qui ils vont héberger sous leur toit pendant plusieurs jours.

 

 

Points négatifs du système et idées reçues

Comme pour tout, il y a des points négatifs dans ce système.

  • Prendre des risques

Il peut arriver que certains membres n’osent pas mettre de commentaire vraiment négatif. C’est comme pour l’histoire de la kalachnikov, non mentionnée sur le profil de mon hôte. Je n’ai eu aucun problème durant mon séjour, mais tu n’as peut-être pas envie de vivre ce genre d’expérience. Mais en général, si quelqu’un a eu un séjour vraiment mauvais avec un hôte ou un surfer, c’est signalé sur sa page.

  • Tu es tributaire de la personne qui t’héberge

En gros, tu ne te ramènes pas chez quelqu’un en pensant que ça va être hôtel gratuit, open bar et « je rentre quand je veux sans avertir mon hôte ». Quand ce sont des hôtes habitués, la plupart du temps, ils ont déjà organisé un mini circuit des « trucs à faire » aux alentours, et beaucoup d’entre eux t’emmènent dans des endroits connus que des locaux. Le Couchsurfing, c’est un état d’esprit avant tout, qui te permet de voyager hors des sentiers battus. Je ramène aussi souvent un petit cadeau pour la personne qui m’accueille.

 

 

Sites similaires à Couchsurfing

Couchsurfing est la référence en matière d’hébergement chez l’habitant mais plusieurs sites ont émergé ces derniers temps sur le même principe.

  • Trustroots

Même système que Couchsurfing, avec une dimension plus politique. Seul problème, il faut se faire inviter pour joindre la communauté.

  • Cultree

Le site te matche avec des personnes qui pourrait te correspondre le mieux grâce à un algorithme. Le profil des personnes est beaucoup plus contrôlé et décrit plus sûr, pour éviter « les mauvaises surprises ». C’est payant.

  • Bewelcome

Un peu le même fonctionnement que Trustroots, c’est à dire sans but lucratif. Mais sans le côté politique et il n’y a pas besoin de se faire inviter. Le problème c’est que le site semble ne posséder des membres qu’en France et au Royaume-Uni pour le moment.

 

 

Pour conclure

Couchsurfing (ou un autre site permettant de loger chez l’habitant) est un excellent moyen de faire des économies de budget mais surtout de rencontrer des gens, et de voyager autrement. Être accueilli par une personne que l’on ne connaît pas peut faire peur, mais l’expérience en vaut le détour surtout si tu veux vivre quelque chose d’inoubliable. C’est aussi la meilleure façon de t’immerger dans la culture du pays que tu visites.

*Prénoms modifiés.

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L'entrée de l'hôtel Victoria Falls au Zimbabwe

On dit qu’il est le plus cher du Zimbabwe et qu’il est l’un des plus anciens. C’est peu dire. Quand tu passes le hall de cet hôtel, tu croirais remonter au temps des colonies.

 

Cecil Rhodes @Wikipedia

Petit résumé historique

Le Victoria Falls a été construit en 1904, faisant suite au projet de Cecil Rhodes. Ce dernier, un bon vieux colon aux idées rances surnommé même le « Hitler de l’Afrique », voulait relier les dominions de l’empire britannique entre eux par le chemin de fer. Cette ligne est alors nommée Le Cap-Le Caire. Rien à voir avec les hôtels de luxe mais c’est parce que notre gars avait pensé à tout, et notamment à dormir aussi.

Des hôtels haut de gamme ont alors poussé tout le long du tracé.

Sympa comme idée. Sauf que l’indépendance est passée par là et que les Africains n’avaient pas les mêmes priorités. Aujourd’hui, le tracé du chemin de fer reste incomplet notamment du côté de l’Ouganda et du Soudan, mais il fonctionne toujours au Zimbabwe, et l’hôtel aussi.

 

Rien n’a vraiment changé depuis le temps des colonies

L’hôtel est figé dans le temps.

Notamment la décoration.

Hôtel-Victoria Falls-Zimbabwe

Désolé, je ne suis pas fan des peaux de bêtes sauvages, aussi bien les zèbres que les têtes de chevreuils au dessus de la cheminée.

Là-bas, il y en a partout.

Et quand ce ne sont pas des restes d’animaux, ce sont des photos et des peintures d’époque. Queen Mary est restée en odeur de sainteté sur les murs de l’hôtel. J’hésitais entre le malaise et la fascination quand j’arpentais les allées. Comme s’il y avait encore des nostalgiques de cette époque et que l’hôtel était là pour leur faire revivre ces « belles années » le temps d’un séjour.

Hôtel-Victoria Falls-luxe-Zimbabwe-unloved countries

Mambo, devant des photos datant d’avant l’Indépendance.

Mon ami zimbabwéen, lui, était plus agacé, du style « Quand est-ce que ces cons vont nous lâcher avec leur suprématie ? »

 

Une domination économique

Le sentiment qui s’en dégage, c’est que les Anglais (ou d’autres) dominent toujours ce pays.

Beaucoup de riches venus d’Afrique du Sud et des États-Unis se payent des parties de chasses au lion au Zimbabwe.

Aujourd’hui, les canaux sont économiques. La plupart des gisements en Afrique sont détenus par leurs anciens oppresseurs, Anglais, Français, Américains. Les Chinois, Libanais, et les Indiens sont aussi entrés dans l’échiquier africain depuis plusieurs années. Excepté la majorité des Africains. Et quand tu vois ce genre d’hôtel, tu comprends vite que c’est pas pour plaire aux Africains qui galèrent pour s’acheter à bouffer.

Ce ne sont pas eux non plus qui vont payer des dizaines de milliers de dollars pour une partie de chasse dans la savane. Ce sont les clients de cet hôtel, un établissement qui entretient le mythe colonial.

Hôtel-Victoria Falls-Zimbabwe-unloved countries

Dans le salon, une peinture de la reine Mary « consort du Royaume-Uni et impératrice des Indes » (1867-1953)

Chasser un lion pour « sauvegarder l’espèce »

Beaucoup de riches venus d’Afrique du Sud et des États-Unis se payent des parties de chasses au lion souvent légales mais surtout immorales, juste pour accrocher un trophée au dessus de leur cheminée.

C’est vrai que la tête de chevreuil, ça claque moins que celle d’un lion.

La chasse est largement mise en avant dans cet hôtel où des peaux de bêtes, des têtes d’impalas, de Kudus, de buffles, ou autres animaux emblématiques d’Afrique décorent tous les couloirs, les pièces, et les halls du bâtiment. Cet hôtel colle parfaitement à l’image du riche touriste blanc venu au Zimbabwe pour chasser.

10 pays africains autorisent encore la chasse au lion.

Cela existait déjà à l’époque mais ce n’était pas autant médiatisé. Aujourd’hui, cette chasse aux « Big Five » fait scandale chez nous car la majorité des gens ne la comprennent pas. Ce n’est pas forcément vrai pour certains africains qui, eux, ne comprennent pas pourquoi on sanctuarise les parcs pour la protection des animaux, au lieu de laisser ces terres aux agriculteurs.

 

La protection des animaux ou l’agriculture

10 pays africains autorisent encore la chasse au lion pour pouvoir mieux le protéger.

Un peu schizophrène comme raisonnement. Mais c’est tout ce qu’ils ont trouvé de mieux pour l’instant. Au Kenya, la pratique est interdite mais beaucoup de terres ont été transformées en champ pour l’élevage et les cultures.

Là-bas, il ne leur reste plus que 2000 lions si l’on en croit cet article de France Info

Hôtel-luxe-Zimbabwe-Victoria Falls-unloved countries

Certains chasseurs sont prêts à débourser jusqu’à 55000 dollars pour leur petite virée armée dans la savane.

 

Le cas Walter Palmer

Comme le dentiste américain Walter Palmer, qui avait pourchassé Cecil, lion emblématique du Zimbabwe. Il l’avait poursuivi pendant 40 heures avant de l’abattre d’une balle dans la tête. L’un de ses fils Xanda est, lui aussi, passé à la trappe deux ans plus tard. Le calcul est simple, le Zimbabwe a touché pas moins de 14 millions d’euros l’année dernière rien qu’avec ces parties de chasse controversées.

Toute cette digression pour te dire qu’ici au Victoria Falls, cette mentalité et ce sentiment de supériorité coloniale tapisse encore les murs. Une constatation très paradoxale, surtout au pays de Robert Mugabe, pas vraiment réputé pour être un tendre avec les occidentaux.

Mais voilà, quand l’argent se montre, que ce soit la domination (coloniale, économique, ou industrielle) ou la moralité de certaines pratiques, on s’en tape le coquillard.

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Rhinocéros dans le Parc National Mosi oa Tunya en Zambie

14 rhinocéros blancs. C’est tout ce qu’il reste des 12 000 spécimens qui peuplaient la Zambie avant 1970. Ou plutôt il n’en restait aucun il y a quelques années, mais le pays a réintroduit l’espèce depuis peu en faisant venir des rhinocéros d’Afrique du Sud.

En quelques années, les braconniers les ont tous massacrés pour revendre leur corne sur les marchés asiatiques. 50 000 dollars le gramme, tout ça pour se sentir plus viril.

J’ai pu les observer en me rendant au parc Mosi-oa-Tunya à Livingstone. Un safari triste et plein d’espoir à la fois…

 

Des rhinocéros surveillés 24h/24h

Le parc Mosi-oa-Tunya protège 12 des 14 rhinocéros restants du pays. Ils sont gardés jour et nuit par des rangers armés.

Une rumeur avance même qu’il y aurait des snipers disséminés dans le parc pour les protéger. « Ils sont mieux gardés que les banques zambiennes » plaisante mon guide. Je crois qu’il plaisantait à moitié.

Pour les atteindre, il faut rouler pendant des heures à travers la brousse. Le guide nous montre évidemment d’autres espèces sur le chemin car le parc est bien peuplé : zèbres, éléphants, impalas, phacochères, etc. Mais je te raconte tout ça un peu plus bas.

 

Les rhinocéros, le clou de la visite

Mes voisins de 4×4 chinois et moi arrivons à quasiment 3 heures de visite lorsque la voiture s’arrête sur une sorte de parking en terre battue. Trois rangers surgissent de derrière un arbre.

rhinocéros-parc-mosi-oa-tunya-livingstone-zambie

On part alors à pied dans la brousse, un garde devant nous qui montre le chemin, et un autre qui ferme la marche. Tous les deux ont leur arme en bandoulière pour intervenir en cas de problème. Après 15 min de marche, le gardien de devant fait signe de ne pas faire de bruit.

Deux rhinocéros sont à 30 m de nous. Une maman appelée Mumbti, et son bébé de 4 mois, Queen. La mère est la première à être née dans le parc.

Je mitraille des dizaines de photos pour ne pas me louper. J’ai la triste impression de voir des animaux qui ne seront bientôt observables que dans les livres d’histoire. Comme le Dodo et les autres.

rhinocéros-zambie-parc-mosi-oa-tunyarhinocéros-zambie-parc-mosi-oa-tunyarhinocéros-zambie-parc-mosi-oa-tunyaJe tente de poser quelques questions mais les rangers ne sont pas particulièrement bavards. Le sujet est assez conflictuel si on peut dire. Ce sont les deux rhinocéros que nous verrons pour la journée. Les autres étaient éparpillés ailleurs.

Il y a quelques années, un rhinocéros aurait été abattu par des braconniers en Zambie. Un ranger leur avait donné l’emplacement de l’une des bêtes contre de l’argent. Il se serait suicidé par la suite.

 

Une espèce aux portes de l’extermination

Les rhinocéros ont été exterminés dans la plupart des pays d’Afrique. Le seul pays où il en reste encore plusieurs milliers,  c’est l’Afrique du Sud.

Le pays compte encore 18 000 rhinocéros blancs et 2000  rhinocéros noirs, soit 80% de la population mondiale des deux espèces. Mais même là-bas chaque année, le nombre de rhinocéros massacrés est alarmant. En 2016, 1054 animaux avaient été tués dans le pays malgré les efforts du gouvernement sud-africain pour les protéger.

Tout ça à cause d’une croyance attribuant des vertus aphrodisiaques aux cornes de rhinocéros une fois broyées. Une idée largement répandue en Chine, au Vietnam et en Indonésie. C’est quand même triste d’être aussi con. Arrachez-vous les ongles et broyez-les, vous aurez la même composante dans votre potion magique, c’est-à-dire de la kératine. Rien de plus.

 

Autres animaux présents dans le parc

Comme je te le disais au début, on a observé quantité d’animaux avant d’arriver à la zone des rhinocéros. On est d’abord passés devant plusieurs troupeaux de zèbres. Ils vivent en groupes la plupart du temps.

zèbre-mosi-oa-tunya-zambie-blog

Philipp Zulu, le guide était une mine d’infos sur le comportement des animaux.

Les impalas, sortes de gazelles au cul zébré de deux traits noirs, vivent aussi en groupe. En général, un seul mâle domine un troupeau de 30 femelles, le chanceux. En plus, il est jaloux. Si un autre mâle convoite l’une de ses femelles, il y a conflit. Celui qui gagne la baston prend la tête du troupeau.

Philipp avec le fruit d’un arbre à saucisses !

C’est souvent comme ça dans la nature après tout. Les documentaires animaliers que je regardais quand j’étais petite ont tout à coup refait surface.

 

Les  règles de sécurité : ne jamais trop s’approcher

Le 4×4 ne s’approche jamais à moins de 30m des animaux pour éviter tout problème. Tu ne peux pas non plus descendre de la voiture pendant la visite.

Surtout face à des éléphants. Après 1h de route, une énorme ombre surgit sur la gauche, derrière les arbres. Un éléphant avec un petit de moins d’un an avance sans se presser et fixe la voiture. La situation la plus dangereuse.

éléphant-mosi-oa-tunya-zambie-blog

Le guide panique un peu car on est trop proches. Il finit par reculer doucement et s’éloigne. S’ils se sentent importunés, les éléphants peuvent charger le 4×4 et le retourner en quelques secondes, surtout quand ils ont des éléphanteaux avec eux. Donc pour éviter de se retrouver la tête dans le sable avec un poids de 5 tonnes nous sautant dessus, on prend la tangente. J’ai quand même largement le temps de mitrailler l’instant, avec l’adrénaline qui monte au nez.

Les phacochères nous arrivent ensuite dessus en petits troupeaux, la queue dressée pour indiquer le chemin aux retardataires à travers les herbes hautes. Je n’imaginais pas Pumba en GPS.

On croise aussi quantités de babouins, près du cimetière du parc.  L’ancien Livingstone se situait à cet endroit autrefois, en plein milieu du site. A l’époque, une épidémie de malaria (paludisme) avait décimé la population entraînant un déplacement des derniers habitants. Aujourd’hui, les babouins sont les seuls habitants du coin.

phacochères-mosi-oa-tunya-zambie-blog

Accès et informations pour la visite

  • Parc : Mosi-oa-Tunya, situé à Livingstone
  • Entrée du parc : 10$
  • Entrée du parc+guide : 80$

La visite vaut vraiment le coup si tu veux observer des rhinocéros. Ces animaux préhistoriques disparaîtront sans doute un jour, si le massacre continue. En effectuant ce mini safari, tu contribues un peu à leur protection.

 

Conclusion

Ce safari est donc triste et plein d’espoirs à la fois quand on voit les efforts que fait le gouvernement pour tenter de les protéger. Néanmoins, il ne faut pas se leurrer. Il y a peu de chances que la population de rhinocéros revienne un jour à son niveau d’origine.

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La Zambie et le tourisme malheureusement, c’est pas l’amour fou !

J’ai visité le pays en juin 2017 et je me suis demandé pourquoi si peu de monde était tenté par ce pays. 956 000 touristes s’y sont risqués en 2016. Loin de moi l’idée de vouloir voir une armada de touristes mal éduqués visiter le pays, mais en voir aussi peu, le pays ne mérite pas ce traitement.

L’argument classique, c’est parce que l’Afrique ça fait peuuuuuur… Et l’autre désavantage, c’est que même avant d’avoir peur d’y aller, on ne sait déjà pas la placer sur une carte ! Peut-être parce que “Zambie” ça sonne comme Gambie, Tanzanie, ou Tasmanie…
Il y a quelques années, si on m’avait demandé où ça se trouvait, je pense que j’aurais dit à côté de l’Australie 🙂

Bref, pour attirer des voyageurs, c’est pas gagné.

Mais au final, si je te pose la question à toi mon lecteur adoré, tu as peur de quoi ?

 

Tu as peur de l’eau ?

Parce qu’en Zambie, question point d’eau, c’est pas ça qui manque !

Le pays possède l’une des plus larges chutes du monde, l’un des plus grands fleuves d’Afrique et un lac infesté d’animaux aux dents pointues.

Chutes Victoria-Zambie-unloved countries

Les Chutes Victoria en fin de journée, côté zambien.

Comme tu peux le voir sur cette photo, le k-way est indispensable pendant la saison sèche aux Chutes !

Tu risques de sortir trempé de ta visite aux Chutes Victoria, voire pire d’attraper un rhume ! Au lac Kariba, franchement n’y vas pas, il y a des crocodiles et des hippopotames partout. Tout ce qu’ils souhaitent, c’est qu’un touriste tombe à l’eau histoire de bien bouffer pendant quelques jours.

Le Zambèze, quand tu vois comment ce fleuve peut tripler de volume entre la saison humide et la saison sèche, tu as juste envie d’aller faire de la barque sur la bonne vieille Loire.

 

Tu as peur des gros animaux ?

Je te le dis tout de suite tu vas crever sur place si tu as peur des animaux.

Un groupe de lionnes, leurs bébés, et de jeunes mâles nous barrent la route, dans le parc national Kafue.

Un éléphant et son bébé de moins d’1 an dans le parc national Mosi-oa-Tunya.

Deux zèbres nous regardent passer l’air impassible, dans le parc Mosi-oa-Tunya.

Un troupeau d’impalas dans le parc national Kafue.

Les lions marchent tranquille à côté de ta bagnole en plein dans la brousse. Les éléphants se promènent avec leur bébé et font peur aux guides (en vérité, c’est pas commode un éléphant en colère, vaut mieux éviter de les énerver).

Les impalas sont absolument partout, on dirait nos chevreuils en plus nombreux, c’est infernal. Tu ne peux jamais être tranquille. Tu es toujours obligé de sortir l’appareil photo tout le temps pour ne rien louper, parce que mamie Jeannette elle t’a dit de tout mitrailler. C’est fatiguant !

 

Les gens sympas te font faire des cauchemars ?

Alors là, c’est tout simplement l’horreur. En Zambie, les gens te parlent dans la rue, t’accueillent chez eux, t’offrent le café…franchement faut pas pousser.

Emmanuel lors de notre première rencontre. Il pose devant deux zèbres qui se sont invités sur la pelouse d’un hôtel. Apparemment, l’herbe y étaient meilleure…

Emmanuel et Natalia, un couple zambien que j’ai rencontré sur place, m’ont accueilli chez eux pendant trois jours.

J’ai du visiter les Chutes Victoria avec Emmanuel, faire la fête avec ses amis, ils m’ont même obligée à manger des spécialités locales dans un restaurant de Livingstone, c’était l’enfer ! Bon, j’avais des chenilles grillées dans l’assiette à un moment de la soirée quand même…

Les fameuses chenilles grillées, au café Zambezi à Livingstone.

A Lusaka, David, m’a logé chez lui et son cousin, des gens si peu civilisés qu’ils m’ont laissé l’une de leurs chambres pour que je puisse dormir tranquille. Pendant que leur neveu, qui d’habitude occupe la chambre, se tapait le canapé du salon.

Mario, le guide de mon safari, m’a raconté tellement d’histoires de kudus et de zèbres que j’en sais plus sur les animaux d’Afrique que sur la faune française…

Mario me montre des épines de porc-épic retrouvés sur le sol pendant un safari à pied.

Herold, un jeune étudiant zambien, m’a raccompagné jusqu’à ma guesthouse pour éviter que je traverse Livingstone toute seule la nuit…

 

Plus sérieusement, tu as peur de te faire braquer ?

Pour revenir aux sujets un peu plus sérieux, la Zambie reste un pays assez pauvre, mais relativement sûr pour les voyageurs. Si l’on en croit le guide Bradt de 2016, les 2/3 de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté, soit avec 1,25$/jour.  Évite de te promener du côté de la frontière avec la République Démocratique du Congo où les raids seraient fréquents, toujours selon le guide.

Les vols à l’arrachée ne sont pas monnaie courante dans les campagnes ou les villes moyennes. Il faut faire un peu plus attention dans la capitale, Lusaka. Là-bas, le taux de criminalité reste élevé, mais bien en dessous de Joannesburg en Afrique du Sud.

Cependant, si tu ne te mets pas dans une situation périlleuse, tu ne risques rien. En gros, si tu ne te balades pas en mini-short, ton porte-feuille à la main bourré de billets et en cherchant ton chemin, tu devrais voyager safe. Certains chauffeurs de taxi n’hésitent pas à t’arnaquer comme quasiment partout sur cette planète. La Zambie n’est donc pas épargnée par cette mafia internationale à 4 roues.

D’ailleurs si tu veux savoir comment éviter ce genre d’emmerdes, lis aussi cet article : Comment éviter de se faire arnaquer (comme moi) par un chauffeur de taxi ?

 

Tu as peur d’attraper des maladies ?

La Zambie n’est pas épargnée par les maladies tropicales. Il faut que tu fasses le vaccin de la fièvre jaune. C’est obligatoire. Néanmoins, personne ne m’a demandé mon carnet de vaccination quand j’ai passé la douane à l’aéroport de Livingstone.

J’ai aussi fait la fièvre tiphoïde et l’Hépatite A par précaution parce que je suis du genre à attraper toutes les saloperies qui traînent quand je voyage. J’ai pris aussi un traitement anti-paludique (Atovaquone/Proganil), que j’ai bien supporté. Je me suis aussi aspergée d’anti-moustique pendant deux semaines. Si tu n’aimes pas trop les médocs, il existe aussi une tisane anti-paludique, l’Artemisia. Au final, c’est le seul voyage où je ne suis pas tombée malade!

 

Tu as peur de vider ton compte-en-banque ?

Tout dépend comment tu voyages. Si tu as besoin de voyager avec un guide, ou avec une agence de voyage, forcément ton porte-feuille va prendre cher.

C’est possible de faire un safari pour un prix abordable, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent.

Jusqu’à présent, les quelques touristes qui voyagent en Afrique sont des gens riches qui ont les moyens de louer un hélicoptère pour atterrir au milieu d’un parc national par exemple. Ce sont des gens qui peuvent se payer 5000 dollars les 10 jours par le biais d’une agence qui les accompagnera partout. Donc l’offre touristique cible essentiellement ce type de clientèle.

Mais si tu voyages en sac à dos tout seul, ce qui n’est pas commun en Afrique parce que ça fait encore peur, tu payeras beaucoup moins cher.

C’est possible de faire un safari pour un prix abordable contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Il existe des guesthouses à un bon rapport qualité/prix. Manger ne coute rien, environ 5 dollars/jour et encore…c’est parce que je mange beaucoup ! Côté transports, tu pourras voyager en bus pour quelques dizaines de dollars suivant la distance.

 

Conclusion

Les plus gros risques que tu cours en allant en Zambie, c’est de pleurer devant les derniers rhinocéros du pays, de finir trempé jusqu’au os après ta visite des Chutes Victoria, ou de pisser dans ton maillot en voyant un mur d’eau si tu te risques à faire du rafting sur le Zambèze.

Une maman Rhinocéros et son bébé dans le parc Mosi-oa-Tunya.

Fais quand même gaffe à ne pas trop t’approcher des babouins voleurs, et des éléphants. Ces derniers peuvent être réellement dangereux et t’attaquer si tu t’approches trop près. Apparemment, les babouins zambiens volent de la bouffe et les passeports des touristes (seulement). Au cas où tu voudrais tenter de leur faire un câlin…

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